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Ca va pas fort
#1
Salut les gars,

Désolé d'venir casser les cou*lles avec mes histoires mais j'ai besoin de parler un peu...
J'vais vous épargnez les détails même si du coup vous pourrez pas entierement comprendre le bordel qu'il y a dans ma tête depuis 2 mois.

Voilà y'a 6 mois j'ai décidé de faire une pause avec les drogues et surtout, l'ecsta (enfin, c'était un arrêt au départ mais je savais très bien au fond que j'en avais pas fini avec la miss).
Mon ex et moi commencions à remarquer des changements l'un chez l'autre (crise de nerfs pour rien, humeur changeante, cauchemars récurrent, joues qui se creusent, perte de poids et d'appétit etc...).
Faut dire qu'on consommait tout les week-end 2 à 3 pillules chacuns minimum, c'était con et on n'kiffait même plus. On a mis du temps à le comprendre mais un jour on a dit stop.

Bref ça a pas été facile au début mais on a su se calmer et on en était plutôt fier de nous.
On profitais normalement des choses, et plus ça avançait mieux c'était. Evidemment y'avais des moments où ça nous revenait, mais on à su dire non.

Par la suite j'ai eu pas mal de galères... Des proches qui décèdent brusquement à 2 mois d'intervalle (et dans des conditions des merde j'vous assure), ma copine qui me quitte en me faisant les pires crasses du monde, et d'autres petits trucs qui m'ont vraiment donnés l'impression que la vie c'était pas ce que je pensais.
Grosse prise de conscience, j'sort de mon petit paradis artificiel...

J'suis passé par des phases vraiment très difficiles ensuite. J'ai réussi à faire mon deuil mais encore aujourd'hui j'ai du mal à cause de la rupture. J'sais pas comment le dire mais cette fille c'était vraiment quelqu'un de spécial, elle m'a emmené dans son monde et j'y suis resté trop longtemps, j'm'y plaisait tout était différent ! Ca m'a changé mais j'sais pas si c'est en bien ou en mal, j'me pose souvent la question...
Je la voyait tout les jours, on dormais ensembles 3/4 fois semaines et on est restés ensembles +- un an et demi... Imaginez, ado j'entre dans le monde utopiste de la drogue avec cette fille incroyable, elle me fascinait vraiment... on vit une putain d'histoire qu'on pense unique, spéciale, limite écrite.
On a eu pleins de grosse galères aussi, j'vous parle pas de petits problèmes vraiment j'me suis trop investit dans ce couple et surtout, j'ai tout fait pour elle, moralement j'ai ramassé et pas qu'une fois.
C'était ma première les gars, mais je croyais vraiment qu'elle était entrée dans ma vie pour y rester. Quel con...

Bref j'sais pas trop ou je voulais en venir, j'm'étale et j'en ai marre d'effacer et recommencer mon texte. Désolé !

Aujourd'hui ça va mieux, la journée c'est tranquille, j'm'occupe, j'ai de nouveaux buts et j'ai hâte de les atteindres. Le soir c'est une autre histoire, nostalgique des moments passés avec elle, la musique fait remonter des souvenirs merveilleux qui me rendent a la fois triste et heureux... J'dors pas avant 5/6h du matin mais j'garde la pèche la journée !

Le problème c'est que j'me pose encore beaucoup trop de question et c'est là que je vous demande conseil...

Ces histoires m'ont beaucoup changé, ou alors c'est la drogue ? (ecsta toute les semaines, y'a aussi ce carton de LSD qui était plutôt balèze et j'ai badder très fort la semaine dernière sous truffe)
Est-ce que j'ai un problème ? J'veux dire, pourquoi la journée ça va et le soir absolument pas ? Ca arrive d'avoir le blues et j'ai toujours eu tendance à trop penser mais là j'me torture l'esprit avec toute mes questions j'ai l'impression de me rendre fou, vraiment.
Et si j'étais devenu skyzo, bipolaire ou j'sais pas quoi ? Après tout j'ai souvent baffoué les RdR niveau dosage (surtout les 2 mois avant ma pause), j'ai choppé comme un con et j'en rigolais, c'était devenu banal...

Si j'demande ça c'est parce-que j'ai vraiment l'impression d'avoir changer depuis tout ça, d'avoir une autre vision de la vie (et j'dois dire que je me sent pas vraiment prêt à vivre comme ''prévu'').
Avant j'étais quelqu'un de solitaire, j'avais besoin de personne, j'pleurais devant personnes et mes seuls ''problèmes'' c'était de pas me faire crâmer par mon père après avoir fumer 2 spliffs...
Depuis que c'est fini j'me rend compte que j'ai besoin d'aimer et d'être aimé. J'ai besoin de quelqu'un a mes côtés. J'vous parle pas d'une bête meuf ou quoi nan j'ai envie de vivre une putain d'histoire. J'vois aussi mes côtés sombres, j'abuse de l'alcool encore pire qu'avec la beuh. J'suis incapable de rester seul trop longtemps, un soir, totalement bourré j'ai pleurer devant 2 de mes potes, dont une fille. Jamais de la vie j'aurais fait ça avant...

Donc voilà c'est pas hyper clair, j'm'embrouille a expliquer j'suis désolé mais voilà si quelqu'un a des choses à dire qu'il n'hésite pas, si on peut m'éclairer un peu sur ce qu'il se passe dans ma caboche ça serait cool...

Y'a aussi le fait que j'aimerais savoir où j'en suis niveau drogue. J'ai pas envie de dire bye bye à ce monde là mais encore moins à ma santé mentale.

Y'a du bon aussi dans tout ça, avant j'voulais tester le plus de drogue possible mais j'me rend compte qu'en fait je pourrais me limiter à un seul prod mis à part l'alcool et l'herbe.
J'ai adoré le LSD, les truffes aussi (malgré le bad)... J'suis curieux mais j'ai pas envie de finir zinzin, alors j'suis prêt à me limiter à un seul prod, l'ecsta et rien d'autre... 1x tout les 3 mois au mieux j'peux le faire je crois ! Mais là aussi ça me changera non ? après tout vous croyez vraiment qu'on puisse chopper sans s'abîmer le mental, sans changer ?

Désolé pour le pavé, j'espère que mon message n'était pas trop osé, déplacé ou je sais pas... J'ai mis du temps à l'écrire, pas facile de ''pas rentrer dans les détails'' quand ce qui vous arrive vous touche profondément.
Et encore une fois, je remarque que j'ai besoin de me confier alors qu'avant j'le faisait pas, encore moins sur internet...

Merci à ceux qui ont eu le courage de me lire jusqu'au bout.

Bonne nuit et faite gaffe à vous Heart !

Peace
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#2
Ça me rappelle pas mal de trucs niveau couple, ce genre de fille avec qui tu peux avoir plein d'expériences super cool sous drogues, et c'est que lorsque ça casse que tu te rends compte à quel point c'était une putain de chance incroyable d'avoir vécu ça et que y en aura jamais deux comme ça.
J'ai pas réussi à échapper non-plus à ces soirées sans fin, à tenter d'oublier tout ça, luttant contre les fragments de son visage comme gravés en dessous de me paupières.
C'est passé avec le temps. Un peu près. J'suis trop nostalgique en écrivant ça, même si j'ai assimilé qu'au fond y a sûrement moyen de retrouver quelqu'un comme ça, mais là je saurai profiter vraiment de la vie de couple que ça engagera.

Moi aussi niveau drogues j'suis perdu. Je prodde que des psychés mais ces temps-ci j'ai l'impression de tourner en rond, comme si toutes les petites boucles dans chaque trip n'en formait qu'une, et puis je m'en lasse à mort aussi. Les trips aux champis, même à 3.5g secs, une fois la montée passée je me fais chier à crever. Tout ça à cause d'une dose énorme de DMT qui m'a envoyé tellement loin que tout semble gérable à côté de ça. C'est chiant quoi.

Le seul truc que je kiffe encore c'est la ké, j'en ai abusé au point de me niquer salement les reins, mais ce côté "coton" de la Ké c'est juste le truc le plus kiffant du monde pour moi.
Du coup les opiacés m'attirent, ça me fait badder bien sûr, donc j'en prodde pas et j'en achète pas, mais putain je me terrifie moi-même de me rendre compte que j'ai envie d'opiacés. Résultat: c'est frustrant et ça créé un cercle vicieux.

Ouais donc tous les deux on vit une période un peu chiante, cette impression d'être bloqué dans la vie ça me hante, tu rajoutes une bonne couche de remords sentimentaux par-dessus et ça fait un beau cocktail tout sauf RDR...

En tout cas bonne chance mec, essaie d'oublier de vivre, ça fait du bien ^^
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#3
Le temps est le meilleur pansement. Il y a deux ans, j'ai eu ce genre de relation idyllique, j'étais super heureux, puis ça a terminé, dégringolade pendant longtemps à me perdre en essayant me retrouver. De plus en plus je me suis éloigné de qui j'étais. Après trop d'abus, HP puis sobriété. Depuis, je prends plus mes AD, j'ai encore ces moments de spleen le soir, mais j'pense que c'est normal. Ce dont j'ai le plus peur, c'est de redevenir malheureux comme avant. A cause de ça, je m'engage plus sentimentalement.
Par contre, depuis, j'arrive beaucoup plus à avoir de retenu vis-à-vis des prods.
Franchement, soyez fort, dans quelque temps vous pourrez être fier de vous si vous arrivez à pas dégringoler. Avec le temps, tout peut s'arranger.
Prototype personnel de Dieu, mutant à l'énergie dense jamais conçu [B]pour la production en série. Il était le dernier d'une espèce : trop étrange [B]pour vivre mais [B]trop rare pour mourir...[/B][/B][/B]
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#4
Cette différence de ressenti entre la journée et le soir vient peut-être du fait que la journée t'es occupé, et le soir si t'as pas grand chose à faire ça va forcément revenir à la surface. Essaye de t'occuper avec quelque chose de constructif, quelque chose qui te plaise. Accroche toi ! :pai:
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#5
et que c'est beau d'avoir aimé
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#6
snap2 a écrit :Ouais donc tous les deux on vit une période un peu chiante, cette impression d'être bloqué dans la vie ça me hante, tu rajoutes une bonne couche de remords sentimentaux par-dessus et ça fait un beau cocktail tout sauf RDR...

En tout cas bonne chance mec, essaie d'oublier de vivre, ça fait du bien ^^

Ouais clairement mec ! Merci et bonne chance à toi aussi ! T'as l'air d'avoir bien galérer aussi, essaye de pas tomber plus bas, surtout avec les opiacés...
EDIT : J'pense que la drogue ça aide vraiment pas à avancer, j'me creuse la tête pour trouver une utilisation + saine de toute ces molécules mais j'y arrive pas, j'crois qu'il faut vraiment pouvoir se limiter et rester raisonnable. Que ce soit en récréatif ou en tant qu'outil d'introspection ça laisse des traces, et le cerveau est une putain d'éponge qui peut se pieger lui même et les drogues, les psychés surtout semblent aider à créer des ''connexions'' qui n'ont pas vraiment lieues d'être, alors quand ton mental est ''fatigué'', quand tu te poses trop de questions, ça fini par prendre de l'importance et c'est renforcé par les trucs que ces ''connexions''. Enfin j'vois ça comme ça...

Percheman a écrit :Le temps est le meilleur pansement.
Franchement, soyez fort, dans quelque temps vous pourrez être fier de vous si vous arrivez à pas dégringoler. Avec le temps, tout peut s'arranger.

