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La sérotonine, la molécule du bonheur ?
#31
bravoooo
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#32
Je savais pas trop où poster ça mais dis-donc quand t'as des problématiques de fond pas résolues et que t'es habitué aux drogues, je pense que les sérotoninergiques sont vachement plus problématiques que les psychés. Je parle pas de problèmes graves ni de dosages de ouf. Mais par exemple vaut mieux que je prenne un 50 mg de 2C-D qu'un 100 mg de 6-APB sur une soirée. Car avec les deux je vais passer une bonne soirée, surement beaucoup plus me marrer avec le premier, mais avec le second je vais vraiment en chier les jours qui viennent.
Mes trips reports : The Death of Utopia, The Begining of the Dream

Le lâcher prise, c'est accepter de redevenir un enfant.
----------------------------
Ce qui importe avec l’expérience psychédélique, ou plus généralement spirituelle, ce n’est pas la vérité que l’on croit toucher du doigt, mais bien le chemin qu’elle nous fait parcourir sur notre rapport au soi, aux autres et à la vie.
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#33
Tout à fait d'accord avec ta vision des choses Sludge ..
A l'époque où je prenais pas mal d'ecstasy et où je me sentais pas forcément bien, les redescente étaient de plus en plus difficiles et de plus en plus longues avec un sentiment de vide, de déprime qui perdurait dans les semaines suivantes, même sans prendre de drogue. C'est quand j'ai "arrêté" l'ecstasy seulement que j'ai recommencé à me sentir bien, et aujourd'hui, en ne prenant quasi plus d'ecsta (peut-être 3 fois en 2 ans aha) quand j'en reprends je revis super mal les descentes, je me sens même un peu triste pendant ma montée. C'est assez bizarre, mais je ressens les émotions que j'avais vis-à-vis de problèmes que j'avais à l'époque où je prenais de l'ecsta, comme si je revenais en arrière.

En revanche avec les champi par exemple, jamais de soucis, alors que j'en ai pris à des moments de ma vie ou ça allait pas fort du tout .. Après je pense que c'est propre à chacun. On n'est jamais à l'abris d'un bad bien sûr, mais je pense que quand tu commence à te connaitre, à connaitre tes réactions avec le psyché que tu consommes (même si, on n'est jamais à l'abri de quoi que ce soit comme j'ai dis précédemment), que tu sais méditer sur tes problèmes pour les laisser de côté pendant ta défonce, ou du moins méditer dessus pour avoir un peu de distance vis à vis de ceux ci sans pour autant les laisser de côté, il n'y a pas de raisons pour que ça se passe mal je pense, ça peut même donner des trip assez intéressants.
"Nous devrions regarder à l’intérieur de nous; le chemin du coeur mène à des univers tout près de nous remplis de vie et d’affection pour l’humanité."

-Si ce monde ne tourne pas rond, c'est que chacun pense en être le centre. Fuzati
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#34
Sludge a écrit :Je savais pas trop où poster ça mais dis-donc quand t'as des problématiques de fond pas résolues et que t'es habitué aux drogues, je pense que les sérotoninergiques sont vachement plus problématiques que les psychés. Je parle pas de problèmes graves ni de dosages de ouf. Mais par exemple vaut mieux que je prenne un 50 mg de 2C-D qu'un 100 mg de 6-APB sur une soirée. Car avec les deux je vais passer une bonne soirée, surement beaucoup plus me marrer avec le premier, mais avec le second je vais vraiment en chier les jours qui viennent.

D'un point de vue plus "pharmacologique", les sérotoninergiques sont totalement différents des psychédéliques sérotoninergiques dans leur action pharmacologique. Les premiers déséquilibrent le système dopaminergique/noradrénergique/sérotoninergique en te faisant tourner a plein régime, les deuxièmes, par le biais d'une action sur les récepteurs séroto vont déclencher l'irruption de matériel psychique refoulé d'une manière dont on ne comprend pas encore les tenants et aboutissants. Les 2C sont aussi faiblement inhibiteur de la recapture de dopamine/sérotonine, mais rien avoir avec les trucs style 6APB.

