Mélusine
Glandeuse Pinéale
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Voilà je ne poste pas souvent ici essayant de me tenir à l'écart des prods & co
Bon vite fait j'ai trente ans, commencé les buz vers 13 ans et arreté il y a trois ans avec tout de même encore quelques conso.
18 ans lâchée dans la nature je vais en tawa et là je n'essaie à toute une cohorte de combo (surtout cc, speed, md, taz et autres stimulants) psyché (surtout trips et champi) pas mal de k et DXM tout en fumant comme une vache. Puis 19 rabla au début soft puis direct IV.
21 ans séries d'hospit pour tentatives de suicide, cures etc.
Je poursuis mes études tant bien que mal. Mais je fais vraiment n'importe quoi surtout pour trouver des thunes et comme je suis pas franchement moche étant une p'tite nana avec une bonne bouille entourée de gars ben c'est facile mais bonjour la santé mentale qui se barre encore plus en vrille.
23 rien ne va plus, plusieurs OD, ts, hospit, et finalement 24 ans alors que je me barre vivre chez un mec à Breda en Hollande première bouffée délirante. Donc là HDT je ne comprends rien de ce qu'il m'arrive, attachée, picouses, puis chambre d'isolement. Quatre mois en hp puis cinq mois en clinique psy.
Un an à peu près bien où j'arrive à bosser malgré des hauts et des bas toujours accro...
Après redescente aux enfers. Polytoxixomanie avec mon mec. Hospit et cures encore. Beaucoup beaucoup d'alcool. Coma éthylique. La cata. Plus de drogues mais alcool et médocs ce qui n'est pas mieux.
Impossible de prendre correctement mon traitement tant je ne supporte pas de grossir (oui anorexie mentale depuis mes 13 ans).
28 ans deuxième bouffée délirante grave après une grosse phase maniaque (la plus forte jamais faite).
Plusieurs mois en hp sous contrainte. Une semaine en chambre d'isolement sans pouvoir fumer une seule clope. Sans savoir quand était le jour ou la nuit. Plus du tout dans la réalité. Bref trop long, beaucoup trop long à expliquer. Trop dur aussi.
Surtout sevrage barbare de la metha.
Puissantes injections de neuroleptiques. Sevrage direct des anti depresseurs. Car favorisant mes phases maniaques délirantes.
Plein d'argent dilapidé mais vraiment des sommes colossales.
Désolé si je m emmêle les.pinceaux mais là je n'ai pas tout récupéré trois ans plus tard.
Grosse rupture. Énorme ts coma dépression mélancolique stuporeuse. Puis anxieuse. Ts au sein même de l'hp donc re chambre d'isolement une semaine et demi. Et là ECT (électrochocs) barbare me direz-vous mais séances qui m'ont sauvé la vie.
Passage de quelques mois chez les parents pour me retaper. Alors que j'avais coupé les ponts.
Après retour dans un appart mais de nouveau des conneries que je passe sous silence pour éviter encore et encore les hospit. Que ma mère signe à chaque fois.
2015 six deuils dont les suicides de mon petit frère, de mon meilleur ami et de mon grand père. Dépression mixte cad à la fois up et down. Puis de nouveau des phases délirantes. Isolement social important (cassure brutale avec tous mes "amis" de défonce, mort de certains, allocation adulte handicapé donc plus dans la vie active du tout.
Enchaînement de relations amoureuses toxiques. Beaucoup d'automutilation et d'anorexie boulimie. Attaques de panique. Paranoïa. Sentiments de persécution non stop.
Niveau conso: la moindre taf sur un pete me fait partir en live. Toujours beaucoup d'alcool avec benzodiazépines et hypnotiques en grosse doses. Insomnies pourtant incessantes. Arrêt du parkinane.
Et re metha, parfois sub, jusqu'à 24 mg pour un poids plume comme moi. En traces bien sûr.
Là je tourne au sken à grosses grosses doses mais rien à voir effets pourris pas du tout euphorisants mais que les effets secondaires chiants (démangeaisons etc). Même pas je pique du nez. Alors tramadol. Rien. Re skenan flash + sevredol + benzo. Et là j'ai repris de la metha sinon je sentais que j'allais me foutre une bonne fois pour toute en l'air et avec mon placard à pharmacie blindé ...
Bon plus d'iv.
Je ne suis plus suivie car tous les psy démissionnent autour de moi même dans les cmp/csapa... Je vois mon doc jeudi pour mes ordonnances. Mon généraliste. Disons que je me débrouille car je reste avec un ami qui a les mêmes problèmes que moi et vive le partage des médocs...
