S
Styloplume
Guest
Edit : le récit de cette rencontre et de ce trip est troué et biaisé pour des raisons que je ne mentionnerai pas. Désolé, ce TR ne rends pas exactement compte de la rencontre, mais je tiens à le publier quand même.
Salut les poteaux (hin hin)
M'y voilà, circonstances de la rencontre floues, c'est normal (cf. edit)
Première impression : Para c'est quelqu'un de normal ! C'est-à-dire, avec des yeux, un nez, une bouche, etc. Première surprise. Pour moi Parallel c'est un pseudo, un troll indécrottable, une source de connaissance sur la drogue, mais sûrement pas un être humain. Je sens que la soirée va être intéressante.
Donc, on se met en route pour rentrer chez lui, on parle vite fait de trüks et d'autres, du genre, nos prénoms, etc. Mais moi j'aime bien les pseudos, j'aime qu'on m'appelle Stylo. J'aime l'appeler Para, ça me situe. Bon, y'a pas de souci là-dessus, on s'entends bien.
Bizarre quand même. Depuis qu'on s'est vu Para a pas trollé une seule fois ! Il est resté méga-respectueux, et ça, il le restera toute la nuit. C'est LE truc qui m'a choqué. En vrai, Para est un type respectueux. Haha, toute la soirée est passée à déconstruire les préjugés que j'ai sur Para.
Bien. Parallel, lui, tourne à quelque chose de bien mystérieux, qu'il a dropé déjà avant de venir me chercher : du 3-MeO-PCP. Késaco ? Un disso bien expérimental, apparemment. Tellement expérimental qu'erowid n'en parle même pas ! Mais Para s'y connaît. Les dissos c'est son truc, les RCs c'est son domaine.
Donc j'en parle, et je demande à Para si il a une molécule à me conseiller, sachant que demain je prends le train tôt, je veux pouvoir dormir un minimum, ou être d'attaque quoi. Tout de suite, Para comprends mes attentes. Il me propose exactement la même chose que ce qu'il a pris : du 3-MeO-PCP. C'est un disso gentil, dit-il, intéressant, plus stimulant que sédatif, qui dure 5 à 6 heures. Vu. Un dissociatif, ça m'intéresse, ça me semble adapté à la rencontre, parce que ça ne dilate pas trop les affects, ça a plutôt tendance à favoriser un certain détachement, je pense que ça va être mieux approprié qu'un psyché qui irais remuer mon intérieur et projeter encore plus de choses sur les autres, ça serais gérable mais j'ai pas trop envie de ça.
Très bien. Je demande la dose qui sur Erowid est marquée "common", la dose standard quoi, de quoi sentir passer le truc sans faire de hole non plus. Il voit très bien, seulement, il n'y a pas de page Erowid que je puisse consulter, mais pour me faire une idée, il me propose de consulter les pages de drugs-forum qui l'ont informé lui. Wow, ça pour de la prévenance, c'est de la prévenance ! Je réponds que je n'ai pas besoin de vérifier quoi que ce soit, je lui fait entière confiance pour me constituer une dose qui me fera voyager en étant safe, avec des effets calculés de surcroît. Aussi, il me prépare 15 mg.
J'observe tout ce qu'il fait, il refait le jeu de la balance, du pochon... seul l'IUPAC figure sur le pochon, et par hantise de prendre le mauvais prod, il va sur une base de données pour vérifier que c'est bien du 3-MeO-PCP. Haha je met au défi quiconque aura une démarche aussi rigoureuse que Para pour se proder un RC. Para me demande ma seringue, parce que ça se prends en plug. C'est une grosse seringue (je vous vois venir. Vous savez, ça m'excite les grosses seringues, hein, ça vous plaît de savoir ça, bande de sales). Il faut pas mal d'eau pour que le produit se dissolve, mais vu que c'est pas corrosif, pas la peine de trop en mettre... je vois Para qui dose savemment le volume d'eau, et je me dis que décidément, je suis pas tombé nulle part.
Donc, Para touille la coupe d'eau avec la seringue, et youpla, dix minute plus tard il remplit la seringue avec, et me la tends. Je sens le côté troll qui ressort quand il dit : "Si tu veux tu peux te pluguer devant moi..." Ahem. Il aura essayé hahaha ! On rigole en parlant de Bijord à poil sur son arbre bleu, c'est le truc qu'on a kiffé, et moi je vais aux chiottes pour me pluguer ça.
Une pensée philosophique quand je suis allongé sur le lino de la salle de bain de Para et que je m'enfonce la seringue là où je pense : pas de pensée philosophique maintenant. Tout va bien comme ça. On pousse le piston et zoup c'est fini.
Il est minuit.
On reste posés, on chille tranquille, ça met une demi-heure à monter, je suis parfaitement serein de ce point de vue-là, aucune angoisse à propos du produit, de la perche à venir, etc. Alors je me permet de découvrir PaRaLLel.