Merci, ouais c'est vrai ça. Mais j'sais pas mais la situation s'est quand même améliorée depuis mais là, j'ai l'impression de replonger... Un pas en avant deux pas en arrière tu vois le truc ?

Dreamea a écrit :Cette différence de ressenti entre la journée et le soir vient peut-être du fait que la journée t'es occupé, et le soir si t'as pas grand chose à faire ça va forcément revenir à la surface. Essaye de t'occuper avec quelque chose de constructif, quelque chose qui te plaise. Accroche toi ! :pai:

J'essaye, je dessine souvent avant de me coucher. Mais ça m'aide pas vraiment... Mais j'ai aussi cassé mon ''rythme'' en sortant quasi tout les jours. J'rentrais à 5/6h et dormais jusqu'à 16h, c'est peut-être ça aussi ?

Skiff a écrit :et que c'est beau d'avoir aimé

Clairement la drogue la plus forte pour moi... Y'a rien qui vaut ça même si j'idéalise un peu là. J'vois pas ma vie sans amours et c'est ça qui me fait le plus flipper j'dois dire. ''Sentir'' qu'on a besoin des autres c'est pas naturel pour moi, peut-être que ça passera avec le temps, que j'arriverais à relativiser mais là c'est pas cool...

Mais vous pensez pas que c'est la drogue qui créé tout ça ? J'veux dire, ça m'aurait pas rendu plus fragile ? Après tout, mon cerveau a surement associé le plaisir engendré par l'ecsta avec mon ex. J'avais jamais connu l'amour avant du coup il a mêlé ces 2 sensations ensembles, a amplifié le truc. C'est peut-être aussi pour ça que j'ai jamais voulu ouvrir les yeux sur elle et que j'ai l'ai pardonné pour des trucs qui me dégoutaient au fond, j'avais peur de prendre ce ''bonheur'' quoi de plus normal d'ailleurs ? Une fois qu'on est ''bien'' on va pas qu'ça change, hein ?
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#7
Des fois pour mieux avancer il faut un peu retourner en arrière. Fixe toi des objectifs et essaie de mettre tout en oeuvre pour les atteindre.
Prototype personnel de Dieu, mutant à l'énergie dense jamais conçu [B]pour la production en série. Il était le dernier d'une espèce : trop étrange [B]pour vivre mais [B]trop rare pour mourir...[/B][/B][/B]
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#8
Ouais, une période aussi idyllique qui se termine d'un coup ça fait toujours mal au bide. Ca laisse une sensation de vide et on sait pas trop comment la combler.
C'est peut-être un peu facile à dire mais si tu en as la possibilité essaie de changer de cadre: je pense que tu as gardé beaucoup de tes routines de cette époque mais comme tu n'es plus avec cette fille, ces routines perdent un peu de leur sens et de leur charme.
Je pense que ça peut t'être super bénéfique d'essayer de changer de cadre de vie et d'habitudes autant que possible; que les souvenirs restent du passé et ne viennent plus hanter le présent. Il y a d'autres manières de se sentir bien que celle que tu as vécue.
Je pense aussi à ton trip aux champis où a peur du rejet t'a fait partir en bad: n'ait pas peur de communiquer clairement ton affection pour les gens qui t'entourent, illes sauront te renvoyer l'amour que tu leur porte: une câlinothérapie y'a rien de mieux quand on a pas trop la pêche Wink

En tout cas, bonne chance à toi camarade! Beaucoup d'amour!
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#9
Percheman a écrit :Des fois pour mieux avancer il faut un peu retourner en arrière. Fixe toi des objectifs et essaie de mettre tout en oeuvre pour les atteindre.

Ouais c'est ce que je vais faire ! C'est ça qui manque dans ma vie aussi, des objectifs à atteindre, des trucs qui ont du sens...

Zarutas a écrit :C'est peut-être un peu facile à dire mais si tu en as la possibilité essaie de changer de cadre: je pense que tu as gardé beaucoup de tes routines de cette époque mais comme tu n'es plus avec cette fille, ces routines perdent un peu de leur sens et de leur charme.

Je pense aussi à ton trip aux champis où a peur du rejet t'a fait partir en bad: n'ait pas peur de communiquer clairement ton affection pour les gens qui t'entourent, illes sauront te renvoyer l'amour que tu leur porte: une câlinothérapie y'a rien de mieux quand on a pas trop la pêche Wink

En tout cas, bonne chance à toi camarade! Beaucoup d'amour!

Merci beaucoup, à toi aussi Wink !

Ouais c'est pas con, peut-être qu'inconsciemment j'ai envie de rester mes souvenirs, de pas abandonner. C'est peut-être pour ça que j'arrive pas a vraiment kiffer de nouvelles musiques, c'est simple mes playlists actuelles sont les mêmes que celles que j'écoutait avec elle, sobre ou sous prod. Peut-être que l'envie de prodder découle de là aussi, je ne le faisait qu'avec elle et ça rajoutait vraiment une dimension magique au couple. P't'être qu'au fond j'me dit que c'est le seul moyen de continuer à faire ''vivre'' tout ça...
Pourtant, elle pourrait revenir dans ma vie, jamais je ne retomberais amoureux d'elle. Mais j'sais pas cette impression d'avoir trouvé ça moitié, d'avoir vécu des choses que peu de gens comprennent et pourraient vivre... ça rend vraiment chaque moment unique, magique et intéressant.

Par rapport au trip aux truffes et ma peur du rejet, j'avoue que j'en ai prit conscience assez rapidement. J'avais déjà eu des délires dans la même genre avec l'alcool quelques jours avant donc cette idée de ''perdre'' mes proches grandissait en moi. J'crois que les avoirs bouffés ça m'a aidé à accepter ça, et leur dire. Aujourd'hui c'est quelque chose que j'ose +- avouer aux autres.
Tu sais j'ai toujours été le gars qui faisait attention aux autres (j'suis un grand frère) et j'ai toujours voulu montrer que j'étais là quoi qu'il arrive... Au fond ça m'fait du bien d'me dire que moi aussi de temps en temps j'aimerais qu'on soit là pour moi, et que ça me rend pas forcément plus faible. Faut juste que j'arrive a relativiser. Être seul de temps en temps ça a du bon aussi...
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#10
Citation :J'essaye, je dessine souvent avant de me coucher. Mais ça m'aide pas vraiment... Mais j'ai aussi cassé mon ''rythme'' en sortant quasi tout les jours. J'rentrais à 5/6h et dormais jusqu'à 16h, c'est peut-être ça aussi ?
Aucune idée ! Mais si t'avais l'habitude de sortir en journée pour le taf, études etc. et que tu le soir rentrais pas seul, forcément cette nouvelle solitude qui émerge en soirée est plus flagrante. Tu dessine c'est bien, peut-être que ça peut permettre d'oublier cette solitude ne serais-ce que le temps de quelques tracés, perso je pense que si ça t'aide pas ça t'aideras, parce qu'à force de pratique tu vas progresser. J'ai été étonné de voir les progrès que j'avais fait en dessins, j'avais commencé avec des poèmes/dessins, j'y ai pas retouché et un an après je faisais ce que je considère être des œuvres de fou ! ^^ Tout ça pour dire que c'est de l'acquis, tu peux pas le perdre parce que c'est le moment où tu le fait qui dicte sa prose métaphysique. Pour ce qui est de l'amour je ferais un piètre conseiller je n'ai jamais été en couple, et putain c'est pas facile non plus, beaucoup de regrets, mais je pense pouvoir dire qu'il ne faut pas se laisser bouffer par les regrets, le regret c'est la preuve que quelque chose manque dans sa vie, vivre avec des regrets c'est accepter de renoncer au si volatil et insaisissable bonheur.
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#11
Avec le temps les souvenirs ne disparaitrons pas mais sans doute qu'ils te hanterons moins . Tu viens de passer une étape de ta vie que tu vivais avec cette fille et vos défonces . Alors oui, la période de transition que tu vais est dure mais dit toi que l'avenir t'offrira certes encore des peines mais surtout encore plein de belles surprises . Et dis toi que tu vivras encore d'autres aventures amoureuses magnifiques . Alors garde foie en l'avenir sans non plus foncer en avant tête baisser .

Aussi profite du soutien que tes potes peuvent t'apporter et des bons moments que tu peux passer avec eux ou dans tes dessins en journée .

Tout ce qui ne tue pas rend plus fort man ! 8)
Tout fumeur rêve de disparaître dans ses nuages . -Tesson

Mes Trip reports :

Cannabis : http://www.psychonaut.fr/thread-31341.html
Cannabis : http://www.psychonaut.fr/thread-31426.html
DXM : http://www.psychonaut.fr/thread-31394.html
LSA : http://www.psychonaut.fr/thread-31804.html
Champis + Cannabis : http://www.psychonaut.fr/thread-31947.html
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#12
Merci les gars c'est cool ! Ouais le dessin m'aide beaucoup, j'ai vraiment commencé à accrocher avec tout ça quand les problèmes sont arrivés et c'est une manière plutôt saine je trouve de se changer les idées Smile
C'est cool tout ce que vous dites, ça motive ! J'suis content d'avoir parlé d'ça ici !

C'est sur que le regret ça fini par bouffer, encore une fois je pense qu'il faut apprendre a relativiser et croire en la vie. C'est pas toujours facile mais ça reviendra !

Et pour la routine ouais exactement ! Quand je reprendrais les cours ça ira mieux, j'vais rencontrer de nouvelles personnes, vivre de nouvelles choses. J'suis encore jeune putain 21 ans c'est rien, j'ai encore beaucoup à vivre alors faut vraiment que j'me laisse pas aller. Après tout, y'a des gens qui vivent des choses bien plus horrible que moi alors faut qu'je souffle un peu Smile

Merci en tout cas vous êtes super !
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#13
On passe tous par là au moins une fois. Ca fait mal au bide, ça donne envie de crever, mais on finit par oublier.
Puis, t'en ressors plus fort. "Détaché" ^^
Certains moments resteront gravés à jamais, tu ne retrouveras plus certaines sensations avec une autre personne, c'est sur. Mais tu en reconstruiras des nouvelles, tu en découvriras peut être même des meilleurs, et tu ne referas plus les mêmes erreurs qu'avant.
Tu vas avancer quoi ! Prends ça comme une expérience. Une bonne expérience, qui te laisse de beaux souvenirs.
Courage, ça prendra le temps qu'il faudra, mais t'en verras le bout !! Smile
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#14
Merci man ! Ouais ça finira par passer, c'est juste que des fois j'ai l'impression que plus rien n'avance, que ça me manquera toujours.
J'ai juste besoin de ''neuf'' dans ma vie j'pense, ça finira par aller comme vous le dites. J'attend que ça haha...
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#15
Bravo pour ce beau "pavé" bien "hâbité", Psykaa22, qui ne casse visiblement les couilles à personne et qui me semble un sain "acte auto-thérapeutique" de ta part. Les couilles, c'est chez toi qu'elle sont pour l'avoir posté ! Wink

Hier j'avais lu et apprécié ton texte de présentation, et après avoir fait là-bas mon "devoir" de baby-boomer ex-hippie-qui-l'est-toujours-pas-mal pour tirer, pour son bien, les oreilles de "Berroca" encore un peu plus que les camarades chevronnés qui avaient ressenti pareillement l'urgence de le faire avant moi, je me suis tâté pour te mettre un petit mot pour t'inviter à t'en nourrir aussi, même si tu est déjà bien plus conscient que lui.