J'ai malgré tout avancé: bientôt un nouveau psy comportementaliste. Une énième thérapie. Plus rien à part ce que j'ai sur mes ordonnances. Même plus de clope mais la vapote car poumons vraiment en mauvais état. Pas même de thymoregulateurs entre mon foie et mes reins. Plus de neuroleptiques juste un antipsychotique atypique à faible dose. Juste mes Putain de benzo et stilnox. Juste ma metha que j'ai dû arrêter contre de la morphine pour mes problèmes de santé physiques cette fois.
Je jongle en gros. J'ai mon généraliste et ma pharmacie de quartier dans la poche plus... D'autres compagnons d'infortune qui me depannent.
Je sais que là j'ai vraiment deconné sous toute la ligne. Juste deux diplômes mais pas de boulot, une maigre rente, des dettes, pas de conjoint, infertilité, encore mes dents et une belle enveloppe corporelle mais c'est tout ce qu'il me reste de sains. Bon des animaux que j'aime profondément. Deux chats un chien des poissons et un appart pas trop mal (fini les endroits sordides).
La musique et le cinéma chez moi uniquement mais j'y tiens. Plus du tout de sorties peur des tentations et des conneries (j'ai le proc sur le dos j'attends un procès) donc je me tiens vraiment à carreaux du mieux que je peux.
Je le fais pour mes animaux uniquement. Moi je m'en tamponne. D'ailleurs je suis devenue vegetalienne. Ma famille vaste blague. Juste des potes malades aussi mais pas de réels liens.
Alors que j'ai toujours été une nana créative et artiste de par mes diplômes je ne touche même plus un crayon de papier et encore moins un pauvre pinceau.
Plus trop de notion du temps. Je vois qu'il est 7h 10.Même pas dormi.
Bref tout cela pour dire: problème de santé mentale et cocktails détonnant = fin de l'histoire. Il est souvent trop tard lorsqu'on se rend compte de toutes les plumes que l'on a laissé.
Le pire c'est d'être à ce point marginalisé. Ne pas oser sortir car on a les yeux tout noirs.
Niveau diagnostics je suis gravement bipolaire et borderline plus psychotique.
Bref si vous connaissez k Dick s'en est pas loin.
Voilà.
Bon vite fait j'ai trente ans, commencé les buz vers 13 ans et arreté il y a trois ans avec tout de même encore quelques conso.
18 ans lâchée dans la nature je vais en tawa et là je n'essaie à toute une cohorte de combo (surtout cc, speed, md, taz et autres stimulants) psyché (surtout trips et champi) pas mal de k et DXM tout en fumant comme une vache. Puis 19 rabla au début soft puis direct IV.
21 ans séries d'hospit pour tentatives de suicide, cures etc.
Je poursuis mes études tant bien que mal. Mais je fais vraiment n'importe quoi surtout pour trouver des thunes et comme je suis pas franchement moche étant une p'tite nana avec une bonne bouille entourée de gars ben c'est facile mais bonjour la santé mentale qui se barre encore plus en vrille.
23 rien ne va plus, plusieurs OD, ts, hospit, et finalement 24 ans alors que je me barre vivre chez un mec à Breda en Hollande première bouffée délirante. Donc là HDT je ne comprends rien de ce qu'il m'arrive, attachée, picouses, puis chambre d'isolement. Quatre mois en hp puis cinq mois en clinique psy.
Un an à peu près bien où j'arrive à bosser malgré des hauts et des bas toujours accro...
Après redescente aux enfers. Polytoxixomanie avec mon mec. Hospit et cures encore. Beaucoup beaucoup d'alcool. Coma éthylique. La cata. Plus de drogues mais alcool et médocs ce qui n'est pas mieux.
Impossible de prendre correctement mon traitement tant je ne supporte pas de grossir (oui anorexie mentale depuis mes 13 ans).
28 ans deuxième bouffée délirante grave après une grosse phase maniaque (la plus forte jamais faite).
Plusieurs mois en hp sous contrainte. Une semaine en chambre d'isolement sans pouvoir fumer une seule clope. Sans savoir quand était le jour ou la nuit. Plus du tout dans la réalité. Bref trop long, beaucoup trop long à expliquer. Trop dur aussi.
Surtout sevrage barbare de la metha.
Puissantes injections de neuroleptiques. Sevrage direct des anti depresseurs. Car favorisant mes phases maniaques délirantes.
