Acacia
𝓥𝓪𝓹𝓸𝓾𝓻𝓸𝓾𝓼 𝓢𝓱𝓪𝓭𝓮𝓼蒸気の色合い
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Attention : Je précise que dans ce TR, je ne respecte pas vraiment la RdR, il est fortement déconseillé de proder dans des lieux publics .
Bon, ça commence bien il est 1H20 du matin dans ma ville préféré, le dernier tram pour ramener part dans 5 minutes . Heureusement 5 minutes c’est suffisant pour acheter un demi grame de Ké ça tombe bien, je suis là pour ça ! Et puis c’est suffisant pour que le gars m’explique que sa Ké est en cristaux, je peux la « re cuisiner » si je veux mais pas obligé, pour être honnête j’ai absolument pas compris ce que ça voulait dire .
Une fois dans le tram je me fais une petite trace (dosée à l’œil bien sûr) . J’ai vraiment un délire avec les dissos et les tram j’ai toujours imaginé que voir le paysage défiler et les sensations de mouvement seraient super trippy . Le temps que ça monte, un groupe de filles viens devant moi, ça chante ça crie ça boit et de mon côté ça dissocie un peu . Une sensation de confort d’abord puis je suis vraiment obnubilé par ce groupe de filles et leur bruit, 100% de mon attention est focalisée sur leurs chants/cris, jusqu’au prochain changement de ligne, je serais en mode spectateur passif super confortable à les écouter sans aucun jugement, un pur influx sensoriel sans que mon esprit n’y attache vraiment de pensée . En temps normal ça m’aurait amusé ou gêné mais là, c’était juste présent, comme si je regardais la réalité mise à nue sans le moindre filtre mental .
Sur le trajet pour l’autre ligne de tram, je reprend une trace un peu plus grosse cette fois, un peu d’appréhension est-ce que je vais hole dans le tram? Pire, dans la rue, là à près de 2H du matin ? 11 minutes avant le tram et une faune totalement ivre qui m’entoure c’est marrant ce soir, je suis en tailleur, j’ai l’impression d’être au milieu des danses et des chants, la fumée qui sort de ma cigarette électronique apporte un petit filtre poétique au béton froid et aux jeunes torchés qui crient autour de moi . Je leur parle un peu, c’est pas très intéressant et... ça fait quand même vachement pour 11 minutes, ce soir le temps est ra-len-ti . Découpé en instants hors du temps qui s’enchainent comme dans un rêve . Au DD de PNL me donnerait presque l’impression d’être sur une chaise longue à la plage .
Enfin arrivé ! J’ai failli tomber sur les 5 mètres qui me séparaient de mon siège dans le tram en même temps incapable d’évaluer les distances, on dirait presque que je suis dans un monde en 2D ! Alors ça plus l’anesthésie qui fait que je sens à peine mes pieds sur le sol, ma démarche en prend un sale coup . Cependant, j’en ai rien à foutre et ça, ça c’est beau ça vaut de l’or . Je suis un humain comme les autres après tout, mes actions n’ont pas moins de valeur que celles d’autrui, même si je les juge négativement, elles existent et c’est tout, j’ai toujours lesentiment de ne pas être à ma place, que mes actions sont sans valeur . Mais « j’existe » et « je fais », au final c’est tout ce qui compte à part pour ma tête qui gère ma confiance en moi, personne ne juge chacune de mes actions, je n’ai de légitimité à demander à personne pour exister; au vu de mes petites névroses personnelles, ce fil de pensée à un effet libérateur, je prend enfin conscience du Bodyhigh monstrueusement agréable qui parcours mon corps . Un gros nounours de coton se frotte à moi ou quoi ? Pendant ce temps, le tram me fait passer par des endroits que je connais par coeur, un chemin parcourru tous les jours pendnat mes 3 ans de lycée .
Chaque arrêt me replonge dans un souvenir, je ressens une certaine nostalgie, voire de la tristesse mais mon esprit semble aussi anesthésié que mon corps . Je suis un peu triste certes, mais cela ne me fait aucunement souffrir ni même ne m’inconforte . Je profite de la tristesse dans ce qu’elle a d’esthétique ? Je sors du tram un arrêt avant chez moi, il y’a une petite ruelle boisée où j’ai passé beaucoup de temps, je suis très sensible à la mémoire des lieux et à la nostalgie alors j’en profite . En même temps j’écoute Tool qui m’a rarement paru à ce point mystique . C’est comme si le temps s’état arrêté, comme si toutes les fois où j’ai été dans cette ruelle coexistaient en un instant T infini .
