Psyked’Élie
Neurotransmetteur
- Inscrit
- 25/1/22
- Messages
- 48
Bonsoir à tous,
Il y a trois semaines, j’ai testé pour la première fois le 1cP-LSD.
Ayant vécu par le passé une superbe expérience avec le LSD et plusieurs majoritairement bonnes avec les champis (psylos, hawaïens, mexicains) ainsi qu’avec le AL-LAD, je m’attendais à vivre un fantastique voyage. Hélas, ce ne fut pas le cas…
Concernant le « set & setting » : j’étais dans un état d’esprit « moyen-bon »
En fait, je suis en dépression depuis 3 ans mais ne suis plus dans la phase « lourde ». J’ai dépassé le stade mélancolie-déprime-larmes-idées_noires-etc. Je suis plus dans un état de « vide intérieur » mais avec des jours plus sereins et légers. J’ai justement attendu un de ces « bons jours » pour prendre mon trip (que j’avais initialement prévu de prendre 4 jours plus tôt mais ne me sentant pas assez en forme - physiquement et moralement, j’avais préféré reporter). Néanmoins, si je m’étais sentie bien tout au long de la journée, en fin d’après-midi, un coup de fil m’avait fait redescendre en vibration. Et j’ai fait des pieds et des mains pour remonter (en écoutant de la musique joyeuse, en chantant, etc.). Et même si j’avais réussi à élever mon énergie et mon moral, je ne me sentais pas aussi bien qu’avant ce coup de fil… Peut-être aurais-je dû renoncer à prendre mon trip…
J’étais seule et avais créé une ambiance sympa : lumière douce (petites lampes et bougies), encens, playlist « spécial trip » (qui commence avec de l’électro cool, genre trance et goa, enchaîne avec les morceaux les plus perchés des Pink Floyd et se poursuit plusieurs heures avec des sons méditatifs). Pour favoriser les effets, j’avais mis à l’écran, des visuels, types fractales.
Je ne voulais ni être totalement à jeun ni m’alourdir avant le trip. Du coup, j’avais mangé un repas consistant vers 15h et vers 21h (juste avant le trip), je n’ai pris qu’un yaourt au soja et un petit biscuit.
Comme je ne connaissais ni le produit ni le shop, j’ai commencé par prendre seulement la moitié du trip (soit 1/2 de 100mcg).
Au bout d’une heure, je ne ressentais rien de particulier à part quelques très légers effets visuels (minimes ondulations, à peine perceptibles, joints de carrelage qui me semblaient un poil plus larges mais rien d’extraordinaire).
Ayant été fascinée, l’année dernière, par la découverte des trips reports, je m’étais toujours demandée comment certains parvenaient à en rédiger d’aussi complets (détails, horaires précis, etc.). Je me disais, chaque fois, que malgré mon amour pour l’écriture, je serais incapable de prendre note de chaque ressenti et détail de l’expérience en étant complètement « perchée ». Je m’étais aussi dit que cela devait peut-être perturber le voyage ou nous empêcher de le vivre pleinement.
Malgré tout, j’avais envie d’essayer. Et j’ai eu l’idée d’utiliser le dictaphone de mon téléphone pour commenter mes observations en vue de les retranscrire par la suite.
H+1h15 : je prends la deuxième moitié.
10-15mn plus tard, les effets visuels s’intensifient légèrement.
Alors que j’étais paisiblement allongée sur le canapé (que j’avais déplié pour être parfaitement à l’aise), j’ai ressenti le besoin d’aller aux toilettes. En me levant, j’ai ressenti des nausées et des douleurs au niveau du plexus solaire qui s’intensifiaient au fur et à mesure de mes déplacements. Des frissons m’envahissaient dans tout le corps.
Au retour des toilettes, je me suis rallongée sur le canapé et emmitouflée sous les couvertures. Voulant oublier ces douleurs devenues virulentes, j’ai fermé les yeux et me suis focalisée sur la musique (à ce moment-là, « Atom heart mother suite » de Pink Floyd). Je me délectais des divines sensations que cela me procurait (d’autant plus que je pus l’écouter assez fort ; ce qui ne m’est pas toujours possible à cause de mon hyperacousie - dont le niveau varie selon mon état - qui rend parfois insupportables certaines fréquences et instruments).