Déjà, c'est propre ici. Genre, Para a roulé des joints, mais y'a pas de feuille, de tabac, de briquet, de bout de shit qui traîne... c'est propre. Il range la balance quand il a finit de s'en servir. La vaisselle est faite, elle a fini d'égouter à côté de l'évier, l'évier est propre. Deux choses l'une : soit Para a une maman comme la mienne qui m'a appris que même si on vit dans le bordel on fait au moins le ménage pour les invités; soit il est vraiment comme ça. Je savoure une chose : je n'ai pas besoin de calculer quoi que ce soit, juste à profiter.
Para est méga-prévenant pour tout : si je veux dormir je peux prendre son lit, si je veux me doucher je peux prendre sa douche, si j'ai faim il y a de la nourriture pour moi. Et il me le dit, il me le répète, si j'ai faim je mange ! Et caetera, et caetera. Et en plus il me donne de la drogue, vraiment, que demande le peuple.
Du coup je me lâche. Inquiété qu'il ne soit pas à l'aise, je me lève à la recherche d'un fauteuil comfortable pour lui (WTF Stylo tu te crois chez toi ou quoi ?), j'en parle avec lui, et v'là qu'il me ris au nez : "Haha, sur cette chaise là j'ai déjà passé quatre jours non-stop sous amphèt'." Ah, bon d'accord, je me fais pas de souci pour lui !
Bon, je raconte tout ça en vrac, ça s'est passé avant la montée.
Découverte du personnage.
Styloplume : "Dis, Para, comment tu fais pour concilier ton travail et la prise de drogues ?"
PaRaLLeL : "Le matin, mon réveil sonne, et je me lève."
Toute la soirée est constituée de dialogues super simples dans ce genre. De la même manière, Para m'explique sa vision du monde, et je profite, ah, ouais, je profite. Parce que c'est quelque chose de construit. C'est très différent de moi, mais genre vraiment différent, mais c'est fonctionnel. La pensée de Para tourne bien, ça mouline de façon bien huilée là-haut, il sait comment il fonctionne et du coup j'arrive à saisir le truc.
Autant la plupart des consommateurs de drogue que je connais ont des grosses remises en questions, autant Para assume sa vie. Il a un travail (je ne dis pas quoi, c'est privé), il a une passion (on sait laquelle), et il vit. Peut-être qu'il se ment à lui-même, peut-être qu'il vit dangereusement, peut-être bien qu'il fait de la merde avec sa vie, mais c'est pas mon problème. C'est lui qui gère.
Du coup, pour moi c'est une révélation. Parce que, autant j'ai eu plein de remises en questions, autant ça se calme ses derniers temps. Le week-end chez Mouette me l'a montré : je n'ai plus peur de la drogue, j'ai le truc sous contrôle. Dans le sens où : dans un trip on en peut pas garder le contrôle, mais on peut choisir de le lâcher dans de bonnes conditions. De mon côté j'ai mis au point ma pensée, mes croyances, mes actes. J'ai une pensée faite de psychologie, des croyances faites de Dieu, des actes faits pour appliquer les deux à ma vie quotidienne. C'est moi qui gère.
De même, Para a sa façon de fonctionner. Et je n'y touche pas. Je ne m'implique pas comme je l'ai fait avec Larry, Piou Piou, Mouette, etc... non, je ne touche à rien. Je regarde, j'écoute, je dis ce que je pense quand je le pense, point.
Bon, dans tout ça je raconte pas la perche en elle-même. Alors, il est 00:20 je pense, j'ai des pensées parasites canabinoïdes qui passent par la tête. Ah, les pensées parasites sous canabis, ça peut rapidement devenir l'horreur. Hop, plan de secours, je me roule en boule, et je respire. Respirer, c'est la clé. Les pires pensées du monde me passent par la tête, me disent que je fais de la merde avec ma vie, etc. Hop, vos gueules, ma respiration, mon corps, c'est plus intéressant. Je respire, je me calme. Ah, la vache, ça marche.
Et puis, à un moment, il y a quelque chose qui fait clic. Il y a une pensée parasite qui s'est résolue d'elle-même, qui s'est retrouvée comme lissée, peu importante. Déjà, j'avais le truc en main, mais là il y a quelque chose de changé.
Styloplume : "Hey, Para, ça monte !"
PaRaLLeL : "Yop, c'est normal. On atteint le plateau en 30 minutes, même si ça continue de monter après."
Ah, mais expliquez-moi pourquoi je m'entends si bien avec Para alors que je m'étais tellement pris le chou avec lui sur le fofo ! Je veux dire, je l'ai considéré comme mon ennemi, quoi !
On passe l'histoire en revue. Première découverte : je me suis beaucoup vexé tout seul dans mon coin alors que Para en avait rien à foutre, le forum il s'en sert juste pour parler d'un sujet sérieux (la drogue), et le reste c'est fait pour se marrer. Deuxième remarque : non non on a tout dit. J'ai fait le ménage dans ma tête, et voilà.
