Je suis d'accord avec toi Anaclitique, c'est juste que dans ce cas tu remets en cause la définition de "dépendance physique", ou plutôt les définitions des symptômes de sevrages. Car toute consommation a potentiellement (voire certainement) un effet physique sur le cerveau. La ké par exemple met en jeu la plasticité neuronale très rapidement et même à petites doses, de façon considérée comme plutôt positive d'ailleurs (aide contre la dépression, contre l'addiction).
Maintenant si on parle de syndrome de sevrage, de symptômes de sevrage, c'est plutôt là qu'on fait la différence entre ce qu'on appelle une dépendance physique et psychologique.
Quand t'as mal aux os, mal partout, la chiasse, le nez qui coule, que tu continues de vomir alors que tu n'as même plus de bile dans l'estomac, les jambes qui dansent la java dans ton lit, voilà des symptômes physiques d'un syndrome de sevrage. Par exemple.
Mais séparer corps et esprit n'est pas la bonne route vers la guérison ou le bien-être, enfin à mon humble avis. Mais c'est un peu une autre histoire.