Les douleurs et nausées se sont peu à peu dissipées mais je sentais bien qu’elles risquaient de revenir au moindre mouvement. Alors, je restais immobile, accueillant simplement les merveilleuses vibrations qui parcouraient mon corps et les émotions presque extatiques provoquées par la musique.
Un moment, j’ouvris les yeux et pus observer que les effets visuels s’étaient amplifiés. Les plantes de mon salon semblaient danser. Des effets accentués par la dizaine de bougies que j’avais allumées et, bien plus encore après que j’eus porté, quelques instants, mon regard sur les fractales.
Puis, je dus retourner aux toilettes… À peine levée, les nausées et douleurs abdominales ressurgirent encore plus violemment. J’avais l’impression qu’on m’enfonçait un couteau dans le plexus. Les frissons s’emparèrent à nouveau de moi.
De retour sur le canapé, je tentais de retrouver mon état intérieur paisible mais sans succès. Je me sentais comme partagée en deux. Une partie de moi arrivait à se nourrir de la musique alors que l’autre, plus « rattachée » au corps, se sentait vraiment mal. Les douleurs avaient fini par se calmer mais une sensation de malaise général se faisait sentir de plus en plus. Je m’efforçais tant que possible de me centrer sur la musique pour me détacher de cette sensation de malaise. J’y parvenais parfois un court instant mais celle-ci reprenait vite le dessus.
Par moments, j’avais des espèces de frissons qui se manifestaient brutalement, comme des spasmes. Cela me faisait tellement tressauter que mon dos se décollait du coussin. C’était vraiment étrange comme sensation ! Je n’avais jamais rien vécu de tel !
Alors que j’avais, jusque là, pris soin d’enregistrer sur le dictaphone les moindres ressentis (tant agréables que désagréables), au bout d’un moment, cela me prit la tête. J’avais l’impression que ça intensifiait mes sensations de malaise dans le sens où cela m’empêchait de lâcher prise.
Comme tout hypersensible, mon cerveau turbine à toute allure et le fait de préparer ce TR faisait qu’il tournait en boucle le futur récit qui allait découler de mon enregistrement. Par ailleurs, le fait d’énoncer chacune de mes sensations désagréables m’empêchaient de prendre de la distance par rapport à elles. Du coup, j’ai décidé d’arrêter…
J’essayais tant bien que mal de retrouver les agréables sensations ressenties une ou deux heures plus tôt mais n’y suis jamais parvenue. La descente était déjà là… Je le remarquais particulièrement aux hallus visuelles qui réduisaient.
Mais avec le recul, je me dis que cette sensation de malaise était peut-être déjà symptomatique de la descente… (?)
Déçue par la trop courte durée des effets positifs de cette expérience, j’hésitais presque à reprendre un trip mais j’avais trop peur que les douleurs et autres sensations désagréables ne reviennent et, surtout, qu’elles ne se décuplent… J’ai donc renoncé.
Au total, l’expérience a duré environ 3h. Bien loin de ce que j’avais trouvé lors de mes recherches ! J’avais lu que le trip pouvait parfois durer 12h. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui m’a poussée à n’en prendre qu’un demi au départ.
Du coup, la question que je me pose : était-ce bien du 1cP-LSD ? Comme c’était ma première fois, je n’ai aucun point de comparaison. Mais avant d’acheter, j’ai passé beaucoup de temps (plusieurs heures étalées sur plusieurs mois) à chercher des infos (pour choisir le « bon » produit, le bon shop, vérifier les risques potentiels, etc.). Je me suis orientée vers cette substance car ayant lu que c’était la plus proche du LSD. J’ai lu plusieurs TR et n’ai jamais trouvé de témoignage parlant de violentes douleurs abdominales provoquées par ce produit. J’ai même fait de nouvelles recherches avec ces mots-clés, après mon expérience, mais sans succès…
Pour info, j’ai commandé sur ch******-********ve.com. J’en avais acheté cinq (histoire de rentabiliser les frais de port). Du coup, je me demande si c’est « prudent » de retenter l’expérience… (sachant néanmoins qu’avec le AL-LAD, ça m’est arrivé d’avoir un bodyload très violent alors que la fois suivante, ce n’était pas le cas…).