Y'a un moment moins cool, c'est quand Para me raconte sa démarche, je la confronte à la mienne, c'est quand on parle de tryptamines, de trip très introspectifs, etc. Je me sens bien malin avec mes trips de la mort à 4 buvards, etc, et quand j'entends Para parler avec respect, voir avec crainte, du LSD, je lâche une remarque acerbe : "Petit joueur !" Et Para, impertubable : "Hein ? Pourquoi petit joueur ? Je comprends pas..." Alors je refouille mes circuits de pensée, je mouline, mais je trouve pas. Y'a une histoire de Dieu là-dedans, mais, heu.. Je crois en Dieu, Para n'y croit pas, fin de l'histoire. On passe à autre chose. Pourquoi petit joueur alors ?
Ah, j'ai trouvé ! "Para, j'ai trouvé pourquoi j'ai dit "petit joueur". C'était de la pure agressivité en fait."
Et voilà ! C'est réglé. Ça fait du bien de faire le ménage dans sa tête je vous dit. Ça a été rendu possible parce que Para ne s'est pas vexé, il n'a pas alimenté le conflit, il est resté centré sur lui et sur l'image qu'il a de lui, sans la remettre en question parce que je disais un truc potentiellement vexant. Parfait.
Ça continue à monter. On est en train de mettre en place un projet : Para doit absolument me filer cette musique qu'on écoute right now. Dans le genre éléctronique, on aura tripé sur un mix de chill bien sympa, et sur Electrypnose, Ben Frost, Document 3... ça c'est pour la musique de Para, je récupère tout. Quant à moi, je lui refile tout mon psybient : Carbon Based Lifeforms, Entheogenics, Globular, etc, et tout Shpongle. On met du Shpongle, puis du Entheogenics.
Tiens, parlons de musique. Para me raconte ses expériences musicales dissociées. Le genre de truc qu'il fait et dont j'ai jamais entendu parler sur le forum, mais qui sont juste méchamment psychonautiques. Par exemple, il écoute Stravinsky sous dissociatifs. Stravinsky ! Mer il est fou ! Pour m'être intéressé à Stravinsky dans mon cursus de théorie musicale (à l'école de musique), je sais que c'est LE compositeur dingue. Il faut une page entière de partition pour dix secondes de musique, la tonalité change tout le temps, le rythme aussi... À l'école de musique on nous donnait des partoches de Stravinsky et on nous disait : "Démerdez-vous pour comprendre un peu comment c'est construit". Et on en chiait pour déchiffrer une seule mesure d'une seule portée, soit un pouillème de l'ensemble.
Alors, l'ensemble, c'est un truc mais de malade. Stravinsky fait du contrepoint, comme Mozart, genre, une mélodie se répète, se superpose, jouée par d'autres instruments. Très bien. Mais quand Stravinsky fait ça, il faut vraiment le savoir pour le reconnaître, ou alors, être un dingue comme lui. Parce qu'avec lui, les mélodies se répètent, mais à des intervalles, à des endroits, à des tonalités si différentes, que l'intention qui se cache derrière, heu... en ce qui me concerne ça m'échappe.
Et v'là que Para s'envoie du Stravinsky sous dissos. Ah, ça m'inspire, ça, ça m'inspire. Faut qu'il me fasse découvrir ça. Alors Para veut faire écouter ce qu'il a de plus beau, et balance le final de l'Oiseau de Feu, composé par le pote Igor Stravinsky, évidemment.
Et nous voilà sur le morceau, intitulé "Disparition du palais et des sortilèges de Katschei, allégresse générale".
Ça commence par un immense soulagement, de la lumière dorée qui brille paisiblement sur le matin... une immense montée de lumière vers les cieux. Puis, des ténèbres descendent du ciel (ce sont les violons), se convertissent, deviennent les trompettes des anges de l'apocalypse, toute l'énergie vient du haut. L'énergie se répète, s'amplifie, n'en finit plus de consommer sa propre puissance, de se multiplier. De plus en plus lentement, parce que l'énergie se pose, ralentit, pour laisser monter un ultime cri de détente, le bourdon des violons, un orgasme de trompette, une explosion divine, un feu d'artifice au-delà du terrestre. Et c'est fini.
Le résultat : Stylo sur le canapé de Para, la tête renversée en arrière, un cri silencieux dans la gorge, en train de kiffer, mais alors de kiffer mais salement.
PaRaLLeL m'a transmis un truc. Je l'ai laissé venir, j'ai compris son jeu discret, je m'y suis prêté, et ça m'a fait du bien. Ça s'est passé au milieu du trip, en plein plateau en fait. J'ai laissé les effets grandir, les dissos je connais après tout. Qu'est-ce que ça fait du bien de laisser monter une drogue sans s'inquiéter, en kiffant juste d'être là. Et voilà LE moment clé du trip, où j'ai découvert la partie la plus belle de l'univers de Para.