Il n'y a pas de recette-miracle qui permette de s'accomplir sans des périodes où l'on morfle sévère. C'est dans la souffrance et dans les épreuves qu'on s'élève, en faisant preuve de la force d'âme qu'on peut. Je suis sûr que tu peux imaginer que si nous n'en passions jamais par ces rudes périodes d'interrogations et de remises en question, eh bien nous ne trouverions aucune réponse qui compte dans une vie d'homme, nous resterions "benêt", puisque pour trouver ces réponses-là, il faut que des questions se posent avec gravité, aient une importance proche de vitale pour nous, comme celles qui s'imposent, en fait heureusement, à toi.

Au bout d'un moment, on s'appuie sur le fait qu'on a déjà surmonté de précédentes épreuves pour vivre un peu moins dramatiquement le fait que de nouvelles se présentent, comme l'a souligné Loadz. Mais bon, c'est pas un tour de manège tranquille, non plus, et garde en tête que c'est rude pour tout le monde -- y compris ceux qui ne prennent aucun "prod" --, sous une forme ou sous une autre.

oOo

Dreama et Zarutas ont bien souligné l'importance de favoriser la "mue" nécessaire par de petits changements dans la vie quotidienne. Le ressourcement dans des activités manuelles et/ou créatives simples quand tout paraît compliqué est un bon recours. Moi, quand ma femme est partie il y a 4 ans (et pas au bout de 6 mois ou un an, hein, on parle d'un choc pour moi mesuré à l'aune d'une vie commune d'une durée sans rapport avec ce que tu viens de vivre et ayant produit 2 beaux gars bien grands maintenant !), pendant un an, je me suis consacré au bricolage et au jardinage après avoir été jusque là un intellectuel qui n'avait pas trop de goût pour le manuel. J'étais fourré tout le temps chez Leroy-Merlin, je m'outillais, je me trouvais de petits problèmes pratiques à résoudre, je réfléchissais méthodiquement, j'appliquais ma solution, il fallait la rectifier, etc. et puis toc !, satisfaction, il y avait un problème pratique, je l'ai résolu, c'est cool, chuis bon. Wink

D'un autre côté, une épreuve, c'est une épreuve, il faut y faire face et la surmonter, y réfléchir suffisamment pour en trouver un sens/"recyclage" constructif et c'est sûr que c'est plus compliqué que, par exemple, de réaliser une housse transparente aux formes exactes de ma tondeuse à gazon ! ;D En d'autres termes, le problème est à résoudre et il faut que tu y parviennes... "with a little help from friends", bien sûr.

Citation :Mais vous pensez pas que c'est la drogue qui créé tout ça ?

Plutôt pas "qui crée". Après ça dépend des produits. Hier, j'ai voulu souligner qu'il y avait de bons prods et de mauvais prods, et qu'il fallait faire preuve de sagacité (et de volonté farouche de ne pas se faire de mal) en la matière.

Mais la drogue peut amplifier ou entretenir nos problèmes, oui. Après, c'est surtout une question d'évaluation fine avantages/inconvénients (qui est, pendant un bon moment, plus d'ordre intuitif qu'analytique, bien sûr), comme dans d'autres domaines. Ce qui "crée tout ça", c'est notre histoire familiale et personnelle et les traumas affectifs qu'elle crée immanquablement. (En général sans que ce soit "la faute" de personne, c'est dur pareil pour chaque humain, y compris tes parents.) D'où l'importance du "Connais-toi toi-même".

Par exemple, moi, je vois bien combien l'herbe a entretenu ma névrose beaucoup plus longtemps que chez un mec qui ne fume pas. Mais d'un autre côté, elle m'a maintenu dans ma vérité, dans la sincérité de mon élan naturel, fût-elle (cette vérité) en partie souffrante pendant longtemps, alors que le régime "sans herbe" présente un gros risque de nous faire tomber dans le conformisme, de passer à l'option majoritaire du "déni" ("Quoi, moi, des problèmes issus de l'enfance ?! Non, pensez-vous, c'est fini, ça, j'ai une bonne situation, là !" -- cette option peut très possiblement nous amener à nous dire, près du terme de l'existence, "Oh putain, ça n'est pas comme ça qu'il fallait la jouer, et on n'en a qu'une !" :crybabySmile.

Citation :J'pense que la drogue ça aide vraiment pas à avancer, j'me creuse la tête pour trouver une utilisation + saine de toute ces molécules mais j'y arrive pas, j'crois qu'il faut vraiment pouvoir se limiter et rester raisonnable.

Ça se discute (début de phrase), et les bonnes, ça peut aider à ne pas se perdre soi-même, comme je viens de l'argumenter (-> "évaluation fine et non binaire avantages/inconvénients"). Exactement (fin de phrase). Après, je ne sais pas s'il faut nécessairement que cette "tempérance" fasse partie de la personnalité ou si ça se cultive. Je dirais que le fait même que tu en parles comme ça atteste que ça fait au moins partiellement partie de la tienne. Moi, c'est quasiment "câblé", apparemment : j'ai de la beuh à disposition en permanence depuis NN années, et pourtant je ne me fume qu'un joint le soir, sauf réunion entre potes. J'ai shooté 5 ans de la morph' et de l'héro sans tourner junkie (auto-limitation à 2-3 fois par semaine) et ça me vaut à vie des réactions très épatées qui sont bien gratifiantes ("Quoi ? T'as réussi à arrêter la poudre sans problème et sans aucune aide ???" :-o ) Smile

Le facteur crucial, c'est de se vouloir vraiment du bien, je crois. Et de faire ce qu'il faut pour se garder absolument de l'attrait du "saut dans le vide".

Citation :J'vois pas ma vie sans amours et c'est ça qui me fait le plus flipper j'dois dire.

T'es juste un parmi 7 milliards dans ce genre, mon grand ! Heart Wink

Après, c'est pas comme dans les films, c'est pas un dû, c'est pas couru que ça va arriver comme tu l'aimerais (oui, je sais, on est tous pareils, moi aussi j'ai été inspiré par les histoires de Prince et de Princesse et tout ;>). Je lisais il y a quelques années dans "Philosophie Magazine" l'histoire fort touchante d'un philosophe qui a enfin connu l'amour après lequel il courait comme nous tous ou presque avec une femme 30 ans plus jeune à... 85 ans !

De mon côté, avec ma femme, on a toujours été super-potes, mais il y a quelque chose qui n'a pas fonctionné pendant 30 ans, je n'ai pas eu satisfaction de ce côté, c'est objectivement triste. Et là, peut-être que ça va repartir avec cette fois le truc qui manquait... "Bottom line" : c'est pas parce qu'on voudrait l'avoir à 25 ans et qu'on l'a pas qu'il faut lâcher la rampe. Mais l'endurance est une qualité exigée. On gagne à baisser le niveau de volontarisme en la matière, à ne pas courir après mais à faire en sorte que ça vienne vers toi. Si tu t'efforces de patiemment devenir plus toi-même, ben évidemment que tu vas être plus beau, que ça va se voir et qu'on (des filles Wink ) va venir vers toi.

Citation :''Sentir'' qu'on a besoin des autres c'est pas naturel pour moi, peut-être que ça passera avec le temps, que j'arriverais à relativiser mais là c'est pas cool...

D'abord, se construire dans le sens de l'autonomie, oui. Mais dans quel but ? Dans celui d'aller à la rencontre de l'autre. Et... un peu obligé de bosser à tout en même temps, parce qu'on n'a pas 3 vies.

Note aussi que le lien humain peut se faire dans le contrat (chacun gardant son autonomie virtuelleWink, oui, mais se fait plus profondément dans la dépendance. L'amour comme la vie en société, c'est un renoncement à une part d'autonomie, remplacée par une part de dépendance, dans un engagement qui est inconditionnel dans le meilleur des cas et qui fait le pari de la confiance en l'autre.

Citation :j'arrive pas a vraiment kiffer de nouvelles musiques, c'est simple mes playlists actuelles sont les mêmes que celles que j'écoutait avec elle, sobre ou sous prod. Peut-être que l'envie de prodder découle de là aussi

Je dirais : bien analysé pour la conclusion, ça me parle, je connais, c'est comme ça que ça fonctionne, par association mémorielle de sensations. Une idée pour "satisfaire à ton cahier de charges" : rester sur les mêmes musiques qui te plaisent, mais changer, dans les playlists, les plages que tu y as sélectionnées. Même artiste ou groupe, mais au lieu de sélectionner la ou les plages qui t'ont fait le plus kiffer au départ, tu remplaces par une ou plusieurs du même album que tu trouvais au départ pas mal mais pas aussi bien que l'autre. Ainsi, tu restes avec de la musique qui te parle, mais ça n'est pas ce que tu auras écouté avec ton ex donc ça ne te renvoie pas à ça, et en plus, tu t'ouvres par rapport à ton précédent choix. On connaît pas mal de cas où ça se termine sur, "Mais punaise, il est super, ce morceau, en fait !" Smile

Salut fraternel (+ un tantinet paternel :mrgreenSmile et empathique, Psykaa, courage !
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#16
Wahhh merci beaucoup pour ce que tu viens de dire Lee-O ça m'aide à redescendre un peu haha...
Ca fait vraiment du bien de lire tout ça j'vous jure, ça m'fait relativiser aussi !

Ca va aller j'le sais, j'suis sur la bonne voie et avec tout ce que je lis et vois sur ce poste j'me dis que j'voyais pas les choses du bon angle, j'ai l'impression que j'entretenais un peu mon mal être sur certains points. J'me sentais solo, un jeune gars qui pensais vivre des choses injustes et surtout, qui n'arrive pas aux autres. Alors que tout le monde souffre c'est vrai, au moins une fois dans sa vie. Tout le monde a des galères et c'est comme ça qu'on s'endurcit.

Et pas con l'histoire de la musique, j'vais essayer ce soir Smile

Par contre je comprend pas trop ce que tu veux dire par ''Après, je ne sais pas s'il faut nécessairement que cette "tempérance" fasse partie de la personnalité ou si ça se cultive. Je dirais que le fait même que tu en parles comme ça atteste que ça fait au moins partiellement partie de la tienne.''

Merci beaucoup en tout cas, vous êtes super !
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#17
Ravi de pouvoir t'être utile et qu'on soit bien sur la même longueur d'onde, Psykaa !

De manière générale et dans cette réponse que tu me fais en particulier, je te trouve bien vif dans l'analyse, c'est prometteur :

- "entretenir son mal-être", juste et lucide formule, on le fait tous, moi y compris jusqu'à un âge avancé -- ça nous est familier ; au moins, là, on sait faire, on n'est pas paumé. :lol: Blague à part, sortir de son mal-être, ça ne peut pas se faire sur commande, il peut falloir un évènement déclencheur, ou du temps, etc. ; alors peut-être bien que c'est trop sévère avec soi-même de dire "j'entretiens mon mal-être". C'est juste que tant que je n'ai pas trouvé la solution, je dois le supporter, mon mal-être, vivre avec sans tomber plus bas.

