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Ca va pas fort
#31
Honnêtement, je pense que j'ai encore des choses à vivre avec les prods... Raison pour laquelle j'ai dur de m'en passer. Ils m'intéressent, leur fonctionnement, leur histoire, le mystère autour des effets qu'ils produisent, la psychonautique... Je trouve ça passionnant et je me dis que lâcher l'affaire c'est peut-être passer à côté de quelque chose... Je pense que j'ai besoin de pouvoir m'évader de cette manière, j'ai toujours été un grand rêveur, idéaliste et utopiste d'après mon père. Et il a raison... L'univers ''magique'' des drogues (attention c'est entre guillemets) m'intrigue et me plaît vraiment et j'aimerais pouvoir en profiter de temps en temps, sans me ruiner l'esprit... Je ne veux pas tout lâcher maintenant tu vois...

Par rapport au fait de ton analyse sur les raisons de ta conso passée, je vois ce que tu veux dire. Là dessus je ne peux pas vraiment m'identifier puisque j'ai de bon rapports avec mes parents même si j'ai eu de grosses galères. Je ne crois pas que je les utilises dans le but de m'auto-détruire si je puis dire. J'en faisais un usage malsain et destructeur oui mais plus par ''inconscience'' je crois.

Je pense que j'ai vraiment besoin de m'échapper de la réalité de temps en temps, et c'est en proddant que j'aime le faire. La musique m'aidait bien avant, mais une fois que j'ai commencé le joint j'en ai abusé, ensuite l'alcool et puis les prod. Pourtant ça m'a fait du bien à un moment, je ne trouvais pas ma conso systématique problématique avant d'en avoir abuser. J'aimerais vraiment avant de tout lâcher tenter une dernier fois de maîtriser ma conso, ça serait également un bon travail à faire sur moi même, j'en sortirais surement grandis puisque l'addiction est quelque chose de très problématique et fréquent chez moi... Que ce soit pour les prod et affectivement (avec ma copine).

Qu'en penses-tu ?

Ha oui, et j'ai beaucoup réfléchis au fait que j'aimerais apprendre l'écriture, c'est quelque chose qui me plaisait beaucoup quand j'étais gamin (j'écrivais des histoires etc, bon rien de ouf hein) du coup j'me demandais, vous avez une idée de comment apprendre à réaliser des petits poèmes ?
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#32
Que c'est beau cette communauté qui s'entraide, ça fait chaud au coeur Smile
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#33
Citation :Ha oui, et j'ai beaucoup réfléchis au fait que j'aimerais apprendre l'écriture, c'est quelque chose qui me plaisait beaucoup quand j'étais gamin (j'écrivais des histoires etc, bon rien de ouf hein) du coup j'me demandais, vous avez une idée de comment apprendre à réaliser des petits poèmes ?
Je te conseillerais de te laisser guider par le flot de ton inspiration, même si ça rime pas, que ça vienne d'un mélange entre cerveau et cœur, que ça te plaise c'est le principal je pense. Ça devrait s'améliorer avec la pratique.
Honnêtement si tu t'inquiètes de ton état et de ta conso c'est peut-être le signe que tu dois faire une bonne pause avec les prods voir les arrêter complètement, plus facile à dire qu'à faire c'est sûr, mais surtout ne retombe pas dans l'excès parce que là ça ne pourra qu'empirer. Si malgré tout tu continue à proder, pense à espacer les prises au maximum (par là je veux dire 1,5 voir 2 mois minimum pour les psychédéliques, la MDMA etc) il en va de ta santé fait attention à toi.
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#34
Honnêtement, mon jeune camarade sur le chemin de sa quête et bien mature pour ton âge, j'en pense que ça me rappelle pile mes propres interrogations et aspirations. Il m'a semblé responsable, dans l'échange précédent, de forcer un peu sur le conseil, "Bon, ben arrête, si c'est ça que tu sens", parce qu'en effet, l'addiction est une dépendance qui bride certains de nos potentiels, mais je suis là d'abord pour te servir de mini-révélateur de ce que tu veux vraiment, toi.