C'est que je kiffe d'être là ! Je suis vraiment à l'aise. J'ai compris comment Para aborde la perche, sur un angle biochimique. Les récepteurs, les neurotransmetteurs, etc. Vu que j'ai eu des cours dessus à la fac (j'ai pris l'option neurotransmissions et médicaments psychotropes, antidépresseurs, toussa), on a de quoi discuter. Par exemple, pourquoi Para est-il calmé par les stimulants ? se demande-t-il. Là je peux raconter ce que mon prof de psychobio a dit sur la question. On donne de la ritaline (une amphétamine, ou une combo d'amphétamines) aux enfants hyperactifs, pour les calmer. Pourquoi un stimulant calmerai-t-il ? Et bien, on suppose qu'il y a plusieurs circuits dopaminergiques, qui seraient en déséquilibre, ce qui conduirait à l'hyperactivité. Or, les amphétamines agiraient sur tel circuit en particulier (en ne visant qu'un type de récepteur à dopamine) et rétabliraient ainsi l'équilibre. Genre, j'ai pu échanger là-dessus avec Para ! C'est exactement le truc qui m'avait intéressé en cours.
Après le pic, ou avant, je sais plus, on s'en fout, on est sorti promener le chien. Donc, à trois ou quatre heures du matin, on sors se balader. Ça devient une tradition, décidément. Avec Bipbip sous LSD, avec Hatsu sous MXE, et maintenant avec Para sous 3-MeO-PCP, hop, sortir faire un tour sous prod. C'est vraiment cool, constructif, cadrant.
On rentre. Para se fait un redrop de 3-MeO-PCP, et quand ça monte il se met à raconter des trucs très intéressants, qui viennent de lui, il suffit de l'alimenter un peu en sujets de conversation, et il est parti. C'est très cool, et le truc marrant c'est qu'au bout de trente secondes il fait : "Et voilà je sais plus de quoi on parlait..." c'est sûrement pour ça que c'est aussi intéressant, c'est parce qu'il lâche prise. Moi, je suis moins perché, je me souviens de quoi il parlait au début, je le rappelle, parfois, mais c'est moins intéressant comme ça. Mieux vaux lâcher les commandes du train et le laisser rouler sur les rails.
La fatigue me rattrape. Je me met en pyjama, je déroule mon duvet sur le canapé qu'on a converti en lit. Ainsi, je peux me détendre, ou plutôt phaser comme un gros sale.
Le temps passe, on s'occupe, on pense à demain. Para prends une douche, je mange un morceau. L'énergie descends. J'ai du mal à faire face, mais plus que la descente, c'est bien la fatigue qui me met cher. Oui, j'ai du mal à passer une nuit blanche, c'est ça qui m'embête avec les prods. J'aime bien triper en journée et me coucher tranquilement. Alors j'accuse le coup. Il me semble que je parviens à somnoler une heure ou deux.
Puis, vers huit heures, on se remet en mouvement. Para a balancé de la full-on bien punchy pour le matin. Ah, c'est un peu violent pour moi... mais je comprends très bien l'intention. Je prends une douche, je roule mon duvet, etc.
Para me raccompagne à la station de RER. On se dit au revoir cordialement, à la prochaine, etc.
Alors, qu'est-ce que je retiens du trip ? Et ben, je retiens surtout que Para peut me troller comme il veut, maintenant, je m'en fous, mais alors, mais je m'en fous violent. Parce que je l'ai vu, je sais qui il est. J'ai pu rentrer dans son monde clinique d'expérimentations chimiques et musicales, j'ai compris le fonctionnement, les intentions, j'ai entrevu la personne. Et c'est du bon. S'il me trolle je lui répondrai
.
Boah, j'ai plein de trucs à dire, mais là c'est juste un TR. Alors, le 3-MeO-PCP ? Et ben, un produit un peu moins dur que la kéta ou la MXE niveau bodyload, moins de sensations physiques j'ai trouvé (c'est sûrement l'aspect stimulant dont parle Para). J'aurais du mal à bien juger les effets cognitifs, parce que c'était mêlé avec du cannabis, mais j'ai retrouvé le détachement affectif des dissociatif, effet qui était plutôt en contradiction avec le canabis. Par contre, les deux produits se sont combinés psychédéliquement, j'ai eu des ébauche de visuels, la musique a bien perché (même si j'avais pas trop trop envie de rentrer dedans la plupart du temps). Dans l'ensemble, ça m'a surtout fait penser à la MXE niveau mental, vu l'aspect "comfortable" de l'expérience. Ceci dit, la dose est resté sympa avec moi, j'ai pas pris aussi cher que Para, qui lui a redropé et a eu un peu de mal à suivre.
Pour le set & setting, et bien, c'est mon kif actuel de ne plus proder seul, mais avec d'autres psychonautes. J'apprends énormément sur moi en me confrontant aux autres façons de fonctionner, aux autres visions du monde, etc. C'est très enrichissant, je tournais en rond à proder seul.
Setting : propre. Tout le nécessaire matériel était présent.
Set : aventureux. C'est mon kif de plonger dans l'inconnnu.
