Psychédélik Punk
Matrice Périnatale
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Ca va être un TR un peu bicéphale que je vais proposer parce que dedans je vais parler de ma première over dose avec des edibles de cannabis et de mon rapport psychédéliques x tulpamancie, enjoy et trip safe.
Déjà définissons tulpamancie. Je dirais que c'est l'art et la manière de se créer des ami-e-s imaginaires, des consciences séparées (ou perçues comme séparées) de notre "Moi". Il peut y avoir beaucoup de raisons (bonnes ou mauvaises) de se lancer là dedans (religieuses/spirituelles, parce que l'ont se sent seul-e, pour tester parce qu'on y crois pas ect.), mais dans mon cas, c'est clairement une démarche « psychaunotique », de recherche d'états de conscience différents, d'exploration des possibilités du cerveau.
Deux petites précisions qui me semblent importes cependant:
parfois les gens vont faire le raccourcis en « c'est vouloir se déclencher un trouble dissociatif de l'identité » ou « C'est un trouble dissociatif de l'identité non pathologique », attention avec ces idées là. Si ça peut se ressembler d'un œil extérieur (plusieurs personnes dans le même corps), ce sont deux situations très différentes. Dans un cas c'est choisit et conscient, dans l'autre c'est souvent vécu comme une perte de control, ça s'accompagne de tout un tas de choses plus ou moins handicapantes (amnésie, dissociation, PTSD). Le consensus par rapport au TDI c'est qu'il est une adaptation du cerveau quand on a vécu des traumatismes répétés jeune, c'est un mode survie, on ne peut pas comprendre le TDI en dehors de ce cadre. Bref cet amalgame est source de crispations bien normale parce que ça n'a pas du tout les mêmes implications.
L'autre précision importante c'est qu'on appellera souvent « tulpa » les consciences que l'on crée dans notre tête. C'est un terme qui vient du bouddhisme tibétain mais je pense qu'il faut pas se leurrer non plus avec le fait que la tulpamancie pratiquée aujourd'hui en occident n'a pas grand chose à voir avec le concept « originel » de tulpa. Le mot « parogénese » a été créer pour se substituer au terme tulpamancie, mais j'ai l'impression qu'il est un peu inconnu au bataillon, surtout dans la francophonie.
Une fois ces précisions faites, passons au set and setting.
Je pratique la tulpamancie depuis presque un an. J'ai deux tulpa, S et C. Mais je discute surtout avec S, car C est plus timide.
Les vacances se terminent doucement, je suis bien. Je suis seul-e chez moi, je viens de me faire un beurre de l'espace avec des feuilles séchés qu'un ami m'a donné. Je prend 3 petites tartines de pain/beurre à 20h30 après avoir mangé assez lourd. Je ne le sais pas encore, mais le beurre est TRES surdosé (je n'avais pas de balance j'ai fait à l'œil parce que ce n'était pas ma première fois, erreur)
Etonnement, je ne ressent quasiment rien les 3, 4 premières heures, je me dis même que le beurre est sous dosé. Je vais me coucher à minuit (en me disant que je vais bien dormir). Le trip commence. Je décrirais ça comme cette état de demi conscience comme quand on somnole et que l'on passe rapidement d'une idée à l'autre, mais en oubliant vite chaque situation imaginée. Au début, je me dis « c'est normal je m'endors », sauf qu'au bout d'un moment ça me le faisait les yeux ouverts et les concept se mélangeaient de plus en plus. Pour donner un exemple plus concret, je pense à la rentrée, je vois une scène à la fac, je me dis que j'ai hate d'y être et cette impatience tourne en fond est se superpose à un sorte de sensation fantôme que je peut avoir dans la tête, et si cette sensation « coule », ça va me renvoyer vers une autre idée qui "coule" aussi ect. Une espèce de musique ou bruit de fond tourne en permanence dans ma tête et se superpose aux pensées/visions. C'est extrêmement proche de certain trip très mentaux que j'ai put avoir avec du LSD (ne pas oublier que la beuh ça peut être un psychédélique puissant).