Psykaa22 a écrit :j'ai besoin de pouvoir m'évader de cette manière

Le nom que je mets sur le piège que les substances permettent de repousser, c'est "conformisme". Impossible de savoir a posteriori comment j'aurais évolué sans toxicomanie (et en fait, il y a quelque chose d'absurde à tenter de faire ce genre d'hypothèses), mais on voit bien autour de nous que si tu prends cette voie, il y a un confort à faire comme tout le monde -- surtout en termes de boulot, carrière, confort matériel -- qui peut faire oublier que nous ne sommes pas juste des animaux pour qui subvenir à tous les besoins matériels aisément toute la vie, c'est le top. Nous avons besoin de plus, s'installer dans le conformisme peut le faire oublier, et ça peut déboucher sur une tristesse existentielle majuscule, vers la fin, quand tu te retournes et que tu constates, "Attends, j'ai passé mon temps à juste subvenir à mes besoins matériels ??".


Psykaa22 a écrit :Par rapport au fait de ton analyse sur les raisons de ta conso passée, je vois ce que tu veux dire. Là dessus je ne peux pas vraiment m'identifier puisque j'ai de bon rapports avec mes parents même si j'ai eu de grosses galères. Je ne crois pas que je les utilises dans le but de m'auto-détruire si je puis dire. J'en faisais un usage malsain et destructeur oui mais plus par ''inconscience'' je crois.


Ça me paraît pas mal analysé pour le dernier point. Après, si tu as une inclination "tox", ça a une origine, ça ne vient pas de nulle part. Il sera bon de creuser en introspection.

"Si [tu] peux dire"... Wink Petite erreur d'analyse de ce que je t'ai confié : "auto-destruction", que dalle, j'ai pas ça en moi, précisément, et j'encourage ceux qui en constatent la pente dans leur mode de vie à tenter de s'en défaire. C'est à comprendre plus comme, "Quel que soit le (gros) problème, je m'en saisis -- je passe de "passif" à "actif" -- plutôt que de juste le subir". Et j'attends des jours meilleurs, dans la "patience" (tous ces mots "passif", "patience", etc., même "passion", viennent du grec "pathos" et font référence à la souffrance et à la capacité à l'endurer... ou à la sublimer dans le cas des "passions").


Citation :Je pense que j'ai vraiment besoin de m'échapper de la réalité de temps en temps, et c'est en proddant que j'aime le faire.

La substance la moins dommageable à laquelle être "accro" quotidiennement, c'est le cannabis (et l'alcool, mais pas au-delà d'une dose "normale" -- moi c'est triple whisky quotidien [10-15 cl] à l'apéro, mais pas de vin à table sauf déjeuner/dîner "de fête" -- et basta).

Ça n'est pas seulement "s'échapper de la réalité" (et moi, je dirais plutôt "considérer la réalité sous un autre angle", "faire un pas de côté"), c'est aussi mieux marquer les frontières entre moi et l'extérieur. Dans le grand débat en cours avec le "Psychonaut Master" (Psychonautique->Dissociation), j'ai cité hier un super bouquin du sociologue JC Kaufmann, "Ego - Pour une sociologie de l'individu", dont je t'ai sorti un extrait plus court, là (c'est dans le chapitre "L'enveloppement de soi" [pour le protéger des assauts extérieurs] et j'ai surligné en jaune le paragraphe sur les addictions) :


[ATTACHMENT NOT FOUND]


Citation :Pourtant ça m'a fait du bien à un moment, je ne trouvais pas ma conso systématique problématique avant d'en avoir abuser. J'aimerais vraiment avant de tout lâcher tenter une dernier fois de maîtriser ma conso, ça serait également un bon travail à faire sur moi même, j'en sortirais surement grandis puisque l'addiction est quelque chose de très problématique et fréquent chez moi...