Donc, comme d'hab, un gros merci. Merci à PaRaLLeL de m'avoir accueilli dans ton monde. Prends soin de toi, à la revoyure !
Salut les poteaux (hin hin)
M'y voilà, circonstances de la rencontre floues, c'est normal (cf. edit)
Première impression : Para c'est quelqu'un de normal ! C'est-à-dire, avec des yeux, un nez, une bouche, etc. Première surprise. Pour moi Parallel c'est un pseudo, un troll indécrottable, une source de connaissance sur la drogue, mais sûrement pas un être humain. Je sens que la soirée va être intéressante.
Donc, on se met en route pour rentrer chez lui, on parle vite fait de trüks et d'autres, du genre, nos prénoms, etc. Mais moi j'aime bien les pseudos, j'aime qu'on m'appelle Stylo. J'aime l'appeler Para, ça me situe. Bon, y'a pas de souci là-dessus, on s'entends bien.
Bizarre quand même. Depuis qu'on s'est vu Para a pas trollé une seule fois ! Il est resté méga-respectueux, et ça, il le restera toute la nuit. C'est LE truc qui m'a choqué. En vrai, Para est un type respectueux. Haha, toute la soirée est passée à déconstruire les préjugés que j'ai sur Para.
Bien. Parallel, lui, tourne à quelque chose de bien mystérieux, qu'il a dropé déjà avant de venir me chercher : du 3-MeO-PCP. Késaco ? Un disso bien expérimental, apparemment. Tellement expérimental qu'erowid n'en parle même pas ! Mais Para s'y connaît. Les dissos c'est son truc, les RCs c'est son domaine.
Donc j'en parle, et je demande à Para si il a une molécule à me conseiller, sachant que demain je prends le train tôt, je veux pouvoir dormir un minimum, ou être d'attaque quoi. Tout de suite, Para comprends mes attentes. Il me propose exactement la même chose que ce qu'il a pris : du 3-MeO-PCP. C'est un disso gentil, dit-il, intéressant, plus stimulant que sédatif, qui dure 5 à 6 heures. Vu. Un dissociatif, ça m'intéresse, ça me semble adapté à la rencontre, parce que ça ne dilate pas trop les affects, ça a plutôt tendance à favoriser un certain détachement, je pense que ça va être mieux approprié qu'un psyché qui irais remuer mon intérieur et projeter encore plus de choses sur les autres, ça serais gérable mais j'ai pas trop envie de ça.
Très bien. Je demande la dose qui sur Erowid est marquée "common", la dose standard quoi, de quoi sentir passer le truc sans faire de hole non plus. Il voit très bien, seulement, il n'y a pas de page Erowid que je puisse consulter, mais pour me faire une idée, il me propose de consulter les pages de drugs-forum qui l'ont informé lui. Wow, ça pour de la prévenance, c'est de la prévenance ! Je réponds que je n'ai pas besoin de vérifier quoi que ce soit, je lui fait entière confiance pour me constituer une dose qui me fera voyager en étant safe, avec des effets calculés de surcroît. Aussi, il me prépare 15 mg.
J'observe tout ce qu'il fait, il refait le jeu de la balance, du pochon... seul l'IUPAC figure sur le pochon, et par hantise de prendre le mauvais prod, il va sur une base de données pour vérifier que c'est bien du 3-MeO-PCP. Haha je met au défi quiconque aura une démarche aussi rigoureuse que Para pour se proder un RC. Para me demande ma seringue, parce que ça se prends en plug. C'est une grosse seringue (je vous vois venir. Vous savez, ça m'excite les grosses seringues, hein, ça vous plaît de savoir ça, bande de sales). Il faut pas mal d'eau pour que le produit se dissolve, mais vu que c'est pas corrosif, pas la peine de trop en mettre... je vois Para qui dose savemment le volume d'eau, et je me dis que décidément, je suis pas tombé nulle part.
Donc, Para touille la coupe d'eau avec la seringue, et youpla, dix minute plus tard il remplit la seringue avec, et me la tends. Je sens le côté troll qui ressort quand il dit : "Si tu veux tu peux te pluguer devant moi..." Ahem. Il aura essayé hahaha ! On rigole en parlant de Bijord à poil sur son arbre bleu, c'est le truc qu'on a kiffé, et moi je vais aux chiottes pour me pluguer ça.
Une pensée philosophique quand je suis allongé sur le lino de la salle de bain de Para et que je m'enfonce la seringue là où je pense : pas de pensée philosophique maintenant. Tout va bien comme ça. On pousse le piston et zoup c'est fini.
Il est minuit.
On reste posés, on chille tranquille, ça met une demi-heure à monter, je suis parfaitement serein de ce point de vue-là, aucune angoisse à propos du produit, de la perche à venir, etc. Alors je me permet de découvrir PaRaLLel.