Certains d’entre vous ont-ils vécu ce genre de douleurs et de sensations avec cette substance ou une autre ? Avez-vous trouvé un moyen de les soulager, voire même de les éviter (en buvant certaines tisanes par exemple) ?
Merci d’avance pour vos éclaircissements ! Et un grand merci à tous ceux qui auront pris le temps de me lire jusqu’au bout
Belle et douce nuit à tous les psychonautes !
Il y a trois semaines, j’ai testé pour la première fois le 1cP-LSD.
Ayant vécu par le passé une superbe expérience avec le LSD et plusieurs majoritairement bonnes avec les champis (psylos, hawaïens, mexicains) ainsi qu’avec le AL-LAD, je m’attendais à vivre un fantastique voyage. Hélas, ce ne fut pas le cas…
Concernant le « set & setting » : j’étais dans un état d’esprit « moyen-bon »

J’étais seule et avais créé une ambiance sympa : lumière douce (petites lampes et bougies), encens, playlist « spécial trip » (qui commence avec de l’électro cool, genre trance et goa, enchaîne avec les morceaux les plus perchés des Pink Floyd et se poursuit plusieurs heures avec des sons méditatifs). Pour favoriser les effets, j’avais mis à l’écran, des visuels, types fractales.
Je ne voulais ni être totalement à jeun ni m’alourdir avant le trip. Du coup, j’avais mangé un repas consistant vers 15h et vers 21h (juste avant le trip), je n’ai pris qu’un yaourt au soja et un petit biscuit.
Comme je ne connaissais ni le produit ni le shop, j’ai commencé par prendre seulement la moitié du trip (soit 1/2 de 100mcg).
Au bout d’une heure, je ne ressentais rien de particulier à part quelques très légers effets visuels (minimes ondulations, à peine perceptibles, joints de carrelage qui me semblaient un poil plus larges mais rien d’extraordinaire).
Ayant été fascinée, l’année dernière, par la découverte des trips reports, je m’étais toujours demandée comment certains parvenaient à en rédiger d’aussi complets (détails, horaires précis, etc.). Je me disais, chaque fois, que malgré mon amour pour l’écriture, je serais incapable de prendre note de chaque ressenti et détail de l’expérience en étant complètement « perchée ». Je m’étais aussi dit que cela devait peut-être perturber le voyage ou nous empêcher de le vivre pleinement.
Malgré tout, j’avais envie d’essayer. Et j’ai eu l’idée d’utiliser le dictaphone de mon téléphone pour commenter mes observations en vue de les retranscrire par la suite.
H+1h15 : je prends la deuxième moitié.
10-15mn plus tard, les effets visuels s’intensifient légèrement.
Alors que j’étais paisiblement allongée sur le canapé (que j’avais déplié pour être parfaitement à l’aise), j’ai ressenti le besoin d’aller aux toilettes. En me levant, j’ai ressenti des nausées et des douleurs au niveau du plexus solaire qui s’intensifiaient au fur et à mesure de mes déplacements. Des frissons m’envahissaient dans tout le corps.
Au retour des toilettes, je me suis rallongée sur le canapé et emmitouflée sous les couvertures. Voulant oublier ces douleurs devenues virulentes, j’ai fermé les yeux et me suis focalisée sur la musique (à ce moment-là, « Atom heart mother suite » de Pink Floyd). Je me délectais des divines sensations que cela me procurait (d’autant plus que je pus l’écouter assez fort ; ce qui ne m’est pas toujours possible à cause de mon hyperacousie - dont le niveau varie selon mon état - qui rend parfois insupportables certaines fréquences et instruments).
Les douleurs et nausées se sont peu à peu dissipées mais je sentais bien qu’elles risquaient de revenir au moindre mouvement. Alors, je restais immobile, accueillant simplement les merveilleuses vibrations qui parcouraient mon corps et les émotions presque extatiques provoquées par la musique.
Un moment, j’ouvris les yeux et pus observer que les effets visuels s’étaient amplifiés. Les plantes de mon salon semblaient danser. Des effets accentués par la dizaine de bougies que j’avais allumées et, bien plus encore après que j’eus porté, quelques instants, mon regard sur les fractales.