- "le monde et les évènements sont injustes avec moi, alors que j'ai tout plein de qualités et que je fais de mon mieux !" (je paraphrase) : pareil, j'ai fait moi-même des "années supplémentaires" dans ce "mood" peu constructif. Petit à petit, je me suis rendu compte, en étant de plus en plus efficace dans l'analyse, que si réfléchissais bien et sans me mentir, je finissais par trouver où était, à l'origine, ma propre part de responsabilité dans une situation minante pour moi. On pourrait croire que c'est flippant, de se rendre compte de ça, mais c'est le contraire, on est content, soulagé, "Ah, d'accord, tout s'explique et y'a pas d'injustice, en fait !" Smile

Concernant ta question, oui, désolé, je suis le genre à faire de grandes phrases qui ne sont pas toujours claires ! Je voulais dire : moi, j'ai toujours été mesuré/raisonnable en tout, ça fait partie de ma personnalité. Je n'ai jamais fumé des joints du matin jusqu'au soir, une fois que j'ai eu pris mes 3-4 grosses cuites à l'adolescence, j'ai toujours su m'arrêter avant avec l'alcool, etc. Donc je ne sais pas si le gars qui a été porté à s'allumer son premier joint pas longtemps après le p'tit dèj et qui ne s'est pas trop fixé de règles de limitation, je ne sais pas s'il peut se transformer en un mec qui peut "se limiter et rester raisonnable". (Avec l'herbe et l'alcool, les potes que j'ai vu autour de moi qui étaient le genre à exagérer, comme ça, n'ont pu s'en sortir qu'en arrêtant tout -- plus une goutte, plus un pèt'... c'est tristounet, je trouve, mais si c'est salvateur [et ça l'est en général]...)

Du coup, tu vas nous servir de test pour éclaircir cette question ; faudra nous tenir au courant. Wink
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#18
Salut Psikaa,
Ton post m'évoque pas mal de choses car ma situation se rapproche de la tienne. Moi aussi j'ai du mal à oublier un amour passé, et moi aussi, cet amour m'a fait découvrir la drogue et son monde.
Oui, évidemment, la drogue a à voir avec ça. D'autant si vous tapiez des empathos. La drogue, en nous éloignant de notre perception quotidienne, ré-invente ce que nous croyions figés, bouleverse nos sensations, créé des expériences inoubliables, c'est une sorte de magie, et une magie qui a beaucoup à voir avec les sentiments et les relations car elle est interne avant tout, et joue sur notre rapport aux choses. Or c'est aussi ce qu'on attend de l'amour, ce qu'on aime dans l'amour. Une relation qui mêle amour et drogue a de bonnes chances d'être inoubliable, qu'elle soit par ailleurs saine ou pas.
Ma nostalgie ne se porte pas uniquement sur cette personne incroyable, ni sur ces substances étonnantes, elle se porte sur les deux: sur CES substances avec CETTE personne. Le combo est fort et le manque, très dur. Deux ans après, j'y pense tous les jours. Avec plus ou moins d'intensité, parfois je suis très mal, parfois ce n'est qu'un songe, mais j'y pense tous les jours.

Aussi, les "solutions" que je te propose sont tirées de mon instinct plus que de mon expérience, parce que j'en suis au même point que toi.
- La fuite en avant. On a cette impression d'un point de gravité situé dans notre passé et qui nous tire en arrière, mais d'autres points existent, partout. Il y a des milliers, des milliards d'êtres humains et de relations qui peuvent être créées, chacune unique, magique. Chaque rencontre, que ce soit avec une personne, une activité, un lieu, occasionne une synergie, qui a plus ou moins de succès mais qui a son goût propre à chaque fois. C'est de ces synergies que l'on nourrit son âme, et si l'une d'elle t'accapare, tu peux la contre-balancer avec d'autres. Tu peux chercher celles qui la vaudront, les tester, les sélectionner, les mélanger, et tel un alchimiste construire de nouveaux breuvages, de nouvelles sensations. Tu as l'impression que rien ne vaudra jamais ce que tu as vécu, tu as raison car dans son domaine ta copine était unique, mais c'est le cas de chaque être humain, de chaque chose dans ce monde. Rien ne peut remplacer ce que tu as vécu mais ton être est immense, il peut absorber encore tant de choses... Continue de vivre, d'aimer et de pleurer. Ma situation diffère un peu de la tienne dans le sens où mon regret n'est pas mon premier amour. J'en avait vécu d'autres avant, et chaque fois ce sentiment d'absolu, de "jamais plus". Et en effet, jamais plu, et pour autant je ne souffre plus. J'ai coutume de dire qu'un chagrin d'amour efface l'ancien. Oui et non car parfois ils se réveillent, mais c'est l'idée.
- La sublimation. Ce que tu as vécu a laissé en toi des marques, refondu tes idéaux, tu es la même personne mais ta composition a changé. Que faire de tes souvenirs? De tes sentiments? De ta nostalgie? De tes espoirs et de te craintes? On ne peut pas simplement les enfouir sous l'accumulation d'expériences nouvelles. Sinon ça ne sert à rien, c'est comme si ça n'avait pas été et pourtant ça vient te prendre en traître par derrière. Je te conseille de parler de ce que tu as vécu. L'écrire, le dessiner, le raconter, le modifier, en faire un mythe, briser ce mythe... Notre personnalité se construit sur notre mythologie personnelle, ce qu'on a aimé, ce qu'on a souffert, les grands cataclysmes, les victoires et les sérénités. Cette fille pour l'instant semble te rester en travers de la gorge, lancinante. Tu ne sais pas si tu voudrais vomir ou avaler. Si tu parviens à digérer cette histoire, la refondre dans ton unicité, alors cette fille ne te quittera jamais. Elle sera toujours un peu là au fond de toi. Tu n'aurais rien perdu, et tu seras plus fort, et plus beau.

Pour terminer: avec les infos que tu donnes, personne ne pourrait te dire si les changements que tu constates dans ta psyché sont dus à la drogues. C'est clair que oui parce que toute expérience nous change, mais as-tu été déglingué d'une façon ou d'une autre? Si tu es jeune, on évolue très vite au fil de nos expériences, ce n'est pas forcément le fait de tes jeux chimiques. Si tu es vraiment inquiet, tu devrais en parler de façon plus précise.

Voilà pour moi. Bon courage dans ta reconstruction, et si le soir tu as besoin de parler ma boîte à MP est ouverte.
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#19
Lee-O a écrit :Du coup, tu vas nous servir de test pour éclaircir cette question ; faudra nous tenir au courant. Wink

Tout à fait d'accord avec ce que tu dis plus haut Lee-O et ça m'aide vraiment ce que tu dis, c'est super !
Effectivement j'avais pas vu les choses sous cet angle, le fait d'avoir tendance à abuser va sûrement me compliquer les choses. En tout cas pour rester un peu dans le positif, je dois avouer que je suis plutôt fier d'avoir fait cette pause de +- 6 mois et qu'en plus, j'aborde une éventuelle reprise mais différemment, sans me précipiter. Je pense que quand ça ira vraiment mieux, je réessayerais de pouvoir profiter de temps en temps de certains psyché et au moindre abus, j'arrêterais tout et je ferais en sorte de passer à autre chose. J'crois en être capable après tout j'suis le seul à pouvoir ''m'aider'' sur ce plan là si je puis dire.

Merci Wink

Tridimensionnel a écrit :Salut Psikaa,
Ton post m'évoque pas mal de choses car ma situation se rapproche de la tienne. Moi aussi j'ai du mal à oublier un amour passé, et moi aussi, cet amour m'a fait découvrir la drogue et son monde.
Oui, évidemment, la drogue a à voir avec ça. D'autant si vous tapiez des empathos. La drogue, en nous éloignant de notre perception quotidienne, ré-invente ce que nous croyions figés, bouleverse nos sensations, créé des expériences inoubliables, c'est une sorte de magie, et une magie qui a beaucoup à voir avec les sentiments et les relations car elle est interne avant tout, et joue sur notre rapport aux choses. Or c'est aussi ce qu'on attend de l'amour, ce qu'on aime dans l'amour. Une relation qui mêle amour et drogue a de bonnes chances d'être inoubliable, qu'elle soit par ailleurs saine ou pas.
Ma nostalgie ne se porte pas uniquement sur cette personne incroyable, ni sur ces substances étonnantes, elle se porte sur les deux: sur CES substances avec CETTE personne. Le combo est fort et le manque, très dur. Deux ans après, j'y pense tous les jours. Avec plus ou moins d'intensité, parfois je suis très mal, parfois ce n'est qu'un songe, mais j'y pense tous les jours.

Aussi, les "solutions" que je te propose sont tirées de mon instinct plus que de mon expérience, parce que j'en suis au même point que toi.
- La fuite en avant. On a cette impression d'un point de gravité situé dans notre passé et qui nous tire en arrière, mais d'autres points existent, partout. Il y a des milliers, des milliards d'êtres humains et de relations qui peuvent être créées, chacune unique, magique. Chaque rencontre, que ce soit avec une personne, une activité, un lieu, occasionne une synergie, qui a plus ou moins de succès mais qui a son goût propre à chaque fois. C'est de ces synergies que l'on nourrit son âme, et si l'une d'elle t'accapare, tu peux la contre-balancer avec d'autres. Tu peux chercher celles qui la vaudront, les tester, les sélectionner, les mélanger, et tel un alchimiste construire de nouveaux breuvages, de nouvelles sensations. Tu as l'impression que rien ne vaudra jamais ce que tu as vécu, tu as raison car dans son domaine ta copine était unique, mais c'est le cas de chaque être humain, de chaque chose dans ce monde. Rien ne peut remplacer ce que tu as vécu mais ton être est immense, il peut absorber encore tant de choses... Continue de vivre, d'aimer et de pleurer. Ma situation diffère un peu de la tienne dans le sens où mon regret n'est pas mon premier amour. J'en avait vécu d'autres avant, et chaque fois ce sentiment d'absolu, de "jamais plus". Et en effet, jamais plu, et pour autant je ne souffre plus. J'ai coutume de dire qu'un chagrin d'amour efface l'ancien. Oui et non car parfois ils se réveillent, mais c'est l'idée.
- La sublimation. Ce que tu as vécu a laissé en toi des marques, refondu tes idéaux, tu es la même personne mais ta composition a changé. Que faire de tes souvenirs? De tes sentiments? De ta nostalgie? De tes espoirs et de te craintes? On ne peut pas simplement les enfouir sous l'accumulation d'expériences nouvelles. Sinon ça ne sert à rien, c'est comme si ça n'avait pas été et pourtant ça vient te prendre en traître par derrière. Je te conseille de parler de ce que tu as vécu. L'écrire, le dessiner, le raconter, le modifier, en faire un mythe, briser ce mythe... Notre personnalité se construit sur notre mythologie personnelle, ce qu'on a aimé, ce qu'on a souffert, les grands cataclysmes, les victoires et les sérénités. Cette fille pour l'instant semble te rester en travers de la gorge, lancinante. Tu ne sais pas si tu voudrais vomir ou avaler. Si tu parviens à digérer cette histoire, la refondre dans ton unicité, alors cette fille ne te quittera jamais. Elle sera toujours un peu là au fond de toi. Tu n'aurais rien perdu, et tu seras plus fort, et plus beau.

Pour terminer: avec les infos que tu donnes, personne ne pourrait te dire si les changements que tu constates dans ta psyché sont dus à la drogues. C'est clair que oui parce que toute expérience nous change, mais as-tu été déglingué d'une façon ou d'une autre? Si tu es jeune, on évolue très vite au fil de nos expériences, ce n'est pas forcément le fait de tes jeux chimiques. Si tu es vraiment inquiet, tu devrais en parler de façon plus précise.

Voilà pour moi. Bon courage dans ta reconstruction, et si le soir tu as besoin de parler ma boîte à MP est ouverte.

Salut Tridimensionnel, merci pour l'aide proposée ça fait chaud au coeur vraiment.
Je crois que tu a vraiment cerné le truc, et tes conseils vont vraiment m'êtres utiles je pense.

Ce que tu dis par rapport à ta nostalgie c'est exactement ce que je ressens. "Elle & les substances..." Un combo incroyablement fort, comme tu le dis. C'est dingue qu'après deux ans tu y repense encore tout les jours... Et j'comprend totalement même sans savoir ce que tu as vécu précisément avec ton ex amour... En tout cas je te souhaite de pouvoir l'oublier ou du moins, que ça ne te rende plus mal !