Déjà, c'est propre ici. Genre, Para a roulé des joints, mais y'a pas de feuille, de tabac, de briquet, de bout de shit qui traîne... c'est propre. Il range la balance quand il a finit de s'en servir. La vaisselle est faite, elle a fini d'égouter à côté de l'évier, l'évier est propre. Deux choses l'une : soit Para a une maman comme la mienne qui m'a appris que même si on vit dans le bordel on fait au moins le ménage pour les invités; soit il est vraiment comme ça. Je savoure une chose : je n'ai pas besoin de calculer quoi que ce soit, juste à profiter.
Para est méga-prévenant pour tout : si je veux dormir je peux prendre son lit, si je veux me doucher je peux prendre sa douche, si j'ai faim il y a de la nourriture pour moi. Et il me le dit, il me le répète, si j'ai faim je mange ! Et caetera, et caetera. Et en plus il me donne de la drogue, vraiment, que demande le peuple.
Du coup je me lâche. Inquiété qu'il ne soit pas à l'aise, je me lève à la recherche d'un fauteuil comfortable pour lui (WTF Stylo tu te crois chez toi ou quoi ?), j'en parle avec lui, et v'là qu'il me ris au nez : "Haha, sur cette chaise là j'ai déjà passé quatre jours non-stop sous amphèt'." Ah, bon d'accord, je me fais pas de souci pour lui !
Bon, je raconte tout ça en vrac, ça s'est passé avant la montée.
Découverte du personnage.
Styloplume : "Dis, Para, comment tu fais pour concilier ton travail et la prise de drogues ?"
PaRaLLeL : "Le matin, mon réveil sonne, et je me lève."
Toute la soirée est constituée de dialogues super simples dans ce genre. De la même manière, Para m'explique sa vision du monde, et je profite, ah, ouais, je profite. Parce que c'est quelque chose de construit. C'est très différent de moi, mais genre vraiment différent, mais c'est fonctionnel. La pensée de Para tourne bien, ça mouline de façon bien huilée là-haut, il sait comment il fonctionne et du coup j'arrive à saisir le truc.
Autant la plupart des consommateurs de drogue que je connais ont des grosses remises en questions, autant Para assume sa vie. Il a un travail (je ne dis pas quoi, c'est privé), il a une passion (on sait laquelle), et il vit. Peut-être qu'il se ment à lui-même, peut-être qu'il vit dangereusement, peut-être bien qu'il fait de la merde avec sa vie, mais c'est pas mon problème. C'est lui qui gère.
Du coup, pour moi c'est une révélation. Parce que, autant j'ai eu plein de remises en questions, autant ça se calme ses derniers temps. Le week-end chez Mouette me l'a montré : je n'ai plus peur de la drogue, j'ai le truc sous contrôle. Dans le sens où : dans un trip on en peut pas garder le contrôle, mais on peut choisir de le lâcher dans de bonnes conditions. De mon côté j'ai mis au point ma pensée, mes croyances, mes actes. J'ai une pensée faite de psychologie, des croyances faites de Dieu, des actes faits pour appliquer les deux à ma vie quotidienne. C'est moi qui gère.
De même, Para a sa façon de fonctionner. Et je n'y touche pas. Je ne m'implique pas comme je l'ai fait avec Larry, Piou Piou, Mouette, etc... non, je ne touche à rien. Je regarde, j'écoute, je dis ce que je pense quand je le pense, point.
Bon, dans tout ça je raconte pas la perche en elle-même. Alors, il est 00:20 je pense, j'ai des pensées parasites canabinoïdes qui passent par la tête. Ah, les pensées parasites sous canabis, ça peut rapidement devenir l'horreur. Hop, plan de secours, je me roule en boule, et je respire. Respirer, c'est la clé. Les pires pensées du monde me passent par la tête, me disent que je fais de la merde avec ma vie, etc. Hop, vos gueules, ma respiration, mon corps, c'est plus intéressant. Je respire, je me calme. Ah, la vache, ça marche.
Et puis, à un moment, il y a quelque chose qui fait clic. Il y a une pensée parasite qui s'est résolue d'elle-même, qui s'est retrouvée comme lissée, peu importante. Déjà, j'avais le truc en main, mais là il y a quelque chose de changé.
Styloplume : "Hey, Para, ça monte !"
PaRaLLeL : "Yop, c'est normal. On atteint le plateau en 30 minutes, même si ça continue de monter après."
Ah, mais expliquez-moi pourquoi je m'entends si bien avec Para alors que je m'étais tellement pris le chou avec lui sur le fofo ! Je veux dire, je l'ai considéré comme mon ennemi, quoi !
On passe l'histoire en revue. Première découverte : je me suis beaucoup vexé tout seul dans mon coin alors que Para en avait rien à foutre, le forum il s'en sert juste pour parler d'un sujet sérieux (la drogue), et le reste c'est fait pour se marrer. Deuxième remarque : non non on a tout dit. J'ai fait le ménage dans ma tête, et voilà.