Bienvenue au club et bonne chance pour la suite ! ;-)

Citation :Ha oui, et j'ai beaucoup réfléchis au fait que j'aimerais apprendre l'écriture, c'est quelque chose qui me plaisait beaucoup quand j'étais gamin (j'écrivais des histoires etc, bon rien de ouf hein) du coup j'me demandais, vous avez une idée de comment apprendre à réaliser des petits poèmes ?

La poésie, c'est le plus dur, et ça a un usage épisodique, à finalité majoritairement personnelle (sauf à être Baudelaire ou Rimbaud...). Ton intention de base est hyper-bonne (c'est la langue qui nous fait hommes, en gros), mais la finalité gagnera à être de s'en vouloir, de façon générale, un explorateur et un découvreur passionné. La maîtrise de la syntaxe, de plus en plus fine, l'enrichissement du vocabulaire, et puis l'accès à la "généalogie" des mots, comme j'en donne l'exemple en indiquant leur étymologie, d'où ils viennent, leur sens d'origine, qui fait d'eux des véhicules de plus encore que la perception du sens qu'on peut en avoir aujourd'hui, qui communique des choses importantes, dans le temps, sur l'histoire des hommes.


"Take care", kiddo ! Smile
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#35
Dreamea a écrit :Je te conseillerais de te laisser guider par le flot de ton inspiration, même si ça rime pas, que ça vienne d'un mélange entre cerveau et cœur, que ça te plaise c'est le principal je pense. Ça devrait s'améliorer avec la pratique.
Honnêtement si tu t'inquiètes de ton état et de ta conso c'est peut-être le signe que tu dois faire une bonne pause avec les prods voir les arrêter complètement, plus facile à dire qu'à faire c'est sûr, mais surtout ne retombe pas dans l'excès parce que là ça ne pourra qu'empirer. Si malgré tout tu continue à proder, pense à espacer les prises au maximum (par là je veux dire 1,5 voir 2 mois minimum pour les psychédéliques, la MDMA etc) il en va de ta santé fait attention à toi.

Merci des conseils !
J'vais essayer de plus me prendre la tête avec ''est-ce que je continue/arrête les prods'' J'vais laisser les choses se faire et si un jour l'occasion se présente alors j'y réfléchirais...

Lee-O a écrit :La poésie, c'est le plus dur, et ça a un usage épisodique, à finalité majoritairement personnelle (sauf à être Baudelaire ou Rimbaud...). Ton intention de base est hyper-bonne (c'est la langue qui nous fait hommes, en gros), mais la finalité gagnera à être de s'en vouloir, de façon générale, un explorateur et un découvreur passionné. La maîtrise de la syntaxe, de plus en plus fine, l'enrichissement du vocabulaire, et puis l'accès à la "généalogie" des mots, comme j'en donne l'exemple en indiquant leur étymologie, d'où ils viennent, leur sens d'origine, qui fait d'eux des véhicules de plus encore que la perception du sens qu'on peut en avoir aujourd'hui, qui communique des choses importantes, dans le temps, sur l'histoire des hommes.


"Take care", kiddo ! Smile

Merci ! Ouais je pense pas me lancer à fond dedans mais plutôt apprendre à écrire des choses qui me viennent du coeur, de manière ''correcte, artistique'' et qui peut-être m'aiderait à completer certains dessin ou pour trouver l'inspi Smile

Je vois ce que tu entend par rapport au conformisme et je suis totalement d'accord.
Tu sais, j'ai toujours pensé que la vie c'est pas ce qu'on en fait à notre époque. J'veux dire, travailler comme un dingue pour s'offrir des choses matérielles, avoir une plus belle voiture que le voisin tout ça... Non cette vie ne m'intéresse pas, c'est même l'contraire elle m'insupporte. Ca me dégoûte, j'esperais beaucoup plus.
C'est pour ça que j'ai toujours eu peur de devenir adulte je crois... Parce-que plus le temps passe et plus je me rend compte que ''le moule'', je n'y échapperais pas.