Je commence à me rendre compte que ce trip est vraiment énorme . Oui, ce qui m’arrive est non seulement onorique et poétique, mais c’est surtout diablement bon et libérateur . Je suis tout près de chez moi mais je me ballade un peu, musique dans les oreilles le temps de redescendre un peu, en même temps alors que je commence à retrouver quelques repères, je me rend compte que je n’ai absolument aucune envie de redescendre, qu’à celà ne tienne, une fois au lit je me ferais une dernière trace .
Une fois chez moi, alors que je commence à redescendre, je prend une troisième et dernière trace, je n’avais pas de balance mais elle était clairement plus grosse que les deux autres . Je sens beaucoup le drip alors que je monte, c’est désagréable, ça rapelle à la fois un médicament amer et de l’eau de mer . Je meretrouve donc à partir assez loin, dans mon lit sans musique ni lumière . Physiquement d’abord c’est très étrange, j’ai du mal à bouger et je peux sentir mon corps qui est totalement étranger, je suis comme un esprit piégé dans un animal, le contraste me frappe entre mon animalité, ce corps qui a besoin de boire, manger, de tant de choses … et mon esprit, cahotique et immatériel . Je sens que je suis entre deux eaux, je peux choisir de me concentrer sur mon animal, le bodyhigh et les espèces d’hallucinations sensorielles que je ressens ou bien, plonger au fond de mon esprit, après un petit temps à explorer le bodyhigh, je décide de profiter du voyage mental . C’est comme si les objets de ma chambre étaient passés d’objets physiques à des sources d’énergies . Je vois très flou et chaque objet semble se désintégrer sur lui même puis ré-apparaître . C’est fascinant, si je me laisse suffisamment hypnotiser, les objets de mon champ de vision semble imploser pour laisser une espèce de brume . Ca va de plus en plus fort, toute ma chambre est maintenant embrumée, plus grand chose n’est reconnaissable, dans cette brume, je vois une rue et des voitures apparaitre, j’ai conscience que c’est une illusion mais je suis totalement hypnotisé et passif, je me laisse emporter et me retrouve dans mon lit, au milieu d’une rue traversé par des voitures . Je redescend lentement, avec de la musique toujours à tripper sur les brumes et les ombres, je me sens extrèmement bien, j’ai l’impression que cet état restera infini, j’ai l’impression d’avoir vécu un temps infini, mais tout à une fin et je m’endors paisiblement .
Le lendemain, je passe une excellante journée, en fait ça faisait longtemps que je n’avais pas autant ri et eu de bonne humeur pour rien .
Bon, ça commence bien il est 1H20 du matin dans ma ville préféré, le dernier tram pour ramener part dans 5 minutes . Heureusement 5 minutes c’est suffisant pour acheter un demi grame de Ké ça tombe bien, je suis là pour ça ! Et puis c’est suffisant pour que le gars m’explique que sa Ké est en cristaux, je peux la « re cuisiner » si je veux mais pas obligé, pour être honnête j’ai absolument pas compris ce que ça voulait dire .
Une fois dans le tram je me fais une petite trace (dosée à l’œil bien sûr) . J’ai vraiment un délire avec les dissos et les tram j’ai toujours imaginé que voir le paysage défiler et les sensations de mouvement seraient super trippy . Le temps que ça monte, un groupe de filles viens devant moi, ça chante ça crie ça boit et de mon côté ça dissocie un peu . Une sensation de confort d’abord puis je suis vraiment obnubilé par ce groupe de filles et leur bruit, 100% de mon attention est focalisée sur leurs chants/cris, jusqu’au prochain changement de ligne, je serais en mode spectateur passif super confortable à les écouter sans aucun jugement, un pur influx sensoriel sans que mon esprit n’y attache vraiment de pensée . En temps normal ça m’aurait amusé ou gêné mais là, c’était juste présent, comme si je regardais la réalité mise à nue sans le moindre filtre mental .
Sur le trajet pour l’autre ligne de tram, je reprend une trace un peu plus grosse cette fois, un peu d’appréhension est-ce que je vais hole dans le tram? Pire, dans la rue, là à près de 2H du matin ? 11 minutes avant le tram et une faune totalement ivre qui m’entoure c’est marrant ce soir, je suis en tailleur, j’ai l’impression d’être au milieu des danses et des chants, la fumée qui sort de ma cigarette électronique apporte un petit filtre poétique au béton froid et aux jeunes torchés qui crient autour de moi . Je leur parle un peu, c’est pas très intéressant et... ça fait quand même vachement pour 11 minutes, ce soir le temps est ra-len-ti . Découpé en instants hors du temps qui s’enchainent comme dans un rêve . Au DD de PNL me donnerait presque l’impression d’être sur une chaise longue à la plage .