Plein d'argent dilapidé mais vraiment des sommes colossales.
Désolé si je m emmêle les.pinceaux mais là je n'ai pas tout récupéré trois ans plus tard.
Grosse rupture. Énorme ts coma dépression mélancolique stuporeuse. Puis anxieuse. Ts au sein même de l'hp donc re chambre d'isolement une semaine et demi. Et là ECT (électrochocs) barbare me direz-vous mais séances qui m'ont sauvé la vie.
Passage de quelques mois chez les parents pour me retaper. Alors que j'avais coupé les ponts.
Après retour dans un appart mais de nouveau des conneries que je passe sous silence pour éviter encore et encore les hospit. Que ma mère signe à chaque fois.
2015 six deuils dont les suicides de mon petit frère, de mon meilleur ami et de mon grand père. Dépression mixte cad à la fois up et down. Puis de nouveau des phases délirantes. Isolement social important (cassure brutale avec tous mes "amis" de défonce, mort de certains, allocation adulte handicapé donc plus dans la vie active du tout.
Enchaînement de relations amoureuses toxiques. Beaucoup d'automutilation et d'anorexie boulimie. Attaques de panique. Paranoïa. Sentiments de persécution non stop.
Niveau conso: la moindre taf sur un pete me fait partir en live. Toujours beaucoup d'alcool avec benzodiazépines et hypnotiques en grosse doses. Insomnies pourtant incessantes. Arrêt du parkinane.
Et re metha, parfois sub, jusqu'à 24 mg pour un poids plume comme moi. En traces bien sûr.
Là je tourne au sken à grosses grosses doses mais rien à voir effets pourris pas du tout euphorisants mais que les effets secondaires chiants (démangeaisons etc). Même pas je pique du nez. Alors tramadol. Rien. Re skenan flash + sevredol + benzo. Et là j'ai repris de la metha sinon je sentais que j'allais me foutre une bonne fois pour toute en l'air et avec mon placard à pharmacie blindé ...
Bon plus d'iv.
Je ne suis plus suivie car tous les psy démissionnent autour de moi même dans les cmp/csapa... Je vois mon doc jeudi pour mes ordonnances. Mon généraliste. Disons que je me débrouille car je reste avec un ami qui a les mêmes problèmes que moi et vive le partage des médocs...
J'ai malgré tout avancé: bientôt un nouveau psy comportementaliste. Une énième thérapie. Plus rien à part ce que j'ai sur mes ordonnances. Même plus de clope mais la vapote car poumons vraiment en mauvais état. Pas même de thymoregulateurs entre mon foie et mes reins. Plus de neuroleptiques juste un antipsychotique atypique à faible dose. Juste mes Putain de benzo et stilnox. Juste ma metha que j'ai dû arrêter contre de la morphine pour mes problèmes de santé physiques cette fois.
Je jongle en gros. J'ai mon généraliste et ma pharmacie de quartier dans la poche plus... D'autres compagnons d'infortune qui me depannent.
Je sais que là j'ai vraiment deconné sous toute la ligne. Juste deux diplômes mais pas de boulot, une maigre rente, des dettes, pas de conjoint, infertilité, encore mes dents et une belle enveloppe corporelle mais c'est tout ce qu'il me reste de sains. Bon des animaux que j'aime profondément. Deux chats un chien des poissons et un appart pas trop mal (fini les endroits sordides).
La musique et le cinéma chez moi uniquement mais j'y tiens. Plus du tout de sorties peur des tentations et des conneries (j'ai le proc sur le dos j'attends un procès) donc je me tiens vraiment à carreaux du mieux que je peux.
Je le fais pour mes animaux uniquement. Moi je m'en tamponne. D'ailleurs je suis devenue vegetalienne. Ma famille vaste blague. Juste des potes malades aussi mais pas de réels liens.
Alors que j'ai toujours été une nana créative et artiste de par mes diplômes je ne touche même plus un crayon de papier et encore moins un pauvre pinceau.
Plus trop de notion du temps. Je vois qu'il est 7h 10.Même pas dormi.
Bref tout cela pour dire: problème de santé mentale et cocktails détonnant = fin de l'histoire. Il est souvent trop tard lorsqu'on se rend compte de toutes les plumes que l'on a laissé.
Le pire c'est d'être à ce point marginalisé. Ne pas oser sortir car on a les yeux tout noirs.
Niveau diagnostics je suis gravement bipolaire et borderline plus psychotique.
Bref si vous connaissez k Dick s'en est pas loin.
Voilà.