Plus j'avance plus le monde m'effraie. J'ai l'impression d'avoir vécu le meilleur de ma vie, alors que je n'ai encore rien fait.
Parce-que quand t'es ado t'as pas peur de goûter les choses en te jetant dedans tête la première, t'as rien à perdre car t'es jeune, insouciant et puis tu s'ra jamais vieux. Tu rattraperas tes erreurs plus tard... Mais le temps passe et le moule s'approche. Il te faut un bon diplôme parce-que même avec, c'est dur de trouver un emploi. Il faut que cet emploi rapporte, parce-que la vie est chère. Tu va devoir sacrifier des choses, car il y a des ''priorités'' et un jour où l'autre tu rencontrera quelqu'un, avec qui tu aura une famille et cette famille dépendra de toi...
Or, comment subvenir aux besoin d'une famille en étant anti-conformiste ? J'veux dire, il n'y a plus moyen de vivre à contre courant ou alors il y a d'énormes sacrifices à faire... Comment vivre quelque part si tu ne peux rien acheter ? Comment élever une famille si tu n'as pas de toît ? Voyager, oui mais comment faire sans argent ? Argent, argent argent... Tout tourne autour de ça, et c'est la putain de merde parce-que ce système est tellement ''bien'' foutu que tu peux pas t'en passer...
Alors il faut accepter de rentrer dans ce moule, et c'est ce qu'on fait tous en grandissant. Je m'en rend compte... J'ai toujours été un grand rêveur, le genre de type hyper optimiste qui pensait qu'il allait trouver le moyen de quitter ce système pourris pour faire sa vie ailleurs, loin de tout et qui vivrait ainsi la vraie vie, à l'état pur. Ce p'tit gars se contenterait de l'essentiel, il n'aurait besoin de rien d'autre que la nature autour de lui (à la Into The Wild...).
Mais non, je grandis et je sais que je n'y arriverais pas.
C'est pas très grave, on peut quand même être heureux dans cette putain de vie, suffit de trouver des choses qu'on aime faire et de bien s'entourer. On s'fera chier la semaine et l'week-end on vivra un peu, peut-être...
Nan j'suis hyper négatif j'm'en rend compte en relisant mais j'le pense plus ou moins. Pour avoir une vie ''agréable'' aujourd'hui, il faut trouver des moyens de s'évader, des moyens que te donneront l'impression que à côté de toute tes galères, tu peux souffler de temps en temps et goûter à certains plaisirs. Je ne parle pas que de ''psychotropes'', l'amour en fait partie, l'art aussi, le sport etc...

Tout ça pour dire (désolé j'm'embrouille) que mon addictions aux psychotrope ça vient de là. J'en suis convaincu à 100%. J'ai eu beau me cacher derrière des idées du style -'' Nan mais avec ça j'explore ma conscience -ou- ça m'fait seulement kiffer un peu plus mes soirées etc " j'crois que j'ai besoin de m'évader mais, à l'extrême. Le sport c'est cool, l'art aussi mais c'est pas suffisant. Nan moi je veux vivre les choses à fond j'veux sentir les choses exploser en moi et je fais le lien avec l'amour et la drogue qui sont les choses dont j'ai le plus difficiles à me passer. Quoi de plus puissant que l'amour et la drogue ? En plus c'est similaire ces trucs là... Les deux te font un putain de bordel dans la tête, tout un tas de réactions chimiques qui te font vivres pleins de sensations et te font voir une autre facette de la vie vous voyez ce que je veux dire ou pas ?

