Quoi de neuf ?

Bienvenue sur Psychonaut.fr !

Le forum des amateurs de drogues et des explorateurs de l'esprit

[Codéine] Où comment trouver sa dose et parfois se rater

MindWalker

Neurotransmetteur
Inscrit
1/11/24
Messages
79
Substance consommée : Phosphate de codéine (3-méthylmorphine)
Qualité : Produit pharmaceutique allemand Derma "Codeinum phosphoricum"
Fiche Erowid : Erowid Codeine
Fiche Psychonaut : Psychonaut Codeine
Fiche Psychoactif ; Psychoactif Codéine

Expérience :
Date : 23.01.2025
Age : 28ans
Poids : 90kg
Heure de consommation : 22h05
Quantité : 90mg
Redosage : Aucun
ROA : Voie orale
Screenshot_20250226_212931_KnowDrugs.jpg

***​

Ce TR sera un peu particulier car je vais raconter deux expériences en même temps. La première sera dans la section contexte et la seconde (la "vraie") dans la section d'après).

Contexte : La question de la dose
Je dispose avec moi de 5 comprimés de codéine de 30mg chacun, faisant un total de 150mg qui est le dosage sur lequel je pensais partir dans un premier lieu en suivant les dosages de PsychonautWiki et autre. Je prévois de les prendre seul chez moi. A la base, je devais essayer de faire de la lean mais le seul antihistaminique que j'avais en ma possession était de la doxylamine (une sorte de somnifère contre l'insomnie occasionnelle). Franchement, coupler opiacé et somnifère me semblait être la pire idée du monde et vu que ça ne me "grattait" pas lors de ma prise d'oxycodone et buprénorphine, j'abandonne l'idée de faire de la lean (en plus j'aime pas le Sprite).

En m'arrêtant sur le jour de la prise, je commence par faire des recherches plus en profondeur sur la codéine et je vois qu'il s'agit d'un produit bien particulier car personne n'est taillé de la même manière. En effet, selon des questions de métabolisme, les individus peuvent tanker la codéine de manière exceptionnelle : environ 10% de la population ne disposent pas d'un gène ce qui rend sa décomposition en morphine très ralentie (si j'ai tout bien compris). A l'inverse, d'autres personnes ont un métabolisme très rapide, rendant sa consommation très dangereuse : il y'a eu des cas d'overdose pour de la codéine normalement prescrite. Partout sur les forums (y compris celui-ci), il y est fait mention de faire attention avec sa première prise.
Je me rappelle alors de la seule fois où j'avais pris de la codéine à la suite de l'extraction de mes quatre dents de sagesse. J'avais 19 ans à l'époque, donc adulte et la prise unique de codéine (Dafalgan avec paracétamol) post-opération m'avait défoncé. Ma première défonce en fait techniquement. Face à ces 5 pilules, c'est un peu angoissant et je me rabats, après discussion sur un Discord, sur une première dose de 60mg (deux cachets).

L'angoisse. Car le temps que la codéine monte, je n'arrête pas de lire des histoires sur les personnes à métabolisme rapide. Les effets montent et je commence à devenir mou, plus ralenti et croyant que le pic étant deux heures plus loin, je finis par me sentir mal psychologiquement. Je finis sur le Discord où je fais part de mon angoisse et le temps passant, je me rends compte que les effets ne montent pas et stagne : j'étais déjà au pic. A 60mg, j'étais simplement un peu mou mais sans plus. D'autant plus qu'il s'agit de phosphate de codéine et non de codéine pure, ce qui fait une dose réelle inférieure. Sur le Discord, on m'explique que la sensibilité change avec l'âge et que je peux essayer un peu plus fort la prochaine fois. Car au final tout se passe bien et c'est même plutôt maigre comme sensation. Je décide d'essayer 90mg le lendemain.

T+0h : Prise de la dose
Le lendemain donc, vers 22h, je prends les trois cachets pour me porter à 90mg.

T+1h : Début de la montée
Je ressens les effets de la montée comme la veille mais sachant cette fois-ci que je ne risque rien (d'autant plus qu'invariablement ma tolérance a forcément dû un peu augmenter), j'apprécie beaucoup plus cette montée. Comme prévu, mes membres s'engourdissent, je ressens comme une forme d'ivresse mais qui ne m'empêche pas de communiquer normalement.

T+2h : Arrivée au pic
Une fois en haut du pic, je me laisse beaucoup plus porter et c'est franchement plaisant quoique là aussi un peu faible sur les effets. Je sens enfin ce premier effet "opiacé", chose que j'avais un peu tâté du doigt avec l'oxycodone et buprénorphine. Un bon sentiment de bien-être et de chaleur ainsi qu'un engourdissement assez léger.