Y'a un moment moins cool, c'est quand Para me raconte sa démarche, je la confronte à la mienne, c'est quand on parle de tryptamines, de trip très introspectifs, etc. Je me sens bien malin avec mes trips de la mort à 4 buvards, etc, et quand j'entends Para parler avec respect, voir avec crainte, du LSD, je lâche une remarque acerbe : "Petit joueur !" Et Para, impertubable : "Hein ? Pourquoi petit joueur ? Je comprends pas..." Alors je refouille mes circuits de pensée, je mouline, mais je trouve pas. Y'a une histoire de Dieu là-dedans, mais, heu.. Je crois en Dieu, Para n'y croit pas, fin de l'histoire. On passe à autre chose. Pourquoi petit joueur alors ?
Ah, j'ai trouvé ! "Para, j'ai trouvé pourquoi j'ai dit "petit joueur". C'était de la pure agressivité en fait."
Et voilà ! C'est réglé. Ça fait du bien de faire le ménage dans sa tête je vous dit. Ça a été rendu possible parce que Para ne s'est pas vexé, il n'a pas alimenté le conflit, il est resté centré sur lui et sur l'image qu'il a de lui, sans la remettre en question parce que je disais un truc potentiellement vexant. Parfait.
Ça continue à monter. On est en train de mettre en place un projet : Para doit absolument me filer cette musique qu'on écoute right now. Dans le genre éléctronique, on aura tripé sur un mix de chill bien sympa, et sur Electrypnose, Ben Frost, Document 3... ça c'est pour la musique de Para, je récupère tout. Quant à moi, je lui refile tout mon psybient : Carbon Based Lifeforms, Entheogenics, Globular, etc, et tout Shpongle. On met du Shpongle, puis du Entheogenics.
Tiens, parlons de musique. Para me raconte ses expériences musicales dissociées. Le genre de truc qu'il fait et dont j'ai jamais entendu parler sur le forum, mais qui sont juste méchamment psychonautiques. Par exemple, il écoute Stravinsky sous dissociatifs. Stravinsky ! Mer il est fou ! Pour m'être intéressé à Stravinsky dans mon cursus de théorie musicale (à l'école de musique), je sais que c'est LE compositeur dingue. Il faut une page entière de partition pour dix secondes de musique, la tonalité change tout le temps, le rythme aussi... À l'école de musique on nous donnait des partoches de Stravinsky et on nous disait : "Démerdez-vous pour comprendre un peu comment c'est construit". Et on en chiait pour déchiffrer une seule mesure d'une seule portée, soit un pouillème de l'ensemble.
Alors, l'ensemble, c'est un truc mais de malade. Stravinsky fait du contrepoint, comme Mozart, genre, une mélodie se répète, se superpose, jouée par d'autres instruments. Très bien. Mais quand Stravinsky fait ça, il faut vraiment le savoir pour le reconnaître, ou alors, être un dingue comme lui. Parce qu'avec lui, les mélodies se répètent, mais à des intervalles, à des endroits, à des tonalités si différentes, que l'intention qui se cache derrière, heu... en ce qui me concerne ça m'échappe.
Et v'là que Para s'envoie du Stravinsky sous dissos. Ah, ça m'inspire, ça, ça m'inspire. Faut qu'il me fasse découvrir ça. Alors Para veut faire écouter ce qu'il a de plus beau, et balance le final de l'Oiseau de Feu, composé par le pote Igor Stravinsky, évidemment.
Et nous voilà sur le morceau, intitulé "Disparition du palais et des sortilèges de Katschei, allégresse générale".
Ça commence par un immense soulagement, de la lumière dorée qui brille paisiblement sur le matin... une immense montée de lumière vers les cieux. Puis, des ténèbres descendent du ciel (ce sont les violons), se convertissent, deviennent les trompettes des anges de l'apocalypse, toute l'énergie vient du haut. L'énergie se répète, s'amplifie, n'en finit plus de consommer sa propre puissance, de se multiplier. De plus en plus lentement, parce que l'énergie se pose, ralentit, pour laisser monter un ultime cri de détente, le bourdon des violons, un orgasme de trompette, une explosion divine, un feu d'artifice au-delà du terrestre. Et c'est fini.
Le résultat : Stylo sur le canapé de Para, la tête renversée en arrière, un cri silencieux dans la gorge, en train de kiffer, mais alors de kiffer mais salement.
PaRaLLeL m'a transmis un truc. Je l'ai laissé venir, j'ai compris son jeu discret, je m'y suis prêté, et ça m'a fait du bien. Ça s'est passé au milieu du trip, en plein plateau en fait. J'ai laissé les effets grandir, les dissos je connais après tout. Qu'est-ce que ça fait du bien de laisser monter une drogue sans s'inquiéter, en kiffant juste d'être là. Et voilà LE moment clé du trip, où j'ai découvert la partie la plus belle de l'univers de Para.