C'est pour ça que j'ai besoin d'une relation, pour ça que je veux maîtriser ma conso car il ne me manque que ça pour avoir l'impression de pouvoir profiter à fond.
C'est triste au fond, j'aimerais pouvoir me contenter de ce que j'ai, et ne pas avoir à risquer ma santé parce-que quand je l'aurais perdue j'm'en mordrais les doigts, et la vie sera réellement un enfer je n'y survivrais pas c'est certains.
Alors qu'est-ce qui cloche chez moi, pourquoi je prend le risque ? Après tout, j'suis loin d'être con à la base alors pourquoi risquer de tout perdre ? Parce-que ma vie elle est super au fond ! Mes parents sont géniaux, on est loin d'être peté de thune à vrai dire, on est souvent dans la galère mais je n'ai jamais manqué de rien. Ils m'aiment, me poussent vers le haut tout le temps. J'ai de super potes, un toît au dessus de la tête, j'ai également la chance de bientot commencer des études qui normalement devraient me plaires... J'ai pas le droit d'me plaindre.

Arf, j'suis crever et pas très bien ce soir... J'ai écris à chaud alors j'espère que c'est pas n'importe quoi ce que je raconte mais j'avais besoin de l'dire...

Pour en revenir à ce que tu as dis, désolé si j'ai mal compris le rapport à l'auto-destruction et encore une fois, tu m'épates par ta connaissance des mots et les liens que tu peux faire entres eux... ''références à la souffrance, pathos etc...''. C'est vraiment super intéressant !

Par rapport à la beuh et l'alcool, j'suis d'accord, c'est la moins dommageable sur le long terme. Moi aussi c'était vraiment truc la weed, et ça commence à le redevenir surtout depuis que j'ai diminué ma conso (j'ai refumé et bu quelques fois ces deux derniers semaines, et j'ai su me contrôler) c'est pas facile et sur le moment ça fait chier, mais j'suis content de moi car on fond, j'en profite raisonnablement. Mais voilà, depuis que j'ai connu les psyché en général je ne veux pas me limiter à ça et mon coup de coeur pour la weed à été remplacé par l'ecsta. C'est triste parce-que ça me suffisait amplement à l'époque...

Par rapport à la réalité, c'est exactement ça, j'aurais du le dire de cette façon là ''considérer la réalité sous un autre angle''. J'adore ! Merci pour l'extrait c'était intéressant Smile

Bonne soirée les gars, et désolé pour le pavé mais ce soir j'ai une grosse baisse de moral je crois... Toujours autant de mal à dormir, je fait plusieurs cauchemars sur la même nuit, j'me questionne trop, j'suis triste de me dire que je serais bientôt diplômé parce-qu'au fond c'est déjà dire au revoir à une bonne partie de ma vie et à certains potes... Enfin voilà quoi.

Merci pour vos messages !

Peace
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#36
Je trouve pas ça si pessimiste que ça ce que tu dis Psikaa2, c'est même plutôt réaliste à mon sens, on vit dans un monde plus ou moins dénaturé ou l'argent est la carotte et le bâton de la survie, au fond ça à beau ne rien à voir avec les mécanismes de la nature, le système fait que c'est devenu un outil de survie pour pouvoir y vivre, mais cela dit la mécanique de rechercher une ressource pour la survie reste la même, c'est l'excès qui dénaturalisent les rapports qu'entretiennent les être vivants à leur environnement et on est clairement dans un système excessif.

Après la compétitivité c'est une constance quoiqu'il arrive et c'est dur de devoir vivre avec cette optique, et je pense qu'au fond ça bouffe plus qu'autre chose que de se focaliser là dessus, il y a l'aspect contemplatif à aborder pour trouver la sérénité, oublier qu'on vit dans un monde d'accrocs et de piétinements d'autrui pour voir qu'on est aussi dans un monde d'entraide et de beauté parfois. C'est un aspect que je pensais trouver plus facile à aborder avec certains prods mais plus trop maintenant (mais c'est peut-être parce que je prod plus grand chose ou des trucs un peu crades, alcool et stims en particulier que j'aurais tendance à déconseiller), parce que ça peut être un piège de déléguer un aspect de l'esprit à un agent extérieur, on en revient à la consommation immuable, sans compter qu'il y a des prods qui sont sûrement pas apte à cette optique, après c'est à chacun ses ressentit, mais je pense que la meilleur méthode pour accéder à une dimension contemplative de l'existence c'est la méditation (pourtant je pratique vraiment pas beaucoup mais dès que je m'y essaie je vois une différence d'état nette), entre autre, il existe sûrement d'autres méthodes, manger sain, faire du sport etc. C'est une question d'équilibre et de responsabilité dans la consommation, faire le point sur ce qu'apporte une consommation et ce qu'elle prend et agir en conséquence.