Par rapport aux solutions, j'adore l'idée de la fuite... Au fond si je comprend bien ça pousserait à vivre, voyager, rencontrer des gens, s'intéresser à eux, tester des choses, goûter à la vie et ses possibilités ! C'est étrange mais c'est tout ce dont j'ai toujours rêver. L'aventure, le voyage, me mêler aux gens et à leurs coûtumes. Avant de rencontrer cette fille, je rêvais de vivre une vie de voyageur. Partir tout seul, rencontrer des gens. Pas besoin d'aller super loin non, juste me laisser le temps de voyager pour me connaître et voir la diversité du monde, des gens... Quand j'y repense, c'est ça qui a changé chez moi aussi mais c'est vrai que je suis encore jeune, et c'est pas forcément la drogue ou elle qui m'a changé là dessus, j'ai juste prit en matûrité peut-être, me suis rendu compte qu'avant de voyager j'avais des choses à finir ici comme mes études par exemple...

Par rapport au fait ''la sublimation'' j'y ai pensé et je suis content de l'avoir fait. Au début des vacances j'ai dessiné mon ex. Je n'avais jamais fait un aussi beau dessin(honnêtement je ne m'intéressais pas au dessin spécialement) et après l'avoir fini j'me suis sentis libéré du poids énorme. Ensuite j'ai accepté l'idée que j'étais mal, que j'avais besoin d'en parler alors je l'ai fait, avec mon meilleur ami au début, puis mes parents etc... J'étais pas comme ça avant, j'essayais vraiment de pas montrer que j'étais mal ou quoi que ce soit, mais j'ai ravalé ma fierté et ça fais du bien aussi de se confier... C'est pour ça que je pense que cette expérience, aussi destabilisante soit elle, est en train de me faire grandir, voir les choses autrement.


Et par rapport à ma psyché je sais pas trop, c'est surtout le soir que j'y pense et je psychote beaucoup. Je vais essayer d'expliquer un peu mais c'est pas facile ^^

Je pense pas avoir déglingué vraiment, en y réfléchissant vraiment j'me rend compte que beaucoup des changements qui se sont opérés en moi sont sûrement dû aux traumatismes psychologiques engendrés par la perte de mes proches et surtout, des conditions dans lesquelles ça s'est passé.
Cette fille aussi ou plutôt les disputes que nous avions ont fini par me faire perdre patience, j'avais beaucoup de mal à laisser couler les choses et rester calme or, auparavant j'étais quelqu'un de plutôt zen... J'crois juste que j'en avais marre de ces idioties (j'me déculpabilise pas hein, moi aussi j'avais mes tords) et que vu le contexte, j'avais d'autres choses à faire que de me disputer pour des broutilles.

En fait, je vivais sur mon petit nuage et les galères qui sont arrivées, sont arrivées brutalement sans me laisser le temps de m'adapter alors j'ai été destabilisé, perdu, sans repère pour me rattacher puisque le seul repère que j'avais vraiment c'était elle. J'ai juste à me réadapter, me pencher un peu plus sur MOI et pas sur elle ou une AUTRE.
Apprendre à me connaître vraiment parce-que oui, je change, ça fait peur et c'est destabilisant mais c'est le processus de la vie, de la construction de la personnalité non ? Je me demande juste si à 21 ans c'est normal...

J'crois que j'ai vraiment peur de grandir, de changer parce-que la vie a l'air beaucoup plus simple et intéressante quand t'es qu'un ado...
J'essaye de relativiser et j'ai envie de vivre finalement... Faire des études supérieures, trouver ma voie dans l'art, rencontrer des gens, peut-être même arrêter de croire qu'il me faut absolument trouver LA fille qui me correspond d'un coup... L'Homme est fait pour expérimenter les choses, et quand on expérimente soit on réussis soit on apprend. Là j'ai pas réussis alors j'dois apprendre... Apprendre à me relever, relativiser, garder confiance en la vie et me dire que ça finira par aller parce-qu'au fond, y'a bien pire que moi ! Et que mon existence ne peut pas dépendre d'une personne, encore moi à 21 ans ! (Dur d'accepter ça que tu crois qu'elle était ton âme-soeur mais bon).

Parce-que ouais j'ai pas encore dit mais j'étais vraiment convaincu que c'était mon âme-soeur, et ce qu'elle m'a dit à la fin m'a vraiment marqué. ''De toute façon si on est vraiment des âmes-soeurs comme je le pensais, on se recroisera. La vie nous remettra sur le même chemin''. Encore maintenant j'me dis et si c'était vrai au fond ? J'pense sincérement que la but de l'existence humaine c'est de retrouver son âme soeur, acquérir de la sagesse pour atteindre des plans supérieurs après la mort. Et tant que ces deux choses ne sont pas accomplies, on peut revenir ici sur Terre et chercher... Du coup l'idée est séduisante. J'essaye de pas m'enfermer là dedans et au fond, j'crois pas que c'est mon âme soeur mais cette connection qu'il y avait entre nous (et renforcée par les psyché) me conforte dans l'idée que, ça pourrait être elle.

Enfin voilà, j'écris à chaud, j'suis fatigué (pour la première fois depuis un moment, j'ai hâte d'aller me coucher) du coup désolé pour les fautes, si c'est pas tout à fait clair etc...
Je voulais vraiment vous répondre aujourd'hui pour vous remercier de votre aide ! C'est super gentil j'sais pas comment vous remercier... Vous m'aider vraiment et j'en esperais pas autant !

Je vous souhaite de passer une bonne nuit !

Peace
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#20
Mmm, Tridimensionnel, quelle qualité de réflexion, d'expression et de souci de l'autre, ça a été un plaisir de te lire ! Tes deux solutions proposées à Psykaa sont parmi les meilleures et bien (voire poétiquement, lyriquement...) présentées. J'ai juste une petite objection à ton titrage "fuite [en avant]" pour la première, un mot et une expression qui sont classiquement péjoratifs ou utilisés dans le contexte d'une situation dangereuse (Grand Robert, Fuite 1. : "S'éloigner rapidement pour échapper à qqn ou qqch de menaçant"). Alors que tu présentes très bien toute la richesse et l'horizon des possibles des rencontres sans "préscénarisation" (dans la tête). "Chaque rencontre occasionne une synergie", belle et motivante formule -- en voilà un qui a une belle foi humaniste... tendance "lunettes roses" comme moi ! Wink

oOo

Moi, je le vois d'ici que "tu en es capable", Psykaa, de ça et du reste. Je trouve la qualité (et la quantité Wink ) de tes réflexions étonnamment mature pour 21 ans (sauf peut-être ton point sur le cycle karmique ; comment en es-tu venu à ça ?). La tempérance, surtout en matière de substances psychoactives, est un effort à entretenir dans la durée. De mon côté, c'est à l'orée du 3ème âge que j'ai arrêté les clopes il y a 5 mois, pour la 3ème fois depuis 12 ans, et j'ai l'impression que c'est la bonne. Depuis 3 ans, je suis plus volontaire pour faire des breaks du joint du soir, de 1, 2 ou 3 semaines ; c'est chouette de changer ainsi de régime : le net supplément de pèche et de légèreté (même si, insomniaque comme je suis, c'est souvent 3-4h de sommeil seulement pendant pas mal de jours) est un bonheur... tout comme l'est le jour de la reprise d'usage de ma plante favorite ! Smile Alors oui, ta pause de 6 mois est comme un chevron brodé sur l'épaule de ta veste : le mec est déjà gradé en matière de maîtrise de conso. Wink Ça doit renforcer ta confiance en toi sur ce plan.


-= Bon, on en reparle, je reviendrai demain, parce que là, ouh là, je m'attarde encore plus que d'habitude, déraisonnablement ! A+ ! =-
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#21
Merci Lee-O ! J'reprend confiance honnêtement ça va mieux depuis que j'ai écris ici... Grâce à tout ce que vous dites j'relativise et ça fait du bien.
J'ai découverts de nouvelles musiques qui m'aident à dormir aussi, c'est pas encore parfait mais c'est déjà mieux...

Par rapport au cycle karmique je ne comprend pas ce que tu entends, peux-tu expliquer un peu plus ? Désolé haha...

Super que tu ais arrêter la clope, c'est quelque chose que j'aimerais faire aussi parce-que de tout les trucs que j'ai consommé, ça c'est le plus inutile. La aussi j'ai su réduire, mais j'arrive pas à passer en dessous de 10 cigarettes par jours...
Je pense que le vrai problème viens de ''l'habitude'' et j'peux facilement faire un lien avec l'ecsta.
Quand tu fais entrer une substance dans ta routine, difficile de la faire s'en aller. Alors il faut changer ses habitudes et c'est plutôt difficile à faire. J'espère que mon entrée en école d'art va m'aider à arrêter ça ou du moins, contrôler mes envies. J'mise beaucoup là dessus, je serais souvent occupé et j'aurais besoin d'être ''moi-même'' pour réaliser des travaux perso, j'en ai envie et ça m'aidera sûrement à changer mes habitudes. Fini les week-end où je me torcherais la gueule à en oublier la soirée, fini les joints sur les temps de midis ou le soir, je serais trop occupé à essayer de trouver des bonnes idées, apprendre à trouver mon style etc... Je crois que c'est une bonne chose de me lancer là dedans.

Je comprend ce que tu veux dire par le fait d'arrêter un petit temps puis de reprendre, c'est cette philosophie de vie que j'ai envie d'adopter. Me faire plaisir de temps en temps, raisonnablement et apprécier la tempérance.
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#22
Yep la clope je viens d'arrêter aussi et c'est assez dur mais ça va, c'est gérable.

Bon ça faisait que six mois que je fumais quotidiennement des roulées (entre 4 et 6 par jour). Le plus important c'est de savoir pourquoi on fume en fait. Y en a pour qui ça fait passer le stress, d'autres pour qui c'est devenu un simple réflexe ou encore qui sont attachés au goût de la clope, et y a ceux comme moi qui apprécient la sensation de calme profond que le tabac induit.

Une fois que t'as trouvé ta raison principale qui te force à fumer, il suffit de trouver un moyen de substitution efficace. Si t'es habitué au geste, tu peux utiliser une e-cig, pour le stress tu peux te faire des pauses régulières et respirer quelques bonnes bouffées d'air, etc... Un peu d'imagination pour combler le manque et ça passe presque tout seul, perso j'ai décidé de méditer plus souvent au lieu de fumer et ça m'a beaucoup fait de bien ^^

Après au début si t'as moyen de partir pour une période à la campagne perdue ou de te faire des vacances là-bas c'est pas mal du tout, tu pars en jetant ce qu'il te reste de clopes, et tu trouves un coin paumé où faut se taper 10km pour trouver du tabac ça fait réfléchir deux fois et ça m'a beaucoup aidé au début.

Et sinon le sevrage de clope progressif ça peut passer si tu fumes beaucoup depuis longtemps, mais j'ai préféré l'arrêt en mode cold turkey (du jour au lendemain), c'est dur mais quand c'est fini ça fait du bien ^^

Aussi évite de faire ça dans une periode de vie de merde, j'ai décidé d'arrêter juste après que ma copine magique me lâche et ça a été plus difficile, mais bon quand tu t'en sors tu deviens un vrai guerrier à tes yeux haha. Et ça compte beaucoup mine de rien ^^

J'avais une amie qui pratiquait l'auto-mutilation quotidienne qui voulait arrêter sa manie aussi, et du coup j'ai proposer un "celui qui tient le plus longtemps sans se mutiler ou fumer". Résultat: deux addictions qui sont parties pour de bon je crois. Ne pas sous-estimer le pouvoir de l'envie de faire mieux que l'autre, la compétition ça aide bien ^^

Bonne chance du coup, arrêter c'est à la portée de tout le monde si la volonté est là, si jamais tu veux du soutien les psychos pourront sûrement t'en apporter à discrétion uhu.