C'est que je kiffe d'être là ! Je suis vraiment à l'aise. J'ai compris comment Para aborde la perche, sur un angle biochimique. Les récepteurs, les neurotransmetteurs, etc. Vu que j'ai eu des cours dessus à la fac (j'ai pris l'option neurotransmissions et médicaments psychotropes, antidépresseurs, toussa), on a de quoi discuter. Par exemple, pourquoi Para est-il calmé par les stimulants ? se demande-t-il. Là je peux raconter ce que mon prof de psychobio a dit sur la question. On donne de la ritaline (une amphétamine, ou une combo d'amphétamines) aux enfants hyperactifs, pour les calmer. Pourquoi un stimulant calmerai-t-il ? Et bien, on suppose qu'il y a plusieurs circuits dopaminergiques, qui seraient en déséquilibre, ce qui conduirait à l'hyperactivité. Or, les amphétamines agiraient sur tel circuit en particulier (en ne visant qu'un type de récepteur à dopamine) et rétabliraient ainsi l'équilibre. Genre, j'ai pu échanger là-dessus avec Para ! C'est exactement le truc qui m'avait intéressé en cours.
Après le pic, ou avant, je sais plus, on s'en fout, on est sorti promener le chien. Donc, à trois ou quatre heures du matin, on sors se balader. Ça devient une tradition, décidément. Avec Bipbip sous LSD, avec Hatsu sous MXE, et maintenant avec Para sous 3-MeO-PCP, hop, sortir faire un tour sous prod. C'est vraiment cool, constructif, cadrant.
On rentre. Para se fait un redrop de 3-MeO-PCP, et quand ça monte il se met à raconter des trucs très intéressants, qui viennent de lui, il suffit de l'alimenter un peu en sujets de conversation, et il est parti. C'est très cool, et le truc marrant c'est qu'au bout de trente secondes il fait : "Et voilà je sais plus de quoi on parlait..." c'est sûrement pour ça que c'est aussi intéressant, c'est parce qu'il lâche prise. Moi, je suis moins perché, je me souviens de quoi il parlait au début, je le rappelle, parfois, mais c'est moins intéressant comme ça. Mieux vaux lâcher les commandes du train et le laisser rouler sur les rails.
La fatigue me rattrape. Je me met en pyjama, je déroule mon duvet sur le canapé qu'on a converti en lit. Ainsi, je peux me détendre, ou plutôt phaser comme un gros sale.
Le temps passe, on s'occupe, on pense à demain. Para prends une douche, je mange un morceau. L'énergie descends. J'ai du mal à faire face, mais plus que la descente, c'est bien la fatigue qui me met cher. Oui, j'ai du mal à passer une nuit blanche, c'est ça qui m'embête avec les prods. J'aime bien triper en journée et me coucher tranquilement. Alors j'accuse le coup. Il me semble que je parviens à somnoler une heure ou deux.
Puis, vers huit heures, on se remet en mouvement. Para a balancé de la full-on bien punchy pour le matin. Ah, c'est un peu violent pour moi... mais je comprends très bien l'intention. Je prends une douche, je roule mon duvet, etc.
Para me raccompagne à la station de RER. On se dit au revoir cordialement, à la prochaine, etc.
Alors, qu'est-ce que je retiens du trip ? Et ben, je retiens surtout que Para peut me troller comme il veut, maintenant, je m'en fous, mais alors, mais je m'en fous violent. Parce que je l'ai vu, je sais qui il est. J'ai pu rentrer dans son monde clinique d'expérimentations chimiques et musicales, j'ai compris le fonctionnement, les intentions, j'ai entrevu la personne. Et c'est du bon. S'il me trolle je lui répondrai

Boah, j'ai plein de trucs à dire, mais là c'est juste un TR. Alors, le 3-MeO-PCP ? Et ben, un produit un peu moins dur que la kéta ou la MXE niveau bodyload, moins de sensations physiques j'ai trouvé (c'est sûrement l'aspect stimulant dont parle Para). J'aurais du mal à bien juger les effets cognitifs, parce que c'était mêlé avec du cannabis, mais j'ai retrouvé le détachement affectif des dissociatif, effet qui était plutôt en contradiction avec le canabis. Par contre, les deux produits se sont combinés psychédéliquement, j'ai eu des ébauche de visuels, la musique a bien perché (même si j'avais pas trop trop envie de rentrer dedans la plupart du temps). Dans l'ensemble, ça m'a surtout fait penser à la MXE niveau mental, vu l'aspect "comfortable" de l'expérience. Ceci dit, la dose est resté sympa avec moi, j'ai pas pris aussi cher que Para, qui lui a redropé et a eu un peu de mal à suivre.
Pour le set & setting, et bien, c'est mon kif actuel de ne plus proder seul, mais avec d'autres psychonautes. J'apprends énormément sur moi en me confrontant aux autres façons de fonctionner, aux autres visions du monde, etc. C'est très enrichissant, je tournais en rond à proder seul.
Setting : propre. Tout le nécessaire matériel était présent.
Set : aventureux. C'est mon kif de plonger dans l'inconnnu.
Donc, comme d'hab, un gros merci. Merci à PaRaLLeL de m'avoir accueilli dans ton monde. Prends soin de toi, à la revoyure !