Acquérir peu à peu des responsabilité c'est flippant, de devoir se projeter de façon peut-être plus concrète, matérielle, dans cette compétitivité, j'allais dire avec moins d'attache mais peut-être pas en fait, parce que tout n'est jamais perdu tant qu'on respire, le chemin qu'on parcours depuis notre naissance c'est de l'acquis, et ce qui est oublié demeure dans l'inconscient d'une certaine manière, comme une schématique comportementale et mémorielle en apparence incontrôlable.

On demeure toujours face à une question de choix, à savoir déjà est-ce qu'on a le choix ? Et si on l'a, lequel faire parmi les possibilité offertes ? Et faire un choix c'est prendre le risque de perdre des attaches, faire le pari d'en acquérir de nouvelles. Le contrôle qu'on a n'est pas entier sur les causes et les conséquence de ces choix, d'où la peur je pense qui est intimement liée à la perte de contrôle, et au contrôle lui-même aussi. Le fait même d'avoir des choix possibles peu effrayer tout comme le fait de ne pas en avoir ou très peu. Perso plus le temps avance et plus j'ai l'impression que si j'ai des choix possibles, leur nombre s'atténue jusqu'à me faire adopter parfois une vision terrifiée voir fataliste, mais pourtant j'essaye de me raccrocher à l'idée que le champ des possibilités est super vaste et que le bonheur ou ce qu'il s'en rapproche le plus est toujours accessible, comme un objectif toujours en vue, et le fait d'avoir des possibilité me fait flipper à cause de la peur de l'erreur. Ça peut être un cercle vicieux, et c'est le mental qui le crée, par sa tentative de contrôle sur la pensée et l'action, par sa tentative de rationalisation de la causalité, par l'illusion que peu représenter la notion de choix.

S'il y a un équilibre à trouver il se situe entre la réalité du monde et la réalité du soi à mon avis, c'est une dualité éternelle entre l'intérieur et l'extérieur, ou plutôt une tentative de transcendance synergique de ces deux dimensions (car c'est la dualité qui est la source du déséquilibre), l'une objective, l'autre subjective, l'une sous contrôle, l'autre libre. Et quoiqu'il advienne il y aura toujours des facteurs perturbants, que ce soi par l'une ou l'autre de ces deux dimensions, qui viendront troubler cette recherche d'équilibre qui au fond est peut-être moins une recherche qu'un état impermanent et immuable.
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#37
Je ne sais pas trop quoi répondre, tellement je suis d'accord avec ce que tu dis haha !

La méditation, j'crois que je vais vraiment essayer de m'y mettre... J'suis pas trop convaincu mais vraiment curieux alors pourquoi pas.
J'ai un peu été voir sur le net, mais y'a plusieurs sortes de méditation. Tu me conseilles quoi ? Déjà de base, je pense que je médite a ma façon car tout les soirs je me pose avec de la musique, couché en fermant les yeux et en tentant de ne penser à rien ou plutot, de laisser ma pensée se promener. Ca marche pas toujours, des fois certaines pensées viennent parasité mon état de tranquilité et difficile de les canaliser. Mais en général le soir je fais ça, et ça me calme vraiment
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#38
Oh je divague tu sais je rebondissait sur ton poste pour étaler des mots sans que ce soit vraiment adressé à qui que ce soit, et si ça donne le sourire tant mieux Smile