"T'inquiète mec, on va gérer l'ingérable" ~Guizmo
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#23
J'aime bien ta citation de guizmo ! C'est un bon aussi lui :p !

Ouais je vois, bravo à toi en tout cas parce-que faut être motivé Smile

Pour ma part en étant honnête avec moi même je pense que j'ai commencé à fumer la cigarette par influence. J'étais totalement contre au début mais j'kiffais fumer devant les autres sur le parking de l'école... C'était con mais y'a aussi eu du positif je suis petit à petit rentrer dans un groupe de ''fumeur'', ça m'a rendu plus sociable.
Ensuite c'est devenu une habitude, puis limite un besoin surtout quand mes parents ont acceptés de me laisser fumer à la maison.(après m'avoir fait une bonne leçon de morale, ils étaient hyper étonnés parce-que j'ai toujours détesté la clope de base).
J'en arrivais à fumer +- 40 clopes par jours, et ça a durer au moins 5 mois... Mon père a fini par s'en rendre compte et m'a obligé à diminuer. Petit à petit j'ai diminuer et là j'en suis à une dizaine par jour. Je sais pas vraiment pour quoi je fume encore, surtout que j'ai eu des cas de cancers de poumons dans mon entourage et c'est vraiment pas beau... Je crois que l'image du fumeur me plaît, c'est celui qui s'en fou de crever tôt, celui qui se fait plaisir sans avoir peur de se faire du mal enfin j'sais pas si vous suiver ? Evidemment maintenant j'aimerais arrêter et j'idéalise plus le truc du tout...

Les e-cigs j'ai essayé, au final ça me servait comme petit plus après la clope mdr... Ca m'a donné envie d'apprendre à faire des ronds etc pour impressionner les potes c'est tout.
Le seul truc qui me fait moins fumer, c'est la weed. Mais c'est pas un bon substitut pour moi ^^

EDIT : Ca serait super de trouver un truc naturel pour remplacer ça, j'avais entendu parler d'une plante qui se fumait et qui était moins nocive (bon c'est pas top non plus) mais elle aurait des propriétés contre l'addiction au tabac... Du coup tu fume moins mais difficile à trouver et pas autorisé car considéré comme ''psychotrope''.
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#24
Ouais je vois très bien l'image du fumeur épicurien qui profite tant qu'il peut ^^

Tu peux soit chercher une autre activité qui te fera paraître de la même manière (mais bon ça sera forcément un truc risqué donc pas une bonne idée), soit faire un travail sur toi pour te persuader consciemment et subconsciemment que cette idéal c'est de la merde et que renoncer à du temps de vie pour un bonheur éphémère est une idée d'imbécile qui préfère fermer les yeux plutôt que d'affronter la vérité en face (un couillon quoi, pas un mec classe uhu).

Ouais la plante j'en avais entendu parler, je devrais pouvoir retrouver le nom, je ferai un edit. T'as le greengo aussi, c'est un substitut de tabac avec des plantes sans nicotine, et ça passe plutôt bien pour avoir essayé (autant pure que comme substitut de tabac dans les joints). Mais perso ce qui m'a vraiment permis de réduire c'est l'e-cig, après ça dépend des gens ^^
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#25
Citation :J'reprend confiance honnêtement ça va mieux depuis que j'ai écris ici... Grâce à tout ce que vous dites j'relativise et ça fait du bien.

Eh ben voilà : il y a très peu de bonnes nouvelles ces derniers temps dans les actualités générales, et il faut venir dans un lieu comme celui-ci pour en lire une... et participer éventuellement à son avènement !... Smile

...participer au titre du soutien soucieux de l'autre et au titre de l'encouragement, parce que s'il y a un acteur principal de cette "Bonne nouvelle" ("Good Spell" --> "Gospel", pourquoi pas une petite référence connexe en passant), c'est bien toi, évidemment, acteur du haut de l'affiche de ta vie (cumulant les fonctions de scénariste forcé de s'adapter aux circonstances et de réalisateur quand tout baigne Wink ).

Franchement, Psykaa, c'est un bonheur de voir -- déjà sur cette séquence d'à peine 2-3 jours -- comment tu as un talent visible pour rebondir de la façon qu'il faut face aux aléas défavorables. Oui, c'est ça, le "processus de la vie". Rencontrer des contrariétés, des problèmes, éprouver des souffrances... et avoir l'endurance, la créativité et la force d'âme de les surmonter ; ça a l'air anti-intuitif peut-être, ou rude, mais c'est dans la dureté qu'on s'élève dans les ordres de la conscience, de l'expérience et de la confiance. D'ailleurs, j'ai écrit ci-dessus "éprouver des souffrances", et le verbe utilisé, classique dans cette expression "en parle" déjà de ça, dans son sens d'origine : "-prouver" = établir la valeur de quelque chose (en l'occurence toi), en faire la "preuve", face à une situation qui l'appelle ou l'exige ; "é-" = vers l'extérieur, dont je vois 2 sens possibles : que cette valeur soit établie aux yeux des autres, ou bien que la preuve ainsi faite permette de sortir de la situation problématique. Smile (Cette analyse me semble rester pertinente en dépit du fait que dans cette expression, "éprouver" est utilisé pour son sens dérivé de "ressentir une sensation, un sentiment" ; le sens étymologique n'en est pas effacé pour autant, les mots se chargent des corrélations successives de sens que les hommes comprennent au fur et à mesure de notre évolution.)

Le dessin n'a jamais été trop un de mes talents pour l'expression créative, mais la langue, le sens, le discours -- le "Verbe" --, ouh là ! Wink Ah, tiens, une question en passant à ce sujet, dont je crois déjà connaître la réponse : quand tu t'es présenté, la délicatesse et la posture de ton "avatar" et puis la terminaison en "a" de ton pseudo m'ont fait penser que tu étais une fille ;> (il n'y avait aucun participe passé de verbe réflexif dans ton texte, qui aurait pu "désambiguïser" la question). Bon, maintenant, j'en sais plus. Et notamment suffisamment pour mieux comprendre que ton avatar, c'est toi qui l'a dessiné. Bravo, super-chouette ! Tu pratiques le dessin numérique ou classique, voire les deux ?

Bref : si je ne me trompe, tu as déboulé sur Psychonaut il y a juste une semaine, motivé sans doute à la fois par le besoin d'échanger sur "les prods" et leurs usages, et celui de te confier sur ton malheur récent. Déjà, c'était la démarche d'un gars qui a l'air de bien savoir choisir ses recours en cas de problème. 2) Sur ce fil que tu as créé il y a 3 jours, tu as eu plein de membres qui se sont intéressés à ta situation et t'ont proposé des réflexions ; ça signifie pour moi à la fois que tu as su exposer ton problème clairement, pas de façon embrouillée, et que tu es dans le bon rapport aux autres (ça doit être pour ça qu'on a envie de t'aider Smile ). 3) La plupart de ce qu'on t'a renvoyé, tu l'as reçu, compris, et en as fait usage genre en "3h chrono" (tu l'as appliqué en l'adaptant à la singularité de ta personne, de ta vie, de ta situation) de la plus constructive façon qui soit ! Euh... comment dire ?... Big Grin

Citation :Super que tu ais arrêter la clope, c'est quelque chose que j'aimerais faire aussi parce que de tout les trucs que j'ai consommé, ça c'est le plus inutile. La aussi j'ai su réduire, mais j'arrive pas à passer en dessous de 10 cigarettes par jours...Je pense que le vrai problème viens de ''l'habitude'' et j'peux facilement faire un lien avec l'ecsta.
Quand tu fais entrer une substance dans ta routine, difficile de la faire s'en aller. Alors il faut changer ses habitudes et c'est plutôt difficile à faire. J'espère que mon entrée en école d'art va m'aider à arrêter ça ou du moins, contrôler mes envies. [...] j'aurais besoin d'être ''moi-même'' pour réaliser des travaux perso, j'en ai envie et ça m'aidera sûrement à changer mes habitudes. [...]

(J'ai mis en valeur en rouge ce qui me semble vraiment le plus utilement compris et justement restitué
)

L'inutilité du tabac, c'est un constat incontestable que je me suis moi-même bien tourné en tête pour me motiver dans mon arrêt. La façon dont ça s'est déroulé cette fois est intéressante : fin février, je voulais retenter un break de la beuh (j'ai des problèmes de blé, pas assez de boulot, il faut que j'aille en chercher [décrocher le téléphone pour appeler des dizaines d'agences de traduction, faire le "commercial"], une fonction qui, déjà, m'a toujours gonflé parce que je suis existentiellement | éthiquement "contre", et puis aussi parce que t'as encore moins envie de le faire si tu es sous régime de joint quotidien ;>). Grosse détermination, aucune hésitation du type (vers, mettons, 17h00 du jour où j'ai décidé d'arrêter), "Bon, alors, est-ce que je le sens vraiment, ce break ? Si je m'imagine par avance en train de me coucher, est-ce que je vois le truc marcher ?". Pendant des années, ça, ça signifiait, "Bon, ben en fait, il me le faut, mon joint, ce soir" ! ;D

Aucun problème pour faire le break, donc, gros retour de pèche, de supplément de foi en moi, du coup, mais... comme souvent, l'insomnie me rattrape ! C'est de famille et c'est un truc que je dois gérer depuis le début (et c'est un des facteurs de mon "habitude" de 45 ans de joint du soir). Sept nuits à 3h de sommeil par nuit en moyenne, c'est la pèche au début, mais ça finit par me rétamer, of course. Donc, logique : je reprends le joint (mmm, le joint de reprise est encore meilleur que les "habituels" !). Mais zut, j'avais enfin une détermination de gagnant et... quoi, il faut la laisser derrière ? Mon coup est à moitié foiré, encore ? Non, non, non, une détermination pareille, ça se choye, ça se réutilise ailleurs éventuellement, ça se laisse pas derrière, non mossieur ! Et c'est là que germe l'idée... « Attends, l'herbe, je sais que ça m'amène à me laisser vivre sans prendre toutes les initiatives que je devrais, mais je sais aussi tout ce que ça m'apporte d'incontestablement positif sur différents plans, j'adore la plante depuis un bail. Mais la clope, le tabac, hein ? Ça m'apporte quoi de positif ? Rien. À chaque moment de frustration, c'est bon d'en prendre une ; subjectivement, ça compense ; mais j'ai aussi compris récemment que ça signifie, "Bon, ben je m'en bats les couilles, hein, tout ça est trop frustrant, autant me micro-détruire à petit feu en tirant goulûment sur le cylindre à Nicot !" »

Et toc ! Recyclage de la détermination de fer "à surtout pas gâcher" sur le paletot du tabac le 3 mars ! Smile) Les 2 premiers mois, c'était presque irréel, en tout cas inconnu de moi : "Ben non, j'ai pas envie de clope" ou bien "Ah ouais, c'est vrai, j'ai arrêté de cloper -- j'y pensais plus" Smile Après, il y a des envies qui sont revenues. Mais avec la sacoche de collectionneur d'e-Cig que j'ai, "atos" de 18, 22 ou 25 mm, batteries envoyant au moins 75 W, "no souci", en fait. Ça fait donc 5 mois et demi que ça dure, avec de gros bénèfs qui-aident-à-continuer à la piscine ou pour chanter.

oOo
-= Arrêt de la clope : pas nécessairement une urgence =-

Bon, jusqu'à mon âge assez avancé, j'ai vachement aimé cloper, je ne me torturais pas l'esprit pour me forcer à arrêter (la volonté des autres en moi, en fait), il n'y a eu aucun cancer des 2 côtés de ma famille sur 2-3 générations, donc j'évalue mon risque de morbidité/mortalité pour cette cause proche de zéro...