Enfin arrivé ! J’ai failli tomber sur les 5 mètres qui me séparaient de mon siège dans le tram en même temps incapable d’évaluer les distances, on dirait presque que je suis dans un monde en 2D ! Alors ça plus l’anesthésie qui fait que je sens à peine mes pieds sur le sol, ma démarche en prend un sale coup . Cependant, j’en ai rien à foutre et ça, ça c’est beau ça vaut de l’or . Je suis un humain comme les autres après tout, mes actions n’ont pas moins de valeur que celles d’autrui, même si je les juge négativement, elles existent et c’est tout, j’ai toujours lesentiment de ne pas être à ma place, que mes actions sont sans valeur . Mais « j’existe » et « je fais », au final c’est tout ce qui compte à part pour ma tête qui gère ma confiance en moi, personne ne juge chacune de mes actions, je n’ai de légitimité à demander à personne pour exister; au vu de mes petites névroses personnelles, ce fil de pensée à un effet libérateur, je prend enfin conscience du Bodyhigh monstrueusement agréable qui parcours mon corps . Un gros nounours de coton se frotte à moi ou quoi ? Pendant ce temps, le tram me fait passer par des endroits que je connais par coeur, un chemin parcourru tous les jours pendnat mes 3 ans de lycée .
Chaque arrêt me replonge dans un souvenir, je ressens une certaine nostalgie, voire de la tristesse mais mon esprit semble aussi anesthésié que mon corps . Je suis un peu triste certes, mais cela ne me fait aucunement souffrir ni même ne m’inconforte . Je profite de la tristesse dans ce qu’elle a d’esthétique ? Je sors du tram un arrêt avant chez moi, il y’a une petite ruelle boisée où j’ai passé beaucoup de temps, je suis très sensible à la mémoire des lieux et à la nostalgie alors j’en profite . En même temps j’écoute Tool qui m’a rarement paru à ce point mystique . C’est comme si le temps s’état arrêté, comme si toutes les fois où j’ai été dans cette ruelle coexistaient en un instant T infini .
Je commence à me rendre compte que ce trip est vraiment énorme . Oui, ce qui m’arrive est non seulement onorique et poétique, mais c’est surtout diablement bon et libérateur . Je suis tout près de chez moi mais je me ballade un peu, musique dans les oreilles le temps de redescendre un peu, en même temps alors que je commence à retrouver quelques repères, je me rend compte que je n’ai absolument aucune envie de redescendre, qu’à celà ne tienne, une fois au lit je me ferais une dernière trace .
Une fois chez moi, alors que je commence à redescendre, je prend une troisième et dernière trace, je n’avais pas de balance mais elle était clairement plus grosse que les deux autres . Je sens beaucoup le drip alors que je monte, c’est désagréable, ça rapelle à la fois un médicament amer et de l’eau de mer . Je meretrouve donc à partir assez loin, dans mon lit sans musique ni lumière . Physiquement d’abord c’est très étrange, j’ai du mal à bouger et je peux sentir mon corps qui est totalement étranger, je suis comme un esprit piégé dans un animal, le contraste me frappe entre mon animalité, ce corps qui a besoin de boire, manger, de tant de choses … et mon esprit, cahotique et immatériel . Je sens que je suis entre deux eaux, je peux choisir de me concentrer sur mon animal, le bodyhigh et les espèces d’hallucinations sensorielles que je ressens ou bien, plonger au fond de mon esprit, après un petit temps à explorer le bodyhigh, je décide de profiter du voyage mental . C’est comme si les objets de ma chambre étaient passés d’objets physiques à des sources d’énergies . Je vois très flou et chaque objet semble se désintégrer sur lui même puis ré-apparaître . C’est fascinant, si je me laisse suffisamment hypnotiser, les objets de mon champ de vision semble imploser pour laisser une espèce de brume . Ca va de plus en plus fort, toute ma chambre est maintenant embrumée, plus grand chose n’est reconnaissable, dans cette brume, je vois une rue et des voitures apparaitre, j’ai conscience que c’est une illusion mais je suis totalement hypnotisé et passif, je me laisse emporter et me retrouve dans mon lit, au milieu d’une rue traversé par des voitures . Je redescend lentement, avec de la musique toujours à tripper sur les brumes et les ombres, je me sens extrèmement bien, j’ai l’impression que cet état restera infini, j’ai l’impression d’avoir vécu un temps infini, mais tout à une fin et je m’endors paisiblement .
Le lendemain, je passe une excellante journée, en fait ça faisait longtemps que je n’avais pas autant ri et eu de bonne humeur pour rien .