Peut être que le ressenti peut à certain moment être comparables, mais ils partagent juste pas dutout les mêmes actions !

D'ailleurs très intéressant, le 2CD serai un antagoniste des récepteurs 5HT et pas un agoniste comme la plupart des psychédéliques. Mais pourquoi cette action inverse produit quand même des hallucinations ? La complexité de ces clés neuronales me fascinera toujours ^^

Bref, rien à voir avec "des problématiques de fond", c'est mécanique. Psyché tu perche pour le meilleur ou le pire, séroto tu perche pour le meilleur puis le pire. Haha.

Je relie une 4ième fois cette putain de bible de "PSychedelic information theory" et j'ai toujours du mal a comprendre ce qu'il veut dire, mais c'est tellement un must have...
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#35
Ben les problèmes dans ta vie, si t'en as pas la descente tu l'as sentiras à peine je pense. Tandis que sinon ça remonte direct à la surface, là où un quotidien correct permettra de les garder à distance.
Mes trips reports : The Death of Utopia, The Begining of the Dream

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#36
juste lu le début et je viens juste dire que c'est d'essayer de comprendre comment une horloge mécanique (atomique même B-) d'une précision et d'une complexité telles à pu voir le jour (et fonctionner dans le grand bordel de l'univers) qui me donne envie depuis tout gamin de faire dans la recherche en bio ...

Ça me fascine de réfléchir à quel point tout ça est précis, comment est transcrite puis traduite une protéine qui s'enroule selon un schéma spécifique qui définira sa fonction : par ex qui donnera tel neurotransmetteur qui sera acheminé, dans un "sac" de l'axone (pour les non-initiés, l'axone est le seul prolongement d'un neurone capable d'envoyer une info), ce sac s'ouvrira ensuite sous l'action d'un signal électrique spécifique pour libérer les neurotransmetteurs dans la fente synaptique qui seront recapturés à environ 10% par l'axone et reçus pour le reste à la dendrite (deuxième partie de la synapse, partie du neurone qui reçoit les infos, un neurones peur en avoir plusieurs contrairement à l'axone), ce qui sera traduit en nouveau potentiel d'action (signal électrique se déplaçant le long de la dendrite jusqu'au neurone postsynaptique qui lui réagira en fonctions des autres infos qu'il reçoit en même temps ...

C'est se dire que tout ça à lieu absolument mécaniquement, que tout va au bonne endroit grâce à des interactions atomique, nucléaire, électromagnétique etc ...

On y réfléchit trop peu à mon goût, trop de gens y attribuent une sorte de magie où les cellules sont conscientes de ce qu'elle doivent faire et comment le faire, alors que ça n'est absolument pas le cas, me représenter qu'au hasard presque complet (en seulement 4.5 milliard d'années Wink la vie est arrivée à ça me passionne(ait) vu que là tout de suite j'ai plus des masses de passions
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#37
Les cellules n'en sont pas conscientes selon toi ? Les cellules (par leur assemblage) créent-elles la conscience, ou la conscience crée-t-elle les cellules ? Wink C'est une des questions du siècle, relancée par la physique quantique. Avant même l'apparition de la théorie quantique, la physique et la cosmologie ont commencé à se mêler d'évolution. On ne distingue plus si bien matière vivante et matière inanimée : l'évolution de la matière et l'évolution du vivant semblent fortement participer du même mouvement.
Tout est vrai.
« Il arrive que la folie soit partagée par tous, on l'appelle alors la normalité. »
[SIZE=1]Artisan de Liberté

« La discipline est la différence entre ce que tu veux maintenant et ce que tu veux le plus. »

Anna

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Le partage crée l'abondance.

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#38
C'est vrai que comme je l'envisageais, cela reviendrait finalement a dire que nous sommes des robots sans conscience, se contentant de fonctionner, se répliquer, etc...

Ce qui je l’espère n'est pas le cas, et ta question se pose là et je suis trop brisé psychologiquement par 3 nuits blanches d'affilées, un sevrage opioïdes et peut être un servage benzo qui s'annonce potentiellement pour réfléchir à ta question xD

(je vais essayer de voir avec le médecin pour ne pas prendre trop cher)
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