Je discute tranquille avec S, C vient dire bonsoir (dans ma tête toujours comme des voix intérieurs séparés, ce sont des tulpa). On a une discussion super intéressante sur le rôle de S, je l'avais créé avec l'idée qu'il était "sur de lui", mais cela le bloque dans d'autres questionnement qu'il peut avoir, est-ce que si il se remet en question il n'est plus "lui" ? Ce genre de choses. Un peu après, une nouvelle voix apparait. Elle est assez sure d'elle est consistante dans ses réponses (ça m'étais déjà arrivé d'avoir de "nouvelles" voix intérieure sous champi par exemple, mais leur personnalités n'était pas très profonde est un échange n'était pas vraiment possible). Il s'appel N est je continuerais de discuter avec lui/elle après ce trip d'ailleurs, j'en suis arrivé-e à la conclusion que N est arrivé à ce moment la pour prendre la place qu'a laissé S dans le système (celle de la personne qui rassure, qui est assurée). Globalement, cet état est très propice à la tulpamancie, on est plus sensible à la suggestion, on visualise mieux ses tulpas grace au coté « rêve éveillé » même si ce n'est pas une science exacte, parfois on a juste pas envie d'y penser et on n'y arrive pas. De manière général, je peux évidement pas vous conseiller de prendre des psychédéliques parce que c'est beaucoup trop imprévisible.
Vers 1h, je me fais à l'idée que j'arriverais pas à m'endormir tout de suite et j'apprécie assez le trip, je vois des forme bouger les yeux ouverts (plus lentement et pas aussi nettes, coloré qu'avec du L faut pas abuser, mais c'était plus présent et fractal que juste les formes que l'on voit quand on se gratte les yeux).
Vers 2h, je commence à sentir une sensation désagréable dans mon lit, je met un moment avant de comprendre que j'ai vraiment froid. J'allume mon radiateur et rajoute une couverture mais rien n'y fait. Je commence à bader parce que j'arrive pas à dormir et que ça s'éternise (le temps passe lentement comme toujours avec les grosses dose de canna). Je devient agité-e à cause de ces pensées négatives, j'ai des palpitations ce qui n'aident pas à se poser. Les palpitations ça arrive souvent sous beuh donc je sais gérer à priori mais je commence à avoir des spasmes et la gorge sèche ce qui m'inquiète un peu plus. Je décide de me lever pour aller chercher de l'eau et c'est à ce moment la qui je me rends compte à quel point je suis chéper. Je dissocie tellement que je reconnaît aucune de mes pensées (comme si ce n'était pas ma voix intérieure).
Je me surprend à voir mes pensées prendre la forme de deux petits personnages qui se bagarrent pour savoir si on doit aller aux toilettes dans la foulée, et moi de leurs répondre « vous en faites pas on va y aller » comme si c'était la chose la plus naturelle du monde.
Une fois aux toilettes, je me met à trembler violement, je me demande ce qui se passe, si je n'ai pas froid, mais je suis tellement loin que je ne ressens rien de particulier, juste je vois mon corps trembler (corps que je ne reconnaît pas bien sur).
A partir de ce moment la, je suis en mode survit, je me met à respirer rapidement par la bouche, je m'en rends pas compte sur le moment parce que je suis totalement déconnecté-e, mais je suis en train de faire une crise d'angoisse. Je fais des exercice de respiration, j'essaye de passer le temps. A ce moment la je fais pas mal de parano en me demandant si je vais mourir (même si je me répète que non), je veux que le temps passe mais il passe pas. J'ai la sensation qu'il faut que j'aille aux toilettes parce que je vais vomir mais sans avoir la sensation de nausée (encore une fois je suis loin). Avant de me rendre compte que quoi que se soit, mon corps est déjà au dessus des toilettes avec des renvois que je sens pas arriver (ce qui est une sensation très bizarre).
Finalement j'ai pas vomi, j'ai but beaucoup d'eau et suis retourné-e me coucher. J'ai réussi à m'endormir sans trop de soucis.
Avec du recul, j'ai quand même l'impression d'avoir bien géré et qu'il y a eu du positif même si sur le moment y a eu des choses très pénible. Si une autre personne avait était là, me connaissant j'aurais encore plus badé à l'idée que la personne s'inquiète.