...c'est pour dire que s"il n'y a pas eu non plus de cancers dans ta généalogie, t'as de la marge, pour arrêter la clope, hein, ça a pas besoin d'être forcé cette année ou la prochaine, c'est nettement moins une urgence que des "prods" qui ne font pas vraiment de bien, si tu en prends de ceux-là.

oOo
-= Exemple d'un ami à moi : peinture, sculpture et herbe =-

Un dernier petit point qui n'est pas sans importance : "besoin d'être 'soi-même' pour réaliser des travaux créatifs perso". C'est-à-dire de n'être sous l'influence d'aucun prod', mais dans l'authenticité de son être naturel. Ça me parle, j'ai tendance à raisonner comme ça aussi. Après, ça n'est pas une règle absolue, non plus. Quand je joue de la gratte (jeu créatif, pas le travail sur l'instrument, où il FAUT être "clean", sinon c'est pas la peine), surtout avec des potes, le joint est de la partie -- on sait que ça stimule l'inspiration en musique improvisée.

Mais j'ai aussi un bon pote, excellent artiste peintre et sculpteur, Français de mère colombienne de 57 ans, qui crée sans frein, alternant entre dessin à l'encre, pastels et surtout depuis 2-3 ans sculptures en argile -- petits objets originaux comme figures humaines au look "Moebius", à l'échelle 1/2 environ --, qui a ses "recettes" pour que l'argile tienne jusqu'à 1100° dans le four et pour qu'il puisse peindre des décorations sur les moulages avant de les y mettre, sans que l'argile éclate et sans que l'enduit peint se dégrade... (Punaise, il est fort ! Smile )... qui est vraiment un bon et qui peut se permettre de louer une boutique pour exposer et vendre ses oeuvres tous les ans ou tous les six mois, en vendant ses belles sculptures qui ne ressemblent pas à celles des autres entre 1000 et 6000 euros, en gros.

Pourquoi j'en parle ? Ben d'abord parce que c'est proche de l'activité à laquelle tu aspires. Et puis parce que, curieusement, lui, il est tellement à l'aise dans son truc que... il fume des joints du matin jusqu'au soir tout en travaillant, ce qui l'aide à s'absorber dans sa pratique créative, et qu'il n'a donc aucune raison pratique de se prendre la tête plus ou moins fortement comme nous sur la thématique, "Punaise, faudrait que j'arrête ou que j'en fasse moins" ! Big Grin

Bonne soirée, camarade !
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#26
Lee-O a écrit :si je ne me trompe, tu as déboulé sur Psychonaut il y a juste une semaine, motivé sans doute à la fois par le besoin d'échanger sur "les prods" et leurs usages, et celui de te confier sur ton malheur récent. Déjà, c'était la démarche d'un gars qui a l'air de bien savoir choisir ses recours en cas de problème.

Hahaha, mais quelle self-modestie ^^
Gloire aux psychos!


Désolé Psikaa, je retrouve plus la plante, j'ai dû lire là-dessus en rangeant les vieux topics du fofo mais je le retrouve plus haha, c'est un comble ^^". Je me souviens que c'était aussi un antago MOR, si ça dit un truc à un psycho qui lit ça et qui sait ce que c'est qu'il hésite pas à poster.
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#27
snap2 a écrit :Tu peux soit chercher une autre activité qui te fera paraître de la même manière (mais bon ça sera forcément un truc risqué donc pas une bonne idée), soit faire un travail sur toi pour te persuader consciemment et subconsciemment que cette idéal c'est de la merde et que renoncer à du temps de vie pour un bonheur éphémère est une idée d'imbécile qui préfère fermer les yeux plutôt que d'affronter la vérité en face (un couillon quoi, pas un mec classe uhu).

Mais perso ce qui m'a vraiment permis de réduire c'est l'e-cig, après ça dépend des gens ^^

Le truc avec l'e-cig c'est que j'reste intimement convaincu que c'est aussi mauvais que la clope, mais qu'on sait pas encore le prouver. Au fond j'en sais rien mais j'ai pas confiance mdr... C'est con parce-que le liquide sans nicotine me va très bien, j'ai su réduire ma conso de clope en les utilisant pendant un temps. Donc oui, je vais devoir faire un travail sur moi, et je crois que c'est le moment de commencer à arrêter (paradoxal comme phrase haha)

Lee-O a écrit :Franchement, Psykaa, c'est un bonheur de voir -- déjà sur cette séquence d'à peine 2-3 jours -- comment tu as un talent visible pour rebondir de la façon qu'il faut face aux aléas défavorables. Oui, c'est ça, le "processus de la vie". Rencontrer des contrariétés, des problèmes, éprouver des souffrances... et avoir l'endurance, la créativité et la force d'âme de les surmonter ; ça a l'air anti-intuitif peut-être, ou rude, mais c'est dans la dureté qu'on s'élève dans les ordres de la conscience, de l'expérience et de la confiance. D'ailleurs, j'ai écrit ci-dessus "éprouver des souffrances", et le verbe utilisé, classique dans cette expression "en parle" déjà de ça, dans son sens d'origine : "-prouver" = établir la valeur de quelque chose (en l'occurence toi), en faire la "preuve", face à une situation qui l'appelle ou l'exige ; "é-" = vers l'extérieur, dont je vois 2 sens possibles : que cette valeur soit établie aux yeux des autres, ou bien que la preuve ainsi faite permette de sortir de la situation problématique. Smile (Cette analyse me semble rester pertinente en dépit du fait que dans cette expression, "éprouver" est utilisé pour son sens dérivé de "ressentir une sensation, un sentiment" ; le sens étymologique n'en est pas effacé pour autant, les mots se chargent des corrélations successives de sens que les hommes comprennent au fur et à mesure de notre évolution.)
Et toc ! Recyclage de la détermination de fer "à surtout pas gâcher" sur le paletot du tabac le 3 mars ! Smile) Les 2 premiers mois, c'était presque irréel, en tout cas inconnu de moi : "Ben non, j'ai pas envie de clope" ou bien "Ah ouais, c'est vrai, j'ai arrêté de cloper -- j'y pensais plus" Smile Après, il y a des envies qui sont revenues. Mais avec la sacoche de collectionneur d'e-Cig que j'ai, "atos" de 18, 22 ou 25 mm, batteries envoyant au moins 75 W, "no souci", en fait. Ça fait donc 5 mois et demi que ça dure, avec de gros bénèfs qui-aident-à-continuer à la piscine ou pour chanter.

oOo
-= Arrêt de la clope : pas nécessairement une urgence =-



oOo
-= Exemple d'un ami à moi : peinture, sculpture et herbe =-

Un dernier petit point qui n'est pas sans importance : "besoin d'être 'soi-même' pour réaliser des travaux créatifs perso". C'est-à-dire de n'être sous l'influence d'aucun prod', mais dans l'authenticité de son être naturel. Ça me parle, j'ai tendance à raisonner comme ça aussi. Après, ça n'est pas une règle absolue, non plus. Quand je joue de la gratte (jeu créatif, pas le travail sur l'instrument, où il FAUT être "clean", sinon c'est pas la peine), surtout avec des potes, le joint est de la partie -- on sait que ça stimule l'inspiration en musique improvisée.

Mais j'ai aussi un bon pote, excellent artiste peintre et sculpteur, Français de mère colombienne de 57 ans, qui crée sans frein, alternant entre dessin à l'encre, pastels et surtout depuis 2-3 ans sculptures en argile -- petits objets originaux comme figures humaines au look "Moebius", à l'échelle 1/2 environ --, qui a ses "recettes" pour que l'argile tienne jusqu'à 1100° dans le four et pour qu'il puisse peindre des décorations sur les moulages avant de les y mettre, sans que l'argile éclate et sans que l'enduit peint se dégrade... (Punaise, il est fort ! Smile )... qui est vraiment un bon et qui peut se permettre de louer une boutique pour exposer et vendre ses oeuvres tous les ans ou tous les six mois, en vendant ses belles sculptures qui ne ressemblent pas à celles des autres entre 1000 et 6000 euros, en gros.

Pourquoi j'en parle ? Ben d'abord parce que c'est proche de l'activité à laquelle tu aspires. Et puis parce que, curieusement, lui, il est tellement à l'aise dans son truc que... il fume des joints du matin jusqu'au soir tout en travaillant, ce qui l'aide à s'absorber dans sa pratique créative, et qu'il n'a donc aucune raison pratique de se prendre la tête plus ou moins fortement comme nous sur la thématique, "Punaise, faudrait que j'arrête ou que j'en fasse moins" ! Big Grin

Bonne soirée, camarade !

Super intéressant ce que tu racontes avec ''éprouver des souffrances'' !

Concernant la question de l'avatar désolé de te décevoir mais non ce n'est pas de moi malheureusement haha... C'est Phased qui l'a dessiné. J'adore cet artiste, ses dessins sont vraiment très originaux je trouve et il a un style qui me parle beaucoup ! En général il réalise ses oeuvres à l'aide d'une tablette graphique.
Pour ma part j'en suis juste au dessin sur papier Smile
Je ne dessine pas depuis longtemps. J'ai toujours aimé ça mais je n'ai jamais pris de cours ni rien et j'explorais peu cette voie (sans doute parce-que je ne me sent pas spécialement bon dessinateur?)
En fait, j'ai commencé à m'intéresser aux arts-plastiques avec mon ex. La peinture surtout... On faisait ça pour s'amuser, rien de très sérieux mais c'était une bonne façon de s'occuper quand on ne se droguait pas (je déteste ce mot c'était le cas au fond, je pense... :p ).
Ensuite on y a mêler les prods. Là aussi c'était de chouettes expériences, et très stimulantes par rapport aux hallucinations (aussi bien visuelles que tactiles). Mais on ne créait rien de personnel à ce stade, disons que c'était de l'experimentation.
C'est quand toutes les galères sont arrivées que ''l'art'' est devenu une sorte d'échappatoire pour moi et que j'ai réalisé que j'avais peut-être ma place dedans et que si ce n'était pas le cas, au moins, j'aimerais essayé. Au pire, ça m'aura servi à ''grandir'' et me découvrir. (Désolé j'ai du mal à être clair ce soir, la fatigue se fait sentir et mes idées fusent dans tout les sens).

Pour ce qui est de mon arrivée sur Psychonaut tu as raison, je me posais de + en + de questions par rapport à une éventuelle reprise de prod, et je vu que je connaissais déjà bien le forum je me suis dis, pourquoi pas ? Je sais que les membres sont pour la plupart bien sympas et je pourrais parler de tout et de rien sans que ça choque tel ou tel personne. J'ai attendu un moment car je sais qu'ici j'ai tendance à banaliser l'utilisation de prod mais j'me suis dit que si j'étais conscient de banaliser leur utilisation et bien il ne tenais qu'à moi de faire plus attention. Et finalement c'est une bonne chose que je me sois ré-inscrit car vos conseils et l'attention que vous me portez actuellement me sont vraiment bénéfiques croyez moi, vous êtes géniaux... ! Big Grin

En ce qui concerne le tabac encore une fois bravo à toi ! Et je comprend ce que tu veux dire par rapport aux côtés positifs et négatifs de ta conso de beuh... C'est ce plus ou moins ce que j'applique à ma propre conso de beuh également. A vrai dire, j'ai réussis à calmer ma conso pendant un an. Je n'achetais plus et fumais seulement en soirée ou avec mon meilleur pote parce-que je préferais nettement en profiter ''au bon moment''. Mais encore une fois, j'ai fini par abuser quand les problèmes sont arrivés. Par contre, j'arrive à stopper tranquille !