Pour la méditation je te conseillerais juste de respirer par le ventre (que le ventre gonfle à l'inspiration et dégonfle à l'expiration), plutôt que par le thorax, ça change la donne, je le fait assis en tailleur ou allongé de temps en temps, et j'essaye de le faire dans n'importe quel contexte quand j'y pense, c'est bon pour le karma, enfin pas sûr ça par contre. Pour des conseils plus appuyés je t'invite à lire cette page avec intérêt : http://www.psychonaut.com/sante-bien-etr...ation.html, il existe aussi plein d'ouvrages poussés sur les techniques de méditation et de yoga mais j'en connais pas.
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#39
La méditation... n'hésite pas une seconde... Fonce. La méditation va te permettre de t'évader, elle te fera voir le monde autrement. Tu vas te voir comme tu es vraiment, accepter tes points faibles, accepter que tu as un problème avec la drogue. En même temps, la méditation t'accompagnera même lorsque tu ne méditera pas, si tu as assez de volonté/motivation, tu aura plus de recul, tu te redecouvrira, tu comprendra beaucoup de chose, et tu apprendra surtout ce que veux réellement dire observer. Je ne peux que te conseiller cette pratique.
Si c'est un chemin qui t'intéresse, sache qu'il n'est pas incompatible avec la drogue (avec beaucoup plus de modération bien sur) et surtout sache qu'il demande beaucoup de patience, de concentration et de determination. Mais crois moi ca vaut la peine, la méditation m'a sorti de bien des situations où je serais probablement devenu fou sans. Et surtout: tout le monde peut méditer, ce n'est pas une pratique exclusive aux mères au foyer, ou aux tranceux, ou aux bouddhistes tout ce que tu veux. La méditation n'a pas d'appartenance, tu ne fera partie d'aucune communauté reclusive.
Bon courage
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#40
D'acc, merci les gars pour vos conseils Wink
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#41
[video=youtube;CaWhe4KJOZg]https://www.youtube.com/watch?v=CaWhe4KJOZg[/video]

[video=youtube;mOcGIXe5RmQ]https://www.youtube.com/watch?v=mOcGIXe5RmQ[/video]
Ce qui est fait n'est plus.
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#42
Déjà vu Wink
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#43
A voir pour d'autres alors Wink
Ce qui est fait n'est plus.
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#44
Yo les gars, c'est juste pour signaler que ça va beaucoup mieux maintenant, j'vous remercie pour votre aide en tout cas ! Si un modo passe par là il peut virer le topic Wink
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#45
Tu veux que je le lock , le laisse ouvert ou le supprime ?
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#46
je te souhaite déjà beaucoup de force et de courage.

Chaque histoire est unique, chaque moment aussi. L'usage des drogues est elle aussi unique dans ses effets chez une personne. Tout dépend de ton histoire, de tes pensées et de ton entourage.... et ce que tu prends aussi.

Si tu as vécu une histoire aussi forte en émotions, c'est normal que tu vives un après-coup. Dans ses moments de blues que tu décris, laisse venir ses questions et par exemple ce que tu peux faire, c'est les noter sur papier... tout ce qui te traverse l'esprit. Garde ses feuilles de côté. Déjà le fait de les avoir matérialiser, ça t'apporte quelque chose de bien... Elles ne sont plus que en toi.

Si tu as le sentiment que les drogues ne te font pas le bien recherché, alors laisse de côté du mieux que tu puisses. Ce n'est pas facile... mais mets toi ça en objectif si tu le peux.

Tu sais, cette vie est un sacré grand mystère. On doit vivre des choses, découvrir des chemins qu'on ne croyait pas pouvoir voir de nos yeux ou de nos sens. Mais dans tout il y a ce bien auquel on doit s'accrocher.
les drogues, pour moi, ont du bon mais il faut savoir les utiliser, un bon dosage et une une force d'esprit aussi. Si la nature les a donné, c'est pas pou rien. Après, l'abus, les scènes de vie qu'on doit vivre avec leurs bons ou mauvais côtés...

Garde force et courage.

AlienSpacer
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