Je sais pas si y a vraiment une morale sinon de faire attention même avec le cannabis et surtout les edibles. On peut avoir l'image de drogue "douce" ou inoffensive mais ça peut avoir les effets quasiment délirants que j'ai mentionné plus haut. Je sais également que ce trip a été le début de nombreuses autres prises très fortes (fallait bien le finir ce beure !) et que j'ai maintenant une tendance à déréaliser de façon un peu random. Pas de façon aussi énervée que quand un trip part en couille mais quand même. Bref faites attention à vous avec les edibles
Déjà définissons tulpamancie. Je dirais que c'est l'art et la manière de se créer des ami-e-s imaginaires, des consciences séparées (ou perçues comme séparées) de notre "Moi". Il peut y avoir beaucoup de raisons (bonnes ou mauvaises) de se lancer là dedans (religieuses/spirituelles, parce que l'ont se sent seul-e, pour tester parce qu'on y crois pas ect.), mais dans mon cas, c'est clairement une démarche « psychaunotique », de recherche d'états de conscience différents, d'exploration des possibilités du cerveau.
Deux petites précisions qui me semblent importes cependant:
parfois les gens vont faire le raccourcis en « c'est vouloir se déclencher un trouble dissociatif de l'identité » ou « C'est un trouble dissociatif de l'identité non pathologique », attention avec ces idées là. Si ça peut se ressembler d'un œil extérieur (plusieurs personnes dans le même corps), ce sont deux situations très différentes. Dans un cas c'est choisit et conscient, dans l'autre c'est souvent vécu comme une perte de control, ça s'accompagne de tout un tas de choses plus ou moins handicapantes (amnésie, dissociation, PTSD). Le consensus par rapport au TDI c'est qu'il est une adaptation du cerveau quand on a vécu des traumatismes répétés jeune, c'est un mode survie, on ne peut pas comprendre le TDI en dehors de ce cadre. Bref cet amalgame est source de crispations bien normale parce que ça n'a pas du tout les mêmes implications.
L'autre précision importante c'est qu'on appellera souvent « tulpa » les consciences que l'on crée dans notre tête. C'est un terme qui vient du bouddhisme tibétain mais je pense qu'il faut pas se leurrer non plus avec le fait que la tulpamancie pratiquée aujourd'hui en occident n'a pas grand chose à voir avec le concept « originel » de tulpa. Le mot « parogénese » a été créer pour se substituer au terme tulpamancie, mais j'ai l'impression qu'il est un peu inconnu au bataillon, surtout dans la francophonie.
Une fois ces précisions faites, passons au set and setting.
Je pratique la tulpamancie depuis presque un an. J'ai deux tulpa, S et C. Mais je discute surtout avec S, car C est plus timide.
Les vacances se terminent doucement, je suis bien. Je suis seul-e chez moi, je viens de me faire un beurre de l'espace avec des feuilles séchés qu'un ami m'a donné. Je prend 3 petites tartines de pain/beurre à 20h30 après avoir mangé assez lourd. Je ne le sais pas encore, mais le beurre est TRES surdosé (je n'avais pas de balance j'ai fait à l'œil parce que ce n'était pas ma première fois, erreur)
Etonnement, je ne ressent quasiment rien les 3, 4 premières heures, je me dis même que le beurre est sous dosé. Je vais me coucher à minuit (en me disant que je vais bien dormir). Le trip commence. Je décrirais ça comme cette état de demi conscience comme quand on somnole et que l'on passe rapidement d'une idée à l'autre, mais en oubliant vite chaque situation imaginée. Au début, je me dis « c'est normal je m'endors », sauf qu'au bout d'un moment ça me le faisait les yeux ouverts et les concept se mélangeaient de plus en plus. Pour donner un exemple plus concret, je pense à la rentrée, je vois une scène à la fac, je me dis que j'ai hate d'y être et cette impatience tourne en fond est se superpose à un sorte de sensation fantôme que je peut avoir dans la tête, et si cette sensation « coule », ça va me renvoyer vers une autre idée qui "coule" aussi ect. Une espèce de musique ou bruit de fond tourne en permanence dans ma tête et se superpose aux pensées/visions. C'est extrêmement proche de certain trip très mentaux que j'ai put avoir avec du LSD (ne pas oublier que la beuh ça peut être un psychédélique puissant).