Pour les insomnies, même si mon cas est moins avancé que le tiens je crois que je peux comprendre un p'tit peu ce que tu vis... Moi aussi mes nuits sont longues et mes heures de sommeils vachement réduites (l'insomnie est un problème de famille alors peut-être moi-même suis-je insomniaque ?) Quoi qu'il en soit, même quand ça va bien dans ma caboche je m'endors très tard et dort peu.
Je crois que cela viens aussi du fait que j'adore l'ambiance de la nuit, le silence dehors, la musique dans mes oreilles... C'est aussi le moment de se retrouver seul avec soi-même et penser à tout et rien... Ca me met dans une espèce de nostalgie à la foix agréable et triste, difficile à expliquer.

Pour ce qui est de ''l'urgence d'arrêt du tabac'' je crois que plus vite j'arrêterais mieux ça sera. En fait, dans ma famille il y a 3 cas de cancers (pas mes parents mais oncle et tante), des asthmatiques (je le suis également, léger mais ma respiration et mon endurance se sont beaucoup déteriorées depuis que je fume, je ne fais plus de sport aussi... Il y a des problèmes de coeurs également, de tensions (parents). Donc sans pour autant tomber dans la parano de ''c'est dans les gènes et je suis sur la liste'' je pense que les choses ne jouent pas en ma faveur et que je devrais arrêter de jouer avec la chance. Surtout concernant le tabac.
Mais oui tu as raison, c'est pas hyper urgent et je compte profiter encore un peu, en essayant petit à petit de me rentrer dans le crâne que va falloir arrêter.
Les prods sont aussi néfastes tu as raison, mais contrairement à la clope (et comparativement aux joints) je leur trouve certains bénéfices, raison pour laquelle j'aimerais pouvoir maîtriser ma conso et pouvoir en profiter à de bonnes occasions. Mais s'il faut arrêter, je le ferais... Ma plus grande peur serait de me détruire mentalement... Je ne sais pas à quoi point cela peut me changer, ni si je suis capable de le ressentir et ça me fait peur. Je me dis aussi que peut-être cela ne me changera pas si j'en abuse pas, alors il existerait un moyen d'en profiter sans me niquer vous voyez... C'est pour ça que je suis paumé là dessus...

Par rapport à ton pote artiste, c'est super cool ! Je crois que les psyché peuvent aider un artiste dans sa créativité mais que l'usage ne doit pas devenir une nécessité. Je crois en leur potentiel, vraiment et je pense souvent à ça... Ca serait surement la façon la plus ''intelligente'' et la plus ''sensée'' que je pourrais en faire. Encore faudrait-il que j'en évalue les risques parce-que si je me trompe et que je nique mon ''équilibre mental'', ma créativité mourra avec et me transformerait en larve...

snap2 a écrit :Désolé Psikaa, je retrouve plus la plante, j'ai dû lire là-dessus en rangeant les vieux topics du fofo mais je le retrouve plus haha, c'est un comble ^^". Je me souviens que c'était aussi un antago MOR, si ça dit un truc à un psycho qui lit ça et qui sait ce que c'est qu'il hésite pas à poster.

Pas de soucis snap ! J'vais jeter un oeil aussi Smile


Merci encore les gars, ça fait plaisir de sentir tout ce soutiens j'vous promet... !

Peace & bonne nuit Wink
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#28
Merci d'avoir rebondi sur tous mes points, Psykaa. C'est intéressant et plaisant de te lire là-dessus, et puis c'est de toute façon utile, déjà thérapeutique, pour celui qui parle (en l'occurrence toi pour la dernière contrib), d'exprimer aux autres ce qui l'anime, ce qui l'agite, etc. Tant que ces réflexions n'existent que dans nos têtes, elles sont éthérées, mouvantes, soumises à la "houle" de nos émotions. Quand on les extériorise dans la démarche d'en parler aux autres, on est amené à mieux les "fixer". On est tenu d'en faire plus sens que dans notre for intérieur pour que ce soit suffisamment clair pour les autres. Du coup, on avance dans l'éclairage de ses problèmes.

À la limite : il est sûr que quand on s'exprime en forum, surtout sur des sujets intimes et quand le texte est long, on souhaite qu'on nous réponde, c'est un peu le coeur du truc ; si on ne reçoit aucun écho, ou quasiment, on va être déçu. Mais cette attente d'interaction, d'empathie, n'est qu'une part de l'utilité de la participation à un forum, l'autre étant celle dont je viens de parler. Et je dirais que cette dernière est la plus importante. Je suis un grand bavard, à l'évidence (toi aussi ;>), ça fait un bail que je participe à tout un tas de forums (dernière grande période : 2010-2015 sur Facebook, 3h par jour en moyenne) et ça fait un moment que même si je n'ai pas de réponse à une grande contrib, je n'en conçois quasiment aucun désagrément, parce que je sais que le fait que j'aie cherché à mettre en forme (encore un peu mieux, itération après itération) mes idées est déjà un bénéfice pour moi.

Psykaa22 a écrit :Les prods sont aussi néfastes tu as raison, mais contrairement à la clope (et comparativement aux joints) je leur trouve certains bénéfices, raison pour laquelle j'aimerais pouvoir maîtriser ma conso et pouvoir en profiter à de bonnes occasions.

Je pourrais difficilement dire que, de manière générale, "les prod(uits psychoactifs) sont néfastes", puisque j'ai passé ma vie, entre autres choses, à en tester pas mal. Mon propos est de suggérer de bien distinguer ceux qui font plus de bien que de mal de ceux qui font plus de mal que de bien (et de proscrire ces derniers).

Et les néo-psy, j'en fais un usage qu'on peut dire "sérieux" et qui correspond bien à ton objectif de maîtrise de conso. Pour ceux que j'ai pris le plus souvent -- MDMA et 4-AcO-DMT|Psylacétine --, mes trips sont vraiment espacés, toujours pensés quelques jours à l'avance, et ça s'est toujours passé tranquillement chez moi, avec un ou deux amis, jamais plus.

oOo

snap2 a écrit :Hahaha, mais quelle self-modestie ^^
Gloire aux psychos!

Tu voulais dire quoi, camarade ? Écrit comme ça, je ne sais pas si tu te fous de ma gueule ou si c'est bon enfant.
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#29
Lee-O a écrit :Merci d'avoir rebondi sur tous mes points, Psykaa. C'est intéressant et plaisant de te lire là-dessus, et puis c'est de toute façon utile, déjà thérapeutique, pour celui qui parle (en l'occurrence toi pour la dernière contrib), d'exprimer aux autres ce qui l'anime, ce qui l'agite, etc. Tant que ces réflexions n'existent que dans nos têtes, elles sont éthérées, mouvantes, soumises à la "houle" de nos émotions. Quand on les extériorise dans la démarche d'en parler aux autres, on est amené à mieux les "fixer". On est tenu d'en faire plus sens que dans notre for intérieur pour que ce soit suffisamment clair pour les autres. Du coup, on avance dans l'éclairage de ses problèmes.


Je pourrais difficilement dire que, de manière générale, "les prod(uits psychoactifs) sont néfastes", puisque j'ai passé ma vie, entre autres choses, à en tester pas mal. Mon propos est de suggérer de bien distinguer ceux qui font plus de bien que de mal de ceux qui font plus de mal que de bien (et de proscrire ces derniers).

Et les néo-psy, j'en fais un usage qu'on peut dire "sérieux" et qui correspond bien à ton objectif de maîtrise de conso. Pour ceux que j'ai pris le plus souvent -- MDMA et 4-AcO-DMT|Psylacétine --, mes trips sont vraiment espacés, toujours pensés quelques jours à l'avance, et ça s'est toujours passé tranquillement chez moi, avec un ou deux amis, jamais plus.


C'est normal Lee-O, tu prend la peine de répondre à mon appel à l'aide et de manière plutôt impliqué, c'est la moindre des choses que je puisse faire. Et oui comme tu le dis de toute façon ça me sert aussi. Malheureusement je ne peux répondre que le soir pratiquement et la fatigue ne jouant pas en ma faveur, j'ai souvent du mal à répondre à tout les points ou en tout cas, de manière précise et correcte.

Par rapport aux prods j'avais donc mal compris (désolé), et c'est un point que je trouve fort intéressant surtout en ce moment. Comment savoir si on ne joue pas à la roulette russe avec tel ou tel prod ? J'ai l'impression que d'un côté on ''vante'' les qualité de certains psyché et d'un autre, tout ça n'est qu'un doux-rêve à effacer au plus vite, au risque de s'enfermer dans une bulle qui t'éloignera et t'isole de la réalité pour te détruire à petit feu. Bon j'extrapole un peu mais en gros c'est ça, je n'arrive plus à me dire que je pourrais en tirer quelque chose de bon, tellement les effets négatifs (par rapport à la psyché surtout) m'effraient. Pourtant je reste fort intéressé par ces substances (pas seulement par addiction, mais leur histoire, leur fonctionnement etc...) et j'aimerais vraiment pouvoir encore en profiter, au moins pour ''lâcher prise'' de temps à autres. Si seulement on pouvait être sûr de ce qu'on risquais, être sûr que mentalement on est stable on qu'on va pas devenir skyzo, bipolaire etc... Voilà ce qui me fais le plus peur.

Je suis également à un tournant de ma vie, ne serait-ce pas là l'occasion d'arrêter de prodder définitivement ? Après tout, la seule ''attache'' qu'il me reste à ça est personnelle, autrefois ma copine en était une et le délire propre à notre couple si je puis dire.

En tout cas, merci beaucoup pour votre aide c'est un véritable plaisir pour moi de lire toutes ces bonnes choses j'vous jure...
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#30
Hé hé, "Impliqué" is my middle name, merci de me le renvoyer, cher jeune camarade, et tu es de la même espèce !

Écoute, ton discours est bien cohérent, au-delà des hésitations propres à ton âge, et il serait irresponsable de ma part de ne pas te le valider sans réserve.

À dire vrai si les drogues m'ont servi dans ma quête, la première raison de mon usage est que j'en avais besoin pour pouvoir vivre sans me perdre. Si tu parviens à un stade où tu sens que tu peux t'en passer, que tu dois t'en passer... go, go, go !

J'ai shooté 5 ans, sans tourner junkie (= shoot tous les jours et la vie entièrement axée sur la poudre), et après coup, j'ai analysé qu'à au moins 50%, c'était pour signfier en quelque sorte, "Si je dois me faire enculer (par ma mère "castratrice" sans le vouloir), je préfère que ce soit par moi-même" !

Les drogues, et en particulier le cannabis, nous procurent -- dans ce contexte problématique de l'envahissement par la volonté de l'autre -- un recours "enveloppant". C'est un clôturage du moi, qui le protège des assauts quasi omniprésents et irresponsables (ces "envahisseurs" sont eux-mêmes les victimes de leur névrose). Moi, apparemment, je n'aurais pas pu faire sans.

Et donc -- pour appuyer le message, je le répète --, si ces assauts par les volontés extérieures ne t'affectent pas'exagérément et'que tu le sens... go, go, go, arrête tout prod ! Ta vie en sera vraisemblablement meilleure.
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