Puis, je dus retourner aux toilettes… À peine levée, les nausées et douleurs abdominales ressurgirent encore plus violemment. J’avais l’impression qu’on m’enfonçait un couteau dans le plexus. Les frissons s’emparèrent à nouveau de moi.
De retour sur le canapé, je tentais de retrouver mon état intérieur paisible mais sans succès. Je me sentais comme partagée en deux. Une partie de moi arrivait à se nourrir de la musique alors que l’autre, plus « rattachée » au corps, se sentait vraiment mal. Les douleurs avaient fini par se calmer mais une sensation de malaise général se faisait sentir de plus en plus. Je m’efforçais tant que possible de me centrer sur la musique pour me détacher de cette sensation de malaise. J’y parvenais parfois un court instant mais celle-ci reprenait vite le dessus.
Par moments, j’avais des espèces de frissons qui se manifestaient brutalement, comme des spasmes. Cela me faisait tellement tressauter que mon dos se décollait du coussin. C’était vraiment étrange comme sensation ! Je n’avais jamais rien vécu de tel !
Alors que j’avais, jusque là, pris soin d’enregistrer sur le dictaphone les moindres ressentis (tant agréables que désagréables), au bout d’un moment, cela me prit la tête. J’avais l’impression que ça intensifiait mes sensations de malaise dans le sens où cela m’empêchait de lâcher prise.
Comme tout hypersensible, mon cerveau turbine à toute allure et le fait de préparer ce TR faisait qu’il tournait en boucle le futur récit qui allait découler de mon enregistrement. Par ailleurs, le fait d’énoncer chacune de mes sensations désagréables m’empêchaient de prendre de la distance par rapport à elles. Du coup, j’ai décidé d’arrêter…
J’essayais tant bien que mal de retrouver les agréables sensations ressenties une ou deux heures plus tôt mais n’y suis jamais parvenue. La descente était déjà là… Je le remarquais particulièrement aux hallus visuelles qui réduisaient.
Mais avec le recul, je me dis que cette sensation de malaise était peut-être déjà symptomatique de la descente… (?)
Déçue par la trop courte durée des effets positifs de cette expérience, j’hésitais presque à reprendre un trip mais j’avais trop peur que les douleurs et autres sensations désagréables ne reviennent et, surtout, qu’elles ne se décuplent… J’ai donc renoncé.
Au total, l’expérience a duré environ 3h. Bien loin de ce que j’avais trouvé lors de mes recherches ! J’avais lu que le trip pouvait parfois durer 12h. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui m’a poussée à n’en prendre qu’un demi au départ.
Du coup, la question que je me pose : était-ce bien du 1cP-LSD ? Comme c’était ma première fois, je n’ai aucun point de comparaison. Mais avant d’acheter, j’ai passé beaucoup de temps (plusieurs heures étalées sur plusieurs mois) à chercher des infos (pour choisir le « bon » produit, le bon shop, vérifier les risques potentiels, etc.). Je me suis orientée vers cette substance car ayant lu que c’était la plus proche du LSD. J’ai lu plusieurs TR et n’ai jamais trouvé de témoignage parlant de violentes douleurs abdominales provoquées par ce produit. J’ai même fait de nouvelles recherches avec ces mots-clés, après mon expérience, mais sans succès…
Pour info, j’ai commandé sur ch******-********ve.com. J’en avais acheté cinq (histoire de rentabiliser les frais de port). Du coup, je me demande si c’est « prudent » de retenter l’expérience… (sachant néanmoins qu’avec le AL-LAD, ça m’est arrivé d’avoir un bodyload très violent alors que la fois suivante, ce n’était pas le cas…).
Certains d’entre vous ont-ils vécu ce genre de douleurs et de sensations avec cette substance ou une autre ? Avez-vous trouvé un moyen de les soulager, voire même de les éviter (en buvant certaines tisanes par exemple) ?
Merci d’avance pour vos éclaircissements ! Et un grand merci à tous ceux qui auront pris le temps de me lire jusqu’au bout

Belle et douce nuit à tous les psychonautes !