T+5h : S'endormir tendrement
Sentant les effets peu à peu diminuer, je m'autorise enfin à dormir sans inquiétude

T+1j : Pas d'effets secondaires marquants
Un matin calme.​
***
Conclusion : Beaucoup plus d'inquiétudes qu'il ne fallait.
Ce TR est particulièrement court au niveau du récit pas vrai ? Eh bien oui car je n'ai que peu de souvenir de ce qu'il s'est passé même le lendemain. Non pas parce que ça a atteint ma mémoire mais parce que les effets relevaient du "sympatoche". Je me rappelle avoir passé 3h devant YouTube ou à jouer à des jeux vidéos. J'étais un peu engourdi, un peu au chaud dans mon lit, quand je me levais, je me sentais mou mais c'était pas non plus incroyable. Ma petite théorie est que j'ai, d'une certaine manière micro-dosé : je sentais que la drogue était là mais j'aurai pu complètement l'ignorer si je le voulais. Etant assez lourd (plus de 90kg), je pense que ma zone de "défonce" devrait se situer aux alentours de 120 ou 150mg...

... mais il fallait être prudent. C'était le premier "vrai" opiacé que j'allais prendre à dose un importante. Parfois, on ne peut pas essayer les drogues qu'une seule fois comme je le souhaite et j'ai apprécié d'avoir commencé plus bas. Quand je vois le mal-être à 60mg, ça aurait été une vraie crise de panique si j'en avais pris 150 (en plus de la défonce). Je ne regrette pas vraiment d'avoir "raté" mon expérience, les opiacés sont un vaste monde et j'aurai la chance d'en essayer d'autres (oui je tease la suite). D'autant plus que le cachet de codéine de mes 19 ans me laisse plus de souvenir que les 3 que j'ai avalé il y'a un mois donc je me dis que je connais quand même la codéine. Et que parfois aussi, c'est aussi bien de juste prendre un peu moins, de voir aussi ce que ça fait de microdoser et pas se sentir trop envahir par la drogue.

Attention : Faites attention à la codéine que vous prenez, veillez à ce qu'elle ne soit pas coupée avec du paracétamol qui est très rapidement toxique ! Allez voir des tutos de lavement à l'eau froide.​
 
Dernière édition:
Haha oui j'aurai peut-être dû expliciter davantage, ça fait un peu sec à la fin. Effectivement comme l'a indiqué le post de snap2, on peut faire une extraction à l'eau froide pour séparer le paracétamol de la codéine. Mais de ce que j'ai compris, ce n'est pas non plus une technique révolutionnaire et peu efficace (je crois avoir vu quelque part que l'on ne pouvait en extraire que 10% je crois ?) mais c'est toujours mieux que rien.
 
@MindWalker Je reconnais parfaitement les effets de la codéine dans ce que tu décris et spoiler alert : ça te feras exactement la même chose à 150 mg mais en plus fort et avec plus de nausées. Donc si tu trouve pas ça follichon, vu les risques de dépendances le plus safe, c'est de s'arrêter à la première prise. Au final, y'a bien plus intéressant.

Une chose intéressante à noter c'est ton anxiété et tes recherches sur la molécule. Ce n'est pas anodin, je m'explique : c'est à double tranchant, cela veut dire que tu es très prudent vis-à-vis de ta santé mais aussi quelqu'un de plutôt anxieux (c'est une supposition) et donc potentiellement plus à même de développer une dépendance. Donc gaffe à ça aussi.

La dépendance aux opiacés touche particulièrement les personnes en souffrance psychologique. Comme tu as pu le constater l'effet n'est pas fou. Ce qui reste une expérimentation un peu décevante pour plein de gens peut devenir dangereuse si tu as des facteurs de stress que la molécule viendrait "soulager".

Si tu ne te reconnais pas là-dedans tant mieux, et je ne milite pas pour faire la morale aux gens. Ce que j'essaye de développer, c'est de faire rentrer comme un geste de RDR, quand on touche aux opiacés, le fait de bien se connaitre et de savoir à l'avance si on a des facteurs aggravants en terme de dépendance.
 
Dernière édition:
Une chose intéressante à noter c'est ton anxiété et tes recherches sur la molécule. Ce n'est pas anodin, je m'explique : c'est à double tranchant, cela veut dire que tu es très prudent vis-à-vis de ta santé mais aussi quelqu'un de plutôt anxieux (c'est une supposition) et donc potentiellement plus à même de développer une dépendance. Donc gaffe à ça aussi.
Écoute Sandman, c'est exactement comme ça que je me suis perdu dans les benzo, mais une fond de moi est persuadée que s'ils étaient plus accessibles / moins chers ou que j avais eu plus de douleurs / moins bue benzo , je serais gaga des opis .
 
Retour
Haut