Je discute tranquille avec S, C vient dire bonsoir (dans ma tête toujours comme des voix intérieurs séparés, ce sont des tulpa). On a une discussion super intéressante sur le rôle de S, je l'avais créé avec l'idée qu'il était "sur de lui", mais cela le bloque dans d'autres questionnement qu'il peut avoir, est-ce que si il se remet en question il n'est plus "lui" ? Ce genre de choses. Un peu après, une nouvelle voix apparait. Elle est assez sure d'elle est consistante dans ses réponses (ça m'étais déjà arrivé d'avoir de "nouvelles" voix intérieure sous champi par exemple, mais leur personnalités n'était pas très profonde est un échange n'était pas vraiment possible). Il s'appel N est je continuerais de discuter avec lui/elle après ce trip d'ailleurs, j'en suis arrivé-e à la conclusion que N est arrivé à ce moment la pour prendre la place qu'a laissé S dans le système (celle de la personne qui rassure, qui est assurée). Globalement, cet état est très propice à la tulpamancie, on est plus sensible à la suggestion, on visualise mieux ses tulpas grace au coté « rêve éveillé » même si ce n'est pas une science exacte, parfois on a juste pas envie d'y penser et on n'y arrive pas. De manière général, je peux évidement pas vous conseiller de prendre des psychédéliques parce que c'est beaucoup trop imprévisible.
Vers 1h, je me fais à l'idée que j'arriverais pas à m'endormir tout de suite et j'apprécie assez le trip, je vois des forme bouger les yeux ouverts (plus lentement et pas aussi nettes, coloré qu'avec du L faut pas abuser, mais c'était plus présent et fractal que juste les formes que l'on voit quand on se gratte les yeux).
Vers 2h, je commence à sentir une sensation désagréable dans mon lit, je met un moment avant de comprendre que j'ai vraiment froid. J'allume mon radiateur et rajoute une couverture mais rien n'y fait. Je commence à bader parce que j'arrive pas à dormir et que ça s'éternise (le temps passe lentement comme toujours avec les grosses dose de canna). Je devient agité-e à cause de ces pensées négatives, j'ai des palpitations ce qui n'aident pas à se poser. Les palpitations ça arrive souvent sous beuh donc je sais gérer à priori mais je commence à avoir des spasmes et la gorge sèche ce qui m'inquiète un peu plus. Je décide de me lever pour aller chercher de l'eau et c'est à ce moment la qui je me rends compte à quel point je suis chéper. Je dissocie tellement que je reconnaît aucune de mes pensées (comme si ce n'était pas ma voix intérieure).
Je me surprend à voir mes pensées prendre la forme de deux petits personnages qui se bagarrent pour savoir si on doit aller aux toilettes dans la foulée, et moi de leurs répondre « vous en faites pas on va y aller » comme si c'était la chose la plus naturelle du monde.
Une fois aux toilettes, je me met à trembler violement, je me demande ce qui se passe, si je n'ai pas froid, mais je suis tellement loin que je ne ressens rien de particulier, juste je vois mon corps trembler (corps que je ne reconnaît pas bien sur).
A partir de ce moment la, je suis en mode survit, je me met à respirer rapidement par la bouche, je m'en rends pas compte sur le moment parce que je suis totalement déconnecté-e, mais je suis en train de faire une crise d'angoisse. Je fais des exercice de respiration, j'essaye de passer le temps. A ce moment la je fais pas mal de parano en me demandant si je vais mourir (même si je me répète que non), je veux que le temps passe mais il passe pas. J'ai la sensation qu'il faut que j'aille aux toilettes parce que je vais vomir mais sans avoir la sensation de nausée (encore une fois je suis loin). Avant de me rendre compte que quoi que se soit, mon corps est déjà au dessus des toilettes avec des renvois que je sens pas arriver (ce qui est une sensation très bizarre).
Finalement j'ai pas vomi, j'ai but beaucoup d'eau et suis retourné-e me coucher. J'ai réussi à m'endormir sans trop de soucis.
Avec du recul, j'ai quand même l'impression d'avoir bien géré et qu'il y a eu du positif même si sur le moment y a eu des choses très pénible. Si une autre personne avait était là, me connaissant j'aurais encore plus badé à l'idée que la personne s'inquiète.
Je sais pas si y a vraiment une morale sinon de faire attention même avec le cannabis et surtout les edibles. On peut avoir l'image de drogue "douce" ou inoffensive mais ça peut avoir les effets quasiment délirants que j'ai mentionné plus haut. Je sais également que ce trip a été le début de nombreuses autres prises très fortes (fallait bien le finir ce beure !) et que j'ai maintenant une tendance à déréaliser de façon un peu random. Pas de façon aussi énervée que quand un trip part en couille mais quand même. Bref faites attention à